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Le «droit de réparer»: bonne ou mauvaise nouvelle?

Le «droit de réparer»: bonne ou mauvaise nouvelle?

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Avec l'utilisation accrue de l'informatique pour contrôler tous les systèmes des nouveaux véhicules, les ateliers de réparation indépendants (non affiliés à un concessionnaire) ont de plus en plus de difficulté à demeurer compétitifs. Souvent, les acheteurs de véhicules neufs ne fréquentent ces garages que lorsque la garantie initiale du manufacturier est expirée, question de sauver de l'argent et parfois du temps.

Or, en vertu d'une possible loi américaine sur le «droit de réparer», les constructeurs automobiles auraient l'obligation de partager leurs informations, leurs technologies et leurs outils non seulement avec leurs propres concessionnaires mais aussi avec toutes les compagnies de réparation indépendantes. En théorie, cela permettrait aux consommateurs de faire réparer leur véhicule neuf où bon leur semble.

Une loi semblable mais aux dents moins longues avait été adoptée en 2002.


«Nous sommes fiers du progrès accompli en matière de partage d'informations, de composantes et de service pour les réparateurs indépendants, affirme Ron Pyle, président de l'Automotive Service Association. La convention de 2002 entre les manufacturiers et nos membres assure à toute notre industrie un accès équitable au marché de la réparation.»

On croirait d'après cette affirmation que le problème est déjà résolu. Toutefois, plusieurs critiquent encore cette convention, appuyée notamment par NAPA, Midas, CARQUEST, AutoZone, Advance Auto, Jiffy Lube et O'Reilly's Auto Parts, prétextant qu'il s'agit d'une «solution qui cache un autre problème».

L'organisme Consumer Reports expliquait l'année dernière que «la convention est une bonne nouvelle à première vue, mais elle ne réduira peut-être pas les coûts pour les consommateurs. De plus, il se pourrait que les systèmes antivol des véhicules soient compromis ou encore que des mécaniciens sans scrupules modifient illégalement les véhicules.»

C'est à suivre.