Puisque les consommateurs aiment suivre les tendances et que ces dernières naissent habituellement dans les grands centres urbains, la Nissan LEAF amorcera son aventure canadienne dans des villes comme Vancouver, et ce, dès le milieu de 2011 (fin de 2010 dans certains endroits des États-Unis dont la Californie, où 40 % du smog est attribuable aux transports). Si le fait de conduire un gros utilitaire sport n’est pas bien vu actuellement, imaginez à quel point ce sera pire lorsque les véhicules électriques deviendront monnaie courante.
La crainte
On sait que la popularisation de ces véhicules imposera un fardeau considérable aux réseaux de distribution d’électricité. Par ailleurs, contrairement à des pays comme les États-Unis, le Canada peut compter sur une abondance d’hydroélectricité et d’autres formes d’énergie «propre». Il faut rappeler que le million de voitures électriques annoncé par le président de Nissan ne débarquera pas dans les rues du jour au lendemain pour drainer notre réseau -- l’impact sera graduel. De plus, avec l’aide des gouvernements et la conclusion d’ententes avec les fournisseurs d’énergie (comme celle qui a été signée entre Renault-Nissan et Reliant Energy, au Texas), le fardeau en question sera minimisé.
Il y a aussi la crainte de l’acceptation. Si l’on remonte 20 ans en arrière, la Californie était prête pour la voiture électrique, mais vraisemblablement pas le reste du continent. À l’époque, le pétrole peu dispendieux freinait le développement de la technologie électrique; aujourd’hui, comme vous le savez, ce n’est plus le cas.
Est-ce que Nissan regrette de ne pas faire partie de la «révolution de l’hybride»? Un porte-parole du fabricant japonais a reconnu que Toyota, Honda et Ford ont en quelque sorte pavé la voie à la voiture électrique. Sans eux et sans le succès récolté par leurs modèles hybrides, Nissan n’aurait peut-être pas déployé autant d’efforts en vue de commercialiser la LEAF. Il ajoute que ces compagnies ont soulevé l’urgence de la situation et répondu à bien des questions. Armés d’une confiance renouvelée, les dirigeants de Nissan ont donc foncé tête première pour aller au devant de la compétition. Mission accomplie.
Allure familière
En termes de design, on remarque d’abord et avant tout que la LEAF prend la forme d’un hatchback à quatre portes, tout comme les nouvelles Toyota Prius et Honda Insight, chefs de file dans le domaine de l’hybride. Sans surprise, sa carrosserie est moderne, aérodynamique et pratique. En effet, plusieurs éléments extérieurs remplissent le double mandat d’élégance et de fonctionnalité. Par exemple, les phares profilés détournent l’air qui frappe normalement les miroirs latéraux, ce qui réduit le bruit et l’effet de traînée.
La silhouette globale de la LEAF s’inspire de divers produits Nissan et Renault. La section arrière évoque les Mégane et Clio, tandis que la ligne de toit et les montants arrière s’apparentent de près à ceux du Murano. Bref, Nissan voulait créer une voiture distinctive sans recourir à un design radicalement différent et controversé (pensons aux Prius et Insight originales). À ce niveau, c’est réussi.
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| La Nissan EV-12 est 95 % identique à la LEAF au plan de la technologie et de la conduite, nous a-t-on affirmé. |
La crainte
On sait que la popularisation de ces véhicules imposera un fardeau considérable aux réseaux de distribution d’électricité. Par ailleurs, contrairement à des pays comme les États-Unis, le Canada peut compter sur une abondance d’hydroélectricité et d’autres formes d’énergie «propre». Il faut rappeler que le million de voitures électriques annoncé par le président de Nissan ne débarquera pas dans les rues du jour au lendemain pour drainer notre réseau -- l’impact sera graduel. De plus, avec l’aide des gouvernements et la conclusion d’ententes avec les fournisseurs d’énergie (comme celle qui a été signée entre Renault-Nissan et Reliant Energy, au Texas), le fardeau en question sera minimisé.
Il y a aussi la crainte de l’acceptation. Si l’on remonte 20 ans en arrière, la Californie était prête pour la voiture électrique, mais vraisemblablement pas le reste du continent. À l’époque, le pétrole peu dispendieux freinait le développement de la technologie électrique; aujourd’hui, comme vous le savez, ce n’est plus le cas.
Est-ce que Nissan regrette de ne pas faire partie de la «révolution de l’hybride»? Un porte-parole du fabricant japonais a reconnu que Toyota, Honda et Ford ont en quelque sorte pavé la voie à la voiture électrique. Sans eux et sans le succès récolté par leurs modèles hybrides, Nissan n’aurait peut-être pas déployé autant d’efforts en vue de commercialiser la LEAF. Il ajoute que ces compagnies ont soulevé l’urgence de la situation et répondu à bien des questions. Armés d’une confiance renouvelée, les dirigeants de Nissan ont donc foncé tête première pour aller au devant de la compétition. Mission accomplie.
Allure familière
En termes de design, on remarque d’abord et avant tout que la LEAF prend la forme d’un hatchback à quatre portes, tout comme les nouvelles Toyota Prius et Honda Insight, chefs de file dans le domaine de l’hybride. Sans surprise, sa carrosserie est moderne, aérodynamique et pratique. En effet, plusieurs éléments extérieurs remplissent le double mandat d’élégance et de fonctionnalité. Par exemple, les phares profilés détournent l’air qui frappe normalement les miroirs latéraux, ce qui réduit le bruit et l’effet de traînée.
La silhouette globale de la LEAF s’inspire de divers produits Nissan et Renault. La section arrière évoque les Mégane et Clio, tandis que la ligne de toit et les montants arrière s’apparentent de près à ceux du Murano. Bref, Nissan voulait créer une voiture distinctive sans recourir à un design radicalement différent et controversé (pensons aux Prius et Insight originales). À ce niveau, c’est réussi.
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| La LEAF exploite un moteur électrique de 80 kW (107 chevaux) qui génère 280 N-m de couple (206 lb-pi). |







