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Le nouveau contrat de la Formule 1 au Canada

Le nouveau contrat de la Formule 1 au Canada

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Je ne me ferai peut-être pas de nouveaux amis avec ce blogue…

Alors que le grand cirque de la Formule 1 plante son chapiteau annuel sur l’Île Notre-Dame pour la tenue du Grand Prix du Canada, les Montréalais, les Québécois et les Canadiens se demandent bien ce qui peut retarder la signature du nouveau contrat avec la F1 qui assurerait sa présence à Montréal jusqu’en 2024.

Photo: WRI2

Les pourparlers entre François Dumontier d’Octane et Bernie Ecclestone ont commencé en juin de l’an dernier. Le grand argentier de la F1 exigeait, semble-t-il, une indexation annuelle des frais de plateau (de 15 $ millions) et - surtout - une réfection complète des installations et du bâtiment qui abrite les garages.

Il y a de cela quelques mois, tous les paliers administratifs impliqués étaient d’accord avec l’idée de conserver le Grand Prix à Montréal et qu’il était évident qu’il fallait rénover les installations.

Toutefois, depuis lors, les choses traînent un peu en longueur, même si Dumontier dit publiquement qu’il n’y a pas de presse, car le contrat actuel court jusqu’à l’an prochain.

Mais quand même…

D’autant que la ville de Québec travaille à la présentation d’une course de la série IndyCar dans les rues de la capitale dès 2014.

Les contribuables devront-ils mettre la main dans leurs poches, comme c’est le cas avec le Grand Prix de F1, pour faire venir les bolides du Indy 500 à Québec?

Je ne dis pas que cette épreuve IndyCar ne sera pas un succès, mais avouons que ça ne sera pas facile.

La série ChampCar (ancienne version de l’IndyCar) n’a pas fonctionné à Montréal en dépit de la présence des Québécois Tagliani, Carpentier et Ranger. Elle n’a pas marché sur le magnifique circuit du Mont-Tremblant. L’IndyCar n’a pas non plus réussi à s’implanter à Edmonton. La série NASCAR Nationwide a aussi connu une fin abrupte à Montréal, malgré la participation de nombreux pilotes locaux.

La réalité est que la présence de la F1- catégorie résolument internationale - en sol québécois attire beaucoup de visiteurs de l’étranger, ce qui n’est pas forcément le cas des autres épreuves. Ce sont ces visiteurs aux poches pleines qui réservent des chambres d’hôtel, mangent dans les restaurants, sortent dans les bars et dépensent sans compter. C’est cela qui fait rouler l’économie et engendre des retombées. Si l’événement IndyCar n’attire que les résidents de la région de Québec, elle ne générera pas beaucoup de retombées économiques.

De plus, pour attirer les foules, il faut la participation de pilotes locaux à qui les amateurs s’identifient. S’il n’y a qu’Alexandre Tagliani en son peloton, ça ne sera pas simple. Et « Tag » ne sera pas éternel en série IndyCar. Il la quittera un jour et avouons qu’il n’y a pas de relève actuellement.

À bien y penser, les organisateurs d’une éventuelle course à Québec devraient tenir une course du DTM avec la participation de son champion, le Québécois Bruno Spengler.