Auto123.com - On vous guide du rêve à la route

La meilleure promenade au monde

La meilleure promenade au monde

Par ,

Demandez à presque n'importe quel conducteur de vous décrire, en toute honnêteté, l'expérience de conduite ultime, celle dont il rêve et qu'il recherche le plus, et sa réponse ressemblera à ceci: aller où je veux, quand je veux, avec la voiture que je veux, avec qui je veux et aussi vite que je veux.

(Photo: Alex Law)
Selon ce que je viens de vivre, ce rêve n'est pas plus facilement réalisable que dans une région appelée la Californie du Sud, à savoir la terre qui borde l'Océan Pacifique dans l'axe San Diego-Santa Barbara-San Bernardino, avec quelques serpentins rampant jusqu'à Las Vegas et Palm Springs.

Il est juste d'affirmer que le centre de cette zone - Los Angeles - est reconnu pour être l'antithèse du rêve du conducteur. J'ai roulé dans le trafic sur une section à huit voies de l'autoroute I-5, à deux heures du matin, filant à 120 km/h mais étant incapable de dépasser en raison de la circulation dense. Ce n'était rien comparé à six heures du matin, sur la même autoroute, alors que la congestion lourde me limitait à une vitesse de 10 km/h.

Or, en dehors de la métropole californienne, c'est le véritable paradis. Une personne pourrait débarquer de l'aéroport LAX et, quelle que soit la voie empruntée, rouler sur l'une des routes les plus agréables au monde. Les terrains sont encore majoritairement inexploités et la tranquillité est quasi assurée.

(Photo: Alex Law)
Mon coup de coeur est bien sûr la légendaire California Highway One, aussi connue sous l'acronyme «PCH» (Pacific Coast Highway). De la frontière du Mexique à celle de l'Oregon, la PCH remplit la plupart du temps la promesse de son nom, bien qu'à certains endroits, elle bifurque vers l'intérieur des terres et fait disparaître complètement la mer. J'ai le bonheur de vous dire que j'ai roulé sur cette route enchanteresse plus qu'à peu près n'importe qui et, sans aucun doute, c'est la meilleure promenade qu'on puisse faire.

En partant de LAX vers le nord-ouest, pour rejoindre Santa Barbara, la route est surtout intéressante au début. Ceci dit, on peut quitter l'aéroport et, en se dirigeant vers le sud, emprunter la Imperial Highway qui permet d'accéder à Vista Del Mar («vue sur la mer»). Ce segment, qui suit la démarcation entre l'océan et le flanc ouest de l'aéroport, donne une vue magnifique sur les champs abandonnés en bordure des pistes d'atterrissage. Ici, les maisons ont disparu, ne laissant que la route et les palmiers. (Pour suivre mon compte rendu, je vous recommande fortement de visiter maps.google.com et de consulter la carte mixte.)

Le port de Marina Del Rey oblige à s'éloigner de la mer, mais il est possible de la retrouver assez rapidement une fois ce village franchi. Dans ce secteur, on roule sur des routes dont les noms respectent une thématique nautique: Yawl (yole), Topsail (voile supérieure), Spinnaker (voile d'avant creuse), Mast (mât), Fleet (flotte), Catamaran, Anchor (ancre), etc.

(Photo: Alex Law)
À peine dépassé Washington, un arrêt sur Ocean Front Walk s'impose. C'est un excellent endroit pour se plonger dans l'étrange culture qu'est la plage de Los Angeles, dont le centre névralgique est Venice Beach et où un des nombreux touristes ultra bronzés vous laissera bouche bée.

Plus au nord, la vie sur la plage redevient rapidement plus conservatrice et huppée. Ici, l'argent prime sur l'attitude. Le summum est sans contredit Santa Monica, l'endroit idéal si vous êtes un sans-abri, car le climat est extraordinaire et les autorités municipales permettent de coucher sur la plage.