Las Vegas, Nevada - Des trois Outlander vert et blanc que Mitsubishi expose cette semaine à au salon SEMA, édition 2026, c’est celui qui porte un simple coffre de toit qui mérite le plus l’attention des acheteurs canadiens. Sous les accessoires se trouve l’Outlander Diamond Trail Edition 2028, une nouvelle déclinaison du VUS compact qui arrivera chez nous au printemps 2027.
Les deux autres exemplaires, dont un surélevé de 2,5 pouces et coiffé d’une tente, donnent une idée de ce que les amateurs pourront en faire par la suite.
Auto123 est à Las Vegas pour couvrir le salon SEMA, où Mitsubishi présente le Diamond Trail en première mondiale. Le constructeur japonais n’avait pas participé à ce rendez-vous de l’industrie des accessoires automobiles depuis 2012. Pour son retour, il a choisi de dévoiler un modèle de série qui s’inscrit dans son plan nord-américain Momentum 2030. Mitsubishi entend notamment faire une plus grande place aux véhicules à vocation hors route dans sa gamme.


Une version SE comme point de départ
Pour mettre au point le Diamond Trail, Mitsubishi est parti de la version SE de l’Outlander. Ce choix tient en partie au prix que le constructeur souhaite proposer pour cette nouveauté. L’idée est de permettre à un acheteur qui s’intéresse aux aptitudes hors route du véhicule d’y avoir accès sans devoir d’abord passer à une version haut de gamme. Reste à savoir combien il faudra ajouter au prix d’un SE pour obtenir les pneus tout-terrain, les nouveaux pare-chocs et le mode de conduite propre au Diamond Trail. Mitsubishi Canada doit annoncer ses prix au cours des prochains mois.
Pour l’heure, le constructeur n’a pas partagé ses projections en terme de volume de ventes.
Au lancement, le Diamond Trail sera offert uniquement avec la motorisation à essence. Mitsubishi étudie la possibilité d’appliquer le même traitement à l’Outlander hybride rechargeable. Pour les automobilistes qui aimeraient conjuguer les caractéristiques du Diamond Trail avec la conduite électrique au quotidien, il faudra donc patienter. Le constructeur n’a confirmé ni la production d’un Diamond Trail PHEV ni un échéancier pour sa commercialisation.

Ce qui change au-delà des pneus
L’Outlander Diamond Trail chausse des pneus tout-terrain Nexen Roadian ATX montés sur des jantes en alliage noir de 18 pouces. Mitsubishi a aussi redessiné les deux pare-chocs, une intervention qui a un effet mesurable. À l’avant, l’angle d’approche passe de 18,3 à 20,5 degrés. Autrement dit, l’Outlander peut aborder une pente un peu plus prononcée avant que le bas du pare-chocs touche le sol. Le gain est plus modeste à l’arrière, où l’angle de départ passe de 22,2 à 23,1 degrés.
Le système de traction intégrale S-AWC de l’Outlander reçoit pour sa part un mode Rock, destiné aux passages rocailleux. Lorsqu’une roue commence à patiner, le système intervient plus rapidement sur les freins que dans les autres modes de conduite afin de préserver la motricité. La sélection du mode Rock active aussi le contrôle de descente. Le conducteur peut alors régler la vitesse qu’il souhaite maintenir pour négocier une pente accidentée.

Derrière le volant, un nouvel affichage indique l’orientation des roues avant, ce qui peut être utile après quelques manœuvres pour contourner un obstacle. Le conducteur peut également y repérer la roue qui patine et voir quand l’antipatinage intervient. Autre différence avec l’Outlander ordinaire, l’image des caméras périphériques peut demeurer à l’écran jusqu’à 30 km/h.

Trois Outlander, trois degrés de préparation
Les trois exemplaires réunis à Las Vegas inaugurent une teinte baptisée vert Trail métallisé, que Mitsubishi a jumelée à un toit blanc. Le Diamond Trail se reconnaît aussi à ses élargisseurs d’ailes, à sa calandre noir mat et à ses longerons de toit surélevés. À bord, la différence la plus pertinente pour qui revient d’une randonnée sous la pluie concerne les sièges. Leur revêtement gris foncé à surpiqûres kaki résiste à l’eau et se nettoie plus facilement, selon Mitsubishi.
Le premier Outlander du kiosque conserve sa suspension et ses pneus de série. Mitsubishi lui a simplement ajouté quelques accessoires d’origine ainsi qu’un coffre de toit Thule peint dans la couleur de la carrosserie. Son voisin, en revanche, a été surélevé de 1,5 pouce et chausse des pneus BFGoodrich. Deux vélos de montagne prennent place sur le toit, tandis qu’à l’arrière, une petite roulotte Gulf Stream assortie au véhicule complète l’attelage.
Le troisième reçoit la suspension surélevée de 2,5 pouces, des roues Method et des pneus BFGoodrich All-Terrain T/A KO3. Il transporte également une tente de toit et des plaques de traction. Au Canada, Don Ulmer et l’équipe de planification des produits de Mitsubishi examinent les accessoires qui pourraient être proposés chez les concessionnaires. La sélection canadienne reste à déterminer.

Un RVR Trail pour le Canada ?
Un véhicule plus petit partage le kiosque avec les trois Outlander. Il s’agit de l’Outlander Sport Trail Edition, une déclinaison américaine du multisegment que l’on connaît ici sous le nom de RVR. L’exemplaire exposé est équipé d’accessoires d’origine que les clients américains peuvent commander chez leur concessionnaire, à l’achat du véhicule ou plus tard. Mitsubishi étudie la possibilité de commercialiser prochainement un RVR Trail au Canada. Contrairement à l’Outlander Diamond Trail, son arrivée chez nous demeure à confirmer.
Deux véhicules qu’on a rarement l’occasion de voir de ce côté-ci du Pacifique complètent la présentation du constructeur pour ce salon. Le premier est le Triton de la division Ralliart qui a remporté le Rallye cross-country d’Asie. Le second est le Delica D:5 Ultimate Gear, une fourgonnette japonaise modifiée que Mitsubishi avait exposée à Tokyo plus tôt cette année. C’est d’ailleurs la première fois que le constructeur présente officiellement un Delica D:5 de génération actuelle en Amérique du Nord.





