Auto123.com - On vous guide du rêve à la route

Les messages texte au volant: les faits (1 de 3)

Les messages texte au volant: les faits (1 de 3)

Par ,

À suivre:
(2 de 3)Quelles sont les mesures de sensibilisation en place?

Tout le monde le sait : l'alcool au volant c'est criminel, parler au téléphone en conduisant est illégal ainsi qu'envoyer des messages texte. Cependant, des milliers de personnes continuent à enfreindre régulièrement la loi, au risque de perdre la vie ou de tuer quelqu'un. Et l'ironie de la chose, c'est que la principale préoccupation des Québécois en matière de sécurité routière, c'est justement les distractions au volant...

Quelques données
Depuis quelque temps, les campagnes de publicité choc, les opérations policières et plus récemment le film Dérapages, de Paul Arcand, tentent de sensibiliser les gens aux dangers inhérents aux mauvais comportements sur la route. Depuis l'entrée en vigueur de la loi sur l'envoi de SMS au volant, le ministère des Transports affirme que les différents corps policiers ont remis plus de 100 000 constats d'infractions en lien avec l'utilisation du cellulaire au volant, qui coûte au minimum 80 à 100 $ et enlève trois points d'inaptitude.

Les messages texte au volant

Selon une étude réalisée aux États-Unis, près de 30 % des Américains textent en conduisant. Saviez-vous que le risque d’accident est multiplié par 23, alors qu'un taux d'alcool à 0.08 ne fait grimper ce risque que de 10 à 15 fois? Qu'à 50 km/h, si vous avez les yeux rivés sur votre téléphone, vous avez parcouru 56 mètres? Et qu'à 90 km/h, vous avez parcouru l'équivalent d'un terrain de football? Rouleriez-vous 100 mètres sur l'autoroute les yeux fermés? C'est exactement ce qui se produit quand vous utilisez votre téléphone en conduisant.

Filles ou garçons?
Selon l'Association américaine des automobilistes (AAA), les plus grands utilisateurs de SMS au volant se retrouvent chez les filles de 16 à 19 ans; une autre étude, celle-ci réalisée par la CAA, vient corroborer ces chiffres. Le groupe a étudié 52 adolescents, en branchant une caméra dans leur voiture; dans 8 % des enregistrements, les filles utilisaient leur cellulaire, contre 4  % pour les garçons.

Concernant les autres sources de distractions (changer une chaîne de radio par exemple), aucune différence notable n'a été enregistrée entre les deux groupes.

Toutefois, la SAAQ analyse ces résultats avec prudence, car selon une étude réalisée par la Société, 1519 amendes ont été remises en 2010 à des jeunes, dont 61 % à des garçons alors qu'ils ne représentent que 54 % des conducteurs de cette tranche d'âge; est-ce à dire que les filles arrivent à mieux camoufler leur méfait?