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Mort tragique sur le circuit Gilles-Villeneuve

Mort tragique sur le circuit Gilles-Villeneuve

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Le Grand Prix de Formule 1 du Canada s’est terminé sur une triste note. Un travailleur de piste a trouvé la mort dans un accident stupide.

J’étais sur place quand cela s’est passé, et je n’ai rien su. Personne ne l’a su d’ailleurs, car ce n’est pas le genre de nouvelles que les organisateurs crient à tue-tête sur les toits… Discrétion assurée…

Le travailleur, Mark Robinson, âgé de pas même 40 ans, manœuvrait la Sauber d’Esteban Gutiérrez fixée au bout d’une grue avec un collègue quand il aurait échappé son walkie-talkie. En le ramassant, il a perdu pied et une roue de l’engin lui est passée dessus.

Le pauvre Mark Robinson est décédé quelques minutes plus tard.

Les pilotes et concurrents acceptent les dangers liés à leur métier. Ils savent très bien qu’ils mettent leurs vies en danger. Mais quand ce sont des commissaires de piste, des travailleurs, des signaleurs et des officiels qui perdent la vie, c’est inacceptable.

Ces gens sont tous des bénévoles. Non seulement ne sont-ils pas rémunérés, mais souvent ils utilisent des journées de congé pour œuvrer aux bords des pistes, peu importe la météo, afin d’assurer un bon déroulement des épreuves de courses automobiles. Sans ces personnes, toute compétition est impossible.

J’ai commencé dans ce sport à titre d’officiel à la fausse grille et au départ. J’étais beaucoup plus jeune et je ne voyais pas le danger. Nous signons tous des formulaires de renonciation lors des événements, mais on ne saisit pas toute la portée de ce document légal.

Les spectateurs ne sont pas à l’abri non plus.

Juste cette année, plusieurs ont été blessés lors de deux courses de NASCAR : à Daytona en série Nationwide, et à Charlotte en Couper Sprint.

En 2001, un commissaire de piste du Grand Prix d’Australie fut tué par une roue arrière détachée de la BAR de Jacques Villeneuve après un gros accrochage avec la Williams de Ralf Schumacher.

Et en 1990, un ami à moi a été tué lors de l’Indy de Vancouver quand une voiture Indycar l’a frappé alors qu’il traversait la piste après avoir effectué une intervention.

Vous voyez, ce ne sont pas que les pilotes qui risquent gros. Il y a tous ces bénévoles, parfaitement inconnus, pères et mères de famille, jeunes travailleurs, dévoués à travailler sur les circuits automobiles, pour n’avoir que le bonheur de pouvoir être près de l’action et de vivre leur passion.

Je tiens à tous les remercier. Aujourd’hui, je pense beaucoup à vous…

Photo: WRI2