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Nissan Rogue SL à TI 2010 : essai routier

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Mathieu St-Pierre
L'autre véhicule multisegments compact
Le volume de chargement se veut raisonnable. J’ai pu, une fois les dossiers arrière rabattus, charger quatre pneus et quatre roues. À une autre occasion, j’ai logé un escabeau pliant, deux boîtes de matériel et même un troisième occupant (vis-à-vis la partie 1/3 de la banquette). Je dois toutefois signaler que l’espace pour la tête est restreint pour toute personne mesurant 6 pieds ou plus, et ce, à toutes les positions. Oui, on peut aisément transporter deux sacs de golf à l’arrière quand il ne reste plus de place à l’avant, mais si vous recherchez une capacité de chargement vraiment intéressante, optez plutôt pour le Murano.

Le volume de chargement se veut raisonnable.

Quel est ce sifflement?

Bonne question! Non, il ne provient pas d’un quelconque turbocompresseur, mais bien de la transmission Xtronic à variation continue (la seule boîte de vitesses au menu). Cette dernière se jumelle à une mécanique que Nissan utilise à toutes les sauces, en l’occurrence un moteur à quatre cylindres de 2,5 litres générant 170 chevaux et 175 livres-pied de couple. Précisons que la traction avant et la traction intégrale sont proposées.

Je commence vraiment à m’habituer aux transmissions à variation continue. J’en ai fait l’essai dans divers modèles Audi, Subaru, Nissan et Mitsubishi, trouvant leur fluidité rafraîchissante de par l’absence de changements de rapport à proprement parler. Dans le cas du Rogue, j’ai bien apprécié les palettes de commande manuelle au volant; les six «rapports» prédéterminés qui leur sont associées forment un joli mariage avec le moteur de 2,5 litres. L’accélération est vive à défaut de nous caler au fond du siège et l’action devient véritablement stimulante autour de 4000 tours/minute.

Conduite raffinée

Pour une troisième fois depuis 2007, j’évalue le Nissan Rogue et, à tous les coups, je reste profondément impressionné par son comportement routier -- sans doute le principal facteur qui convainc les acheteurs potentiels. Je n’exagère pas lorsque je dis que la conduite du Rogue procure beaucoup d’agrément. En combinant un châssis éprouvé (le même que la Nissan Sentra et la Renault Mégane) avec une suspension entièrement indépendante bien calibrée, ce multisegments demeure solide sur ses pattes et toujours en contact étroit avec la route, même sur nos plus belles (lire : affreuses) chaussées.

Je suis à ce point abasourdi par la conduite du Rogue, que je peux affirmer sans gêne qu’il se comporte aussi bien que n’importe quel autre VUS/multisegments compact sur le marché, incluant le Honda CR-V et le Volkswagen Tiguan. La servodirection sensible au régime du moteur dose avec justesse le niveau d’assistance, tandis que la performance des freins ne peut être remise en question.

Je reste profondément impressionné par son comportement routier.
Mathieu St-Pierre
Mathieu St-Pierre
Expert automobile