Selon la Fondation, chez les personnes vivant en banlieue, dans les petits centres et en milieu rural, ce faux sentiment de sécurité pourrait leur imposer de plus grands risques de maladies cardiovasculaires et d'accident vasculaire cérébral qu'aux citadins. Les recherches de la Fondation indiquent que les citadins ont deux fois plus de chances de marcher, de faire du vélo ou de prendre les transports publics que les gens de l'extérieur. De plus, une plus grande proportion de citadins font leurs emplettes quotidiennes à pied ou en vélo.
« Ce bulletin de santé doit réveiller la population, particulièrement les personnes qui vivent hors des grands centres urbains, pour qu'elles observent leur environnement et leur mode de vie, explique Dr Honos. La recherche démontre que l'activité physique routinière est au moins un des facteurs qui peuvent être reliés au plus faible taux d'obésité observé dans les principaux centres urbains ».
L'an dernier, le Bulletin de santé des Canadiens et des Canadiennes : Le gras corporel est le nouveau tabac se penchait sur le problème croissant de l'embonpoint et de l'obésité, et demandait aux gouvernements ainsi qu'à l'industrie de rendre les aliments sains plus accessibles à la population canadienne. Le Bulletin de cette année se penche sur l'autre facette de l'enjeu des problèmes de poids : l'activité physique.
Ce n'est pas une coïncidence si nos niveaux d'activité physique sont en déclin en même temps que les taux d'obésité augmentent. Près de 50 % des adultes québécois et canadiens et 28% des enfants québécois (comparativement à 37 % chez les enfants canadiens) sont présentement considérés comme atteints d'embonpoint ou d'obésité.
La Fondation souligne que chaque kilomètre additionnel marché au cours d'une journée réduit le risque d'obésité de près de 5 %, tandis que chaque heure passée dans une voiture augmente ce même risque de 6 %. « Ces pourcentages s'additionnent rapidement, étant donné le temps passé dans la voiture pour aller et venir du travail chaque jour. Personne ne devrait les prendre à la légère », dit Dr Honos.
La Fondation des maladies du coeur recommande à la population de pratiquer une activité physique durant au moins 30 minutes par jour. Selon les recherches de Dr. Larry Frank, membre du Comité consultatif sur la promotion de la santé et la politique de la Fondation des maladies du coeur, professeur adjoint et détenteur de la Chaire Bombardier de l'Université de la Colombie-Britannique, les personnes vivant dans des quartiers dont la densité est de modérée à élevée et qui disposent de services communautaires et commerciaux à distance de marche de leur résidence sont 2,4 fois plus susceptibles d'atteindre le minimum quotidien recommandé de 30 minutes.
« Malheureusement, les zones non métropolitaines découragent souvent l'activité physique. En fait, les résidents sont exposés quotidiennement aux effets de l'urbanisme qui fait fi de la santé du coeur, dit Dr Avi Friedman, conférencier de la Fondation des maladies du coeur et professeur de l'École d'architecture de l'Université McGill. Les commerces situés à l'extérieur des centres urbains sont conçus en priorité pour un accès en automobile. Les trottoirs et les voies cyclables brillent par leur absence, ce qui rend les banlieusards et les campagnards canadiens prisonniers de leur voiture. »
Une enquête menée en 2002 auprès des municipalités canadiennes a révélé que les plus grandes agglomérations sont plus aptes que les plus petites à offrir des sentiers favorisant la marche et le vélo, ainsi que l'aménagement obligatoire de voies piétonnières et cyclables dans les nouveaux développements.
Le bulletin de santé fait appel à toute la population canadienne, particulièrement aux gens vivant à la campagne ou en banlieue, pour dénoncer la dépendance à la voiture et les rendre plus conscients de leur environnement. La Fondation des maladies du coeur collabore également avec divers organismes nationaux de santé dans le but d'encourager les gouvernements à investir davantage dans la promotion des modes de vie sains et des milieux qui les favorisent. La Fondation finance la recherche sur les aspects sociaux et environnementaux de l'obésité, dont les études sur la façon dont l'urbanisme influence l'activité physique et la santé.
« Ce bulletin de santé doit réveiller la population, particulièrement les personnes qui vivent hors des grands centres urbains, pour qu'elles observent leur environnement et leur mode de vie, explique Dr Honos. La recherche démontre que l'activité physique routinière est au moins un des facteurs qui peuvent être reliés au plus faible taux d'obésité observé dans les principaux centres urbains ».
L'an dernier, le Bulletin de santé des Canadiens et des Canadiennes : Le gras corporel est le nouveau tabac se penchait sur le problème croissant de l'embonpoint et de l'obésité, et demandait aux gouvernements ainsi qu'à l'industrie de rendre les aliments sains plus accessibles à la population canadienne. Le Bulletin de cette année se penche sur l'autre facette de l'enjeu des problèmes de poids : l'activité physique.
Ce n'est pas une coïncidence si nos niveaux d'activité physique sont en déclin en même temps que les taux d'obésité augmentent. Près de 50 % des adultes québécois et canadiens et 28% des enfants québécois (comparativement à 37 % chez les enfants canadiens) sont présentement considérés comme atteints d'embonpoint ou d'obésité.
La Fondation souligne que chaque kilomètre additionnel marché au cours d'une journée réduit le risque d'obésité de près de 5 %, tandis que chaque heure passée dans une voiture augmente ce même risque de 6 %. « Ces pourcentages s'additionnent rapidement, étant donné le temps passé dans la voiture pour aller et venir du travail chaque jour. Personne ne devrait les prendre à la légère », dit Dr Honos.
La Fondation des maladies du coeur recommande à la population de pratiquer une activité physique durant au moins 30 minutes par jour. Selon les recherches de Dr. Larry Frank, membre du Comité consultatif sur la promotion de la santé et la politique de la Fondation des maladies du coeur, professeur adjoint et détenteur de la Chaire Bombardier de l'Université de la Colombie-Britannique, les personnes vivant dans des quartiers dont la densité est de modérée à élevée et qui disposent de services communautaires et commerciaux à distance de marche de leur résidence sont 2,4 fois plus susceptibles d'atteindre le minimum quotidien recommandé de 30 minutes.
« Malheureusement, les zones non métropolitaines découragent souvent l'activité physique. En fait, les résidents sont exposés quotidiennement aux effets de l'urbanisme qui fait fi de la santé du coeur, dit Dr Avi Friedman, conférencier de la Fondation des maladies du coeur et professeur de l'École d'architecture de l'Université McGill. Les commerces situés à l'extérieur des centres urbains sont conçus en priorité pour un accès en automobile. Les trottoirs et les voies cyclables brillent par leur absence, ce qui rend les banlieusards et les campagnards canadiens prisonniers de leur voiture. »
Une enquête menée en 2002 auprès des municipalités canadiennes a révélé que les plus grandes agglomérations sont plus aptes que les plus petites à offrir des sentiers favorisant la marche et le vélo, ainsi que l'aménagement obligatoire de voies piétonnières et cyclables dans les nouveaux développements.
Le bulletin de santé fait appel à toute la population canadienne, particulièrement aux gens vivant à la campagne ou en banlieue, pour dénoncer la dépendance à la voiture et les rendre plus conscients de leur environnement. La Fondation des maladies du coeur collabore également avec divers organismes nationaux de santé dans le but d'encourager les gouvernements à investir davantage dans la promotion des modes de vie sains et des milieux qui les favorisent. La Fondation finance la recherche sur les aspects sociaux et environnementaux de l'obésité, dont les études sur la façon dont l'urbanisme influence l'activité physique et la santé.





