Auto123.com - On vous guide du rêve à la route

Le nouveau six de la Série 7

Le nouveau six de la Série 7

Par ,

L'an dernier, BMW nous a offert la première version à quatre cylindres de sa célèbre Série 5. Plusieurs amateurs ont crié au blasphème puisque ce moteur turbocompressé venait de tasser le vénérable six-cylindres en ligne, comme s'ils se foutaient du gain de puissance et d'économie d'essence.

Rendons-nous tous à l'évidence : le futur passe par de plus faibles cylindrées. La très luxueuse Série 7 de BMW nous le prouve maintenant une fois de plus en misant sur un six-cylindres au lieu d'un V8 comme moteur de base, chose que l'on n'avait pas vue au Canada depuis des décennies.

Il s'agit toutefois d'une décision stratégique qui permet de libérer de l'espace sous le capot et de réduire les émissions polluantes. Plus que jamais, l'imposante berline de BMW veut se donner bonne conscience au plan environnemental tout en continuant à traiter ses occupants aux petits oignons.

Pour 2013, la Série 7 comprend la 740i à six cylindres et la 750i à moteur V8. J'ai essayé la première en version à empattement allongé et à transmission intégrale (740Li xDrive). Son moteur turbocompressé de 3,0 L à injection directe développe une puissance de 315 chevaux, ce qui paraît peu pour une limousine de la sorte. Or, au cours d'un périple de 3 000 kilomètres, j'ai réalisé que le nouveau six-cylindres saura satisfaire la majorité des conducteurs.

BMW 7 series 2013
Photo: Justin Pritchard

Quand on le sollicite, il augmente son régime avec vigueur et sans interruption jusqu'à la zone rouge sur le tachymètre. En fait, le moteur semble toujours en pleine forme et impatient de propulser la voiture. De plus, on ne sent presque jamais l'intervention du turbocompresseur, nonobstant un très léger délai au décollage. En baissant un peu la vitre, on peut entendre vaguement son sifflement qui fait écho sur les édifices voisins.

Avec l'accélérateur au plancher, la Série 7 rétrograde promptement, mais subtilement avant de s'élancer comme un missile. Les 315 chevaux en question se révèlent étonnamment fougueux.

Bien sûr, puisqu'il s'agit d'une grande berline de luxe, elle doit pouvoir se conduire en douceur et sans effort quand une pleine puissance n'est pas requise. Ainsi, dans des conditions normales, le moteur à six cylindres se fait très silencieux et la boîte automatique à huit rapports exécute des passages à notre insu, souvent trois ou quatre fois avant d'atteindre 60 km/h.

Cela dit, l'abondance de couple à bas régime permet d'obtenir la vélocité voulue sans même devoir baisser de rapport. Je n'ai jamais senti dans le son du moteur qu'il peinait à faire avancer la lourde Allemande.

Si l'accélération de la 740i est rapide et athlétique, celle de la 750i est explosive et musclée. Merveilleux, mais j'insiste : 315 chevaux suffisent amplement pour répondre aux besoins réels d'un conducteur de Série 7.

En terminant, je dois vous dire que j'ai obtenu une moyenne de 9,9 L/100 km, ce qui est remarquable compte tenu que j'ai surtout roulé à haute vitesse sur l'autoroute et en transportant quelque 900 livres de passagers et de bagages. La Nissan Altima et la Chevrolet Malibu à moteur V6 consomment à peine moins d'essence.

Évidemment, la facture à la pompe importe peu pour les riches propriétaires d'une voiture qui se vend à partir de 106 600 $, mais faire sa part pour l'environnement et ne pas surconsommer sont des gestes qui méritent d'être applaudis... tout comme la nouvelle Série 7.