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Michelin va utiliser des technologies pour se démarquer

Michelin va utiliser des technologies pour se démarquer

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"Nunc est bibendum."

Horace voulait originalement que cela soit un appel à l'hilarité, ou, dans une traduction plus littérale, dire que "Maintenant, c'est le temps de boire."

Quand Michelin a utilisé cette citation pour la première fois, sur une illustration publicitaire, il y a des décennies de cela, elle était le slogan relié au croquis d'un homme fait de pneus (maintenant connu comme le Bibenbum) qui regardait une section de route pavée jonchée de tous les genres de débris que l'on pouvait normalement trouver sur les routes de monde entier, en ce temps-là. Le message signifiait alors "Je peux surmonter tout cela."

Bon, de nos jours, Michelin pourrait utiliser cette expression à nouveau, mais pour signaler, cette fois, son désir de surmonter les problèmes qui assaillent actuellement l'industrie du pneu, et comme résultat, la concurrence.

Globalement, ce sont de bonnes nouvelles pour le consommateur nord-américain, parce que Michelin travaille au développement de technologies qui améliorera directement tous les aspects des performances d'un pneu, ainsi que sa durée de vie utile.

Le directeur général de Michelin, Édouard Michelin, a récemment souligné les défis auxquels fait face la firme française et comment les solutions qu'elle propose pourraient bénéficier aux consommateurs de l'Amérique du Nord et des autres pays développés, et à plus long terme, à ceux de la Chine, de l'Inde, de la Russie et des autres pays en voie de développement.

Pour l'immédiat, disait Michelin, le coût des matériaux bruts - le caoutchouc et les produits pétroliers - continuent d'augmenter à travers le monde, et il s'attend que la tendance se poursuive.

Ce qui signifie que la compagnie qui porte son nom doit "fabriquer des pneus qui durent plus longtemps, utiliser moins de matériaux bruts, augmenter son efficacité et continuer à développer des technologies," disait Michelin, "mais particulièrement des solutions 'vertes'."

Ce serait des solutions "vertes" dans le sens d'utiliser moins de ressources naturelles, incluant le caoutchouc et les produits pétroliers qui permettent la création des pneus, et le carburant qui fait fonctionner les véhicules.

En tant que président de la recherche mondiale pour Michelin, Didier Miraton assure que la firme est "le leader de l'industrie en matière d'investissements dans la recherche et le développement."

La firme "regarde maintenant au-delà des pneus, en raison des marchés émergeants en Chine et en Inde. La compagnie n'est pas concentrée sur les pneus," disait-il, "elle pense plutôt en termes de 'mobilité'."

Pour répondre aux défis des marchés en développement, expliquait Miraton, Michelin voudrait quand même fabriquer des pneus pour les 20 ou 30 prochaines années à venir, "mais il y aura également d'autres produits qui pourraient remplacer les pneus traditionnels." Alors qu'il n'a pas voulu en dire trop, pour des raisons évidentes de concurrence, Miraton a laissé filtrer quelques détails de leur travail sur certains domaines comme la cellule à hydrogène et le développement de voitures pesant 850 kilos (soit environ le format d'un coupé smart) qui seraient conçues pour une conduite exclusive dans les villes.

"Le principal défi," mentionnait Miraton, "est de réduire la résistance au roulement des pneus d'au moins la moitié, afin de leur permettre de durer deux fois plus longtemps." Doubler la longueur de la durée de vie des pneus est un défi que Michelin a déjà relevé au cours de la dernière décennie, soit dit en passant.

La résistance au roulement a aussi été réduite, ce qui permet à une voiture d'utiliser moins de carburant pour se mouvoir, mais une très grande partie de ces bénéfices reposent sur un entretien adéquat des pneus.