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Le Challenge De Toyota

Le Challenge De Toyota

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On l'attendait comme la douzième équipe du plateau, elle sera en fait la onzième suite au départ de l'écurie Prost, et l'arrivée de Toyota provoque déjà une onde de choc ressentie chez tous les concurrents. Le budget est colossal, tout comme les ressources techniques, Toyota ayant retenue l'approche préconisée par une seule autre équipe (Ferrari), soit celle de construire à la fois chassis et moteur. La plupart des autres grands constructeurs (BMW, Honda, Mercedes-Benz) ont plutôt choisi de se concentrer sur le développement des moteurs, laissant à leurs écuries-partenaires le soin de concevoir les monoplaces.

Pour Toyota, le pari est énorme. La Formule Un a à ce point évolué sur le plan technique ces cinq dernières années qu'un challenge lancé par des outsiders n'a que très peu de chances de réussite aux yeux de plusieurs. Toutefois, il faut reconnaître que les maîtres-d'oeuvre du projet F1 chez Toyota ne sont pas les premiers venus. Ove Andersson, le président de Toyota Motorsport, pilotait dans les années 70 les voitures de la marque en rallye, et le designer Gustav Brunner est reconnu dans les paddocks pour son habileté à créer des monoplaces efficaces malgré le lourd handicap des contraintes budgétaires des équipes pour lesquelles il a oeuvré dans le passé.

Le lancement de la TF102 (deuxième voiture F1 pour Toyota, la TF101 étant le modèle ayant servi aux essais et au développement) à été suivi par plus de 1500 journalistes et s'est déroulé à Cologne sous les regards approbateurs de Bernie Ecclestone et Max Mosley qui voient d'un très bon oeil l'arrivée dans le grand cirque du constructeur japonais. Un examen attentif de la TF102 révèle toutefois qu'une approche conservatrice à été retenue pour ce qui est du design , particulièrement en ce qui a trait à la suspension avant qui est en tous points conforme à ce qui se faisait l'an dernier. La nouvelle écurie ne suit pas la tendance adoptée récemment par plusieurs équipes de pointe, soit celle de concevoir la suspension avant afin de dégager au maximum le flot d'air sur les éléments aérodynamiques de la voiture. Ce handicap s'explique sans doute par le fait que l'équipe Toyota ne disposait pas encore de sa propre soufflerie et à dû composer avec celle du constructeur Lola dans l'intérim.