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IRL: Interview avec la recrue Bertrand Baguette avant Indianapolis

IRL: Interview avec la recrue Bertrand Baguette avant Indianapolis

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Le pilote belge Bertrand Baguette, recrue en IndyCar au sein de l’écurie Conquest Racing, a répondu aux questions d’Auto123.com à la veille des premiers essais en vue des 500 Milles d’Indianapolis.

Auto123 : La dernière fois que l’on s’est parlé, vous étiez sur le point d’effectuer votre première course en IndyCar au Barber Motorsport. Depuis, trois épreuves ont été disputées (Barber, Long Beach et Kansas Speedway). Quel bilan tirez-vous de ce début de saison ?

Bertrand Baguette : Les deux premières courses furent assez difficiles, et n’ont pas apporté les résultats espérés. Nous avons rencontré beaucoup de sous-virage sur la voiture, que nous ne sommes pas parvenus à résoudre. Difficile de faire quelque chose avec une voiture qui ne tourne pas correctement ! Puis, lors de la troisième course, sur l’ovale du Kansas Speedway, nous avons carrément changé de voiture. Même s’il est difficile de comparer un circuit ovale avec un routier, la sensation était bien meilleure, et j’ai trouvé l’auto beaucoup plus équilibrée. D’ailleurs, mon équipier Mario Romancini a été contraint de récupérer mon ancienne voiture après son crash lors des essais libres, et ses performances s’en sont fortement ressenties.

Auto123
: Comment se sont passés vos débuts sur ovale, et comment vous y êtes-vous préparé ?

Baguette
: Nous avons tout d’abord effectué deux ou trois tours de piste en compagnie de Al Unser Junior, qui nous a donné quelques conseils sur la voie à suivre. Puis, lors du rookie test, nous avons eu le loisir de découvrir le pilotage sur ovale. Au début, c’est un peu effrayant : les vitesses sont élevées et le mur est très proche ! Puis on s’y fait rapidement. Il fallait alors amener progressivement la voiture à la vitesse requise, sans brûler les étapes. Nous nous sommes tous assez bien débrouillés, je crois. Ensuite vient le moment des qualifications et de la course. Et là, on repart à zéro, puisqu’il y a le trafic à gérer. Les trajectoires ne sont plus forcément les mêmes et le comportement de la voiture est également différent. Mais dans l’ensemble, cela s’est bien passé.

Auto123 : Comment jugez-vous votre performance durant la course à Kansas City ?

Baguette : Nos performances étaient assez bonnes, et un Top 15 aurait été franchement à notre portée sans les erreurs que j’ai pu commettre lors de mes ravitaillements. Lors de mon premier arrêt, je suis rentré un peu trop vite dans les puits et j’ai écopé d’un « drive-through ». À mon second arrêt, je me suis mal positionné, et les mécaniciens ont dû bouger la voiture pour se positionner au mieux pour ravitailler. Pareil dans mon troisième arrêt, où je rate encore mon emplacement. C’est dommage car nous étions compétitifs, à chaque fois je remontais des places dans le peloton, et à chaque fois je dégringolais à nouveau dans le fond du classement en sortant des stands. Mais c’est tout de même de bon augure pour la suite, nous avons roulé avec une voiture sur laquelle rien n’avait été fait depuis les circuits routiers. On est arrivé à Kansas, on l’a mise par terre et voilà… Depuis, l’équipe travaille dur pour la préparer pour Indianapolis.

Auto123
: La prochaine manche est justement Indianapolis et ses mythiques 500 Milles. Comment abordez-vous ce rendez-vous particulier ?

Baguette : Ce sera difficile, le niveau est très relevé. Tony Kanaan nous a d’ailleurs confié que ce sera le plateau le plus relevé depuis qu’il participe à la course. Quarante voitures sont inscrites pour l’instant, il y en aura certainement encore davantage d’ici-là. Il va falloir se qualifier, ce sera compliqué mais on est là pour se battre, et on va travailler très fort.

Auto123 : Pour finir, comment vous-êtes vous acclimaté à votre nouvelle vie aux États-Unis ?

Baguette : Très bien ! La vie aux USA est très sympa, j’ai été merveilleusement accueilli par la famille Bachelart (le Belge Éric Bachelart, ancien pilote de la série CART, est le patron de l’écurie Conquest Racing, NDLR). Et Indianapolis est une ville agréable, que je découvre un peu plus tous les jours. La mentalité en série IndyCar est également très différente de ce que j’ai connu en Europe. Les pilotes se parlent beaucoup entre eux pour se saluer ou prendre des nouvelles, tout simplement. Cette semaine, je suis en Belgique pour quelques jours. C’est la première fois que je reviens depuis mon départ aux USA. Le temps de voir la famille et les amis. Et retour à Indianapolis en fin de semaine !