Contrairement à bien des véhicules concepts, qui arborent des styles et des arrangements futuristes de même que des gadgets électroniques jamais vus, la Vision B est tout à fait terre-à-terre. Oubliez des sièges en microfibre à l'épreuve de l'eau ou de la tapisserie en cuir à la grandeur des surfaces - même le plancher. On retrouve tout simplement un habitacle réaliste et fonctionnel, joliment conçu et décoré avec soin. Une majorité de composantes intérieures, incluant la console centrale, les portières, les sièges en tissu deux tons ainsi que le tableau de bord, ont été directement transposées de la Classe A.
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| La Vision B semble étonnamment prête à envahir les concessionnaires, forte d'un habitacle qui est bien à l'image de la gamme luxueuse de Mercedes-Benz. (Photo: Mercedes-Benz Canada) |
La Vision B comprend un nouveau volant multi-fonctions, un tableau d'instrumentation redessiné, le système COMMAND de Mercedes-Benz, un contrôle numérique de la climatisation ainsi qu'un ensemble complet de coussins gonflables. Un toit panoramique grand format éclaire et ajoute un sentiment d'espace à la cabine déjà très foncée.
La Vision B est remarquablement bien configurée et par conséquent très utilitaire. Mais cela n'est pas fait au détriment d'un look attrayant. En gros, elle ressemble beaucoup à la grande Vision R, notamment par son nez en pointe et son capot relevé, la forme de ses fenêtres, de ses ailes et de ses jantes à cinq bras surdimensionnées. Des lignes chanfreinées courbent des portes avant jusqu'aux phares arrière. Le stylisme franc de la Vision B est rafraîchissant; il a certainement plus de personnalité que le look vague et amorphe de l'actuelle Mercedes de Classe ML.
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| Plusieurs des composantes de la Vision B, dont sa structure «sandwich», proviennent de la Classe A 2005, destinée seulement à l'Europe. (Photo: Mercedes-Benz Canada) |
Cette petite automobile tire son alimentation d'un nouveau moteur turbodiesel doté d'une deuxième génération de la technologie de rampe commune, qui améliore la puissance, la fluidité et le raffinement. Il s'agit plus précisément d'un CDI de 2,0 litres à quatre cylindres développant 140 chevaux et un couple de 221 lb-pi - pas mal pour un moteur aussi petit. La performance de la A200 CDI équipée du même moteur devrait être similaire à celle de la Vision B, bien qu'aucun chiffre n'ait été dévoilé à ce jour. Un autre point fort du moteur est sa faible consommation : Mercedes affirme que la Vision B n'a besoin que de six litres pour parcourir 100 km. Un filtre à particules permet de réduire les émissions de gaz et ainsi d'être conforme aux normes européennes les plus strictes.
Étant donné les similitudes entre la Vision B et la nouvelle Classe A, entre autres au niveau des dimensions et du groupe motopropulseur, Mercedes-Benz a tôt fait de rappeler que la Vision B s'incarnerait en une Classe B. Et puisque tous les véhicules surnommés «Vision» ont vu le jour comme modèle de série - à l'exception du concept Vision SLA qui a plutôt engendré la SLK 2005 - ce n'est donc pas une question de «si» mais bien de «quand» la nouvelle Classe B sera disponible.
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| Sans surprise, le succès des composantes de la Classe A a convaincu les dirigeants de Mercedes-Benz de conserver une formule similaire pour la Vision B ou plutôt la Classe B. (Photo: Mercedes-Benz Canada) |
Si l'on se fie au faible intervalle de temps entre le dévoilement de la Vision CLS et celui de la Classe CLS, on peut alors parler de mois et non d'années.
Est-ce que la Classe B aboutira de ce côté-ci de l'Atlantique? Ça, c'est une autre histoire. Mercedes avait prévu exporter la Classe A 2005 au Canada pour rivaliser avec la BMW Série 1 (coupé cinq portes) et la Audi A3 Sportback, mais ce plan a été repoussé pour l'instant. La raison? Les dirigeants de la compagnie ont jugé que la Classe A ne correspondait pas à l'image nord-américaine de Mercedes, qui en est une de grandes et luxueuses voitures.