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La relève fait face à un sérieux problème

La relève fait face à un sérieux problème

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Peu importe leur pays d’origine, les jeunes, garçons ou filles, intéressés à courir en sport automobile font face à de sérieux problèmes.

Certains n’ont pas d’infrastructures pour pratiquer leur sport favori ni aucun accès aux bons équipements. D’autres font face au désintéressement de leurs médias nationaux ou n’ont tout simplement pas assez de ressources financières.

Car faire de la course automobile coûte cher. Ça a toujours été le cas. Mais aujourd’hui, les budgets requis dépassent tout entendement.

Une bonne saison en karting à un niveau international coûte horriblement cher, car il faut habituellement louer l’équipement. On parle facilement d’un montant « dans les six chiffres ».

Puis, le champion en herbe passe à l’automobile. Et là ça devient très, très dispendieux.

Même avec des voitures de course sans grande technologie, les coûts explosent.

Une saison en monoplace d’introduction coûte près de 200 000 $ (ou 140 000 euros). Qu’est-ce qui coûte aussi cher? Le salaire des mécanos, les déplacements, les pièces à changer, les pneus, les révisions des moteurs et des transmissions, les inscriptions, les assurances et autres.

Une saison en Formule 3 européenne ou en Indy Lights ici en Amérique du Nord coûte plus d’un demi-million de dollars ou d’euros. Ça commence à être effroyablement cher pour une famille, même si elle est très à l’aise financièrement.

Et je vous souhaite bonne chance pour trouver des véritables commanditaires à ce niveau. En ces temps difficiles, quelle compagnie est disposée à investir plus d’un million de dollars sur un jeune pilote qui a à peine fait ses preuves et qui risque d’arrêter à tout moment? Trop risqué.

C’est pour cette raison que les grilles de départ des formules de promotion diminuent à grande vitesse.

Et c’est aussi pour cette raison qu’il y a de plus en plus de pilotes qui mettent leurs carrières sur la glace et reprennent le volant dès qu’ils ont un travail bien payé, habituellement quand ils sont âgés de 30 ans et plus. Ils se font alors plaisir et investissent leur propre argent à acheter des voitures ou à les louer.

Le sport automobile n’est plus vraiment une affaire de jeunes pilotes qui aspirent à courir un jour au sommet de la pyramide, mais plutôt un sport de « gentlemen drivers » qui se font plaisir.

La relève des Schumacher, Hamilton et Vettel aura bien du mal à percer, je n’en doute pas un instant.

La relève fait face à un sérieux problème
Photo: Renault