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Passionnément vôtre: Sécurité limitée

Passionnément vôtre: Sécurité limitée

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Sécurité limitée

On se croit toujours un peu invincible dans notre véhicule. Notre voiture, c'est un peu comme notre chez-soi. On y laisse un peu de nous, comme nos objets personnels, nos CD, nos cartes routières, des crayons, des barres tendres et parfois même nos outils de travail. Comme à la maison, on ne s'attend pas à ce que notre véhicule se fasse dévaliser ou défoncer. Eh bien, cela arrive aussi! De retrouver sa voiture pleine d'éclats de verre, avec ses outils ou précieux achats volatilisés, surtout si l'on est travailleur, constitue un choc, une déception et une rage à la fois. Dévaliser une voiture. un camion ou une remorque, c'est aussi attaquer l'intégrité d'une personne. C'est la déposséder de ce qui lui appartient. C'est désorganiser sa vie...

Se faire voler, c'est se faire violer

Je me suis fait voler mon ordinateur de travail, mes documents de recherche, mes accessoires de plaisir et de travail en moins de 10 secondes, un lundi midi, alors que je travaillais en dînant avec mon patron. Tout s'est écroulé en quelques secondes. Mon travail envolé, des semaines de travail bouleversées, des dossiers disparus. Faire appel aux policiers, aux assurances, sans savoir ce qui va en résulter... Peu d'espoir de retrouver quoi que ce soit. Faire réparer l'auto, essentielle au travail, et s'en trouver une autre en attendant. Compter l'histoire cinq fois, dix fois. Faire l'inventaire des biens disparus : une foule de « cossins » dont on réalise alors l'importance et l'utilité. Faire face au système d'assurance pour apprendre ce qui est couvert ou non, les mesures qui s'ensuivent, puis courir pour racheter ce qui nous a été dérobé.

Voler, c'est voler

Pour ceux qui commettent ces larcins, c'est l'appât du gain. Pas important, c'est l'assurance qui va payer, c'est de l'argent vite fait, On se fout carrément de l'autre. Voler une personne, c'est voler, peu importe de quelle façon c'est fait. Et l'assurance, pour ceux qui en ont une, ne couvre jamais tout. À ce moment-là, c'est malheureusement l'occasion de réaliser les limites des couvertures achetées. L'assurance ne couvre pas le travail perdu, celui que l'on ne récupérera jamais, les efforts qu'il faudra pour refaire celui qu'on peut refaire, le temps double et triple qui faut mettre pour reprendre le dessus.

Des gens aimables

Malgré tout, j'ai affaire à des gens aimables qui rendent ce vol un peu plus supportable en me facilitant les démarches pour recouvrer une certaine fonctionnalité. Jean-François Hétu, ajusteur sensible et professionnel chez Aviva, s'est empressé de me permettre de retrouver une partie de mes outils de travail. Chantal Blouin, ma courtière, a revu mes protections pour mieux prévenir les situations de ce genre. Merci à Jules Lacasse de s'être occupé de ma Hyundai Azera : il me faudra reprendre la semaine d'essai. J'ai eu aussi affaire à des gens responsables et heureusement curieux. Ainsi, un chauffeur d'autobus de la STM a remarqué des documents qui jonchaient le sol, dans une rue (et ce, à 30 km du vol). Faisant appel à son superviseur Michel, il a entrepris de les ramasser avec lui, d'y trouver mes coordonnées et de me contacter.

Info à vendre

Merci au constable Bureau, de Laval, qui m'a recommandé, sans me blâmer, quelques trucs, comme de traîner avec moi mon ordinateur au restaurant, car même dans le coffre de la voiture, il y a des spécialistes qui ont des détecteurs d'ondes. Ce qu'ils cherchent, ce ne sont pas les pièces, mais l'information à revendre... Dans les stationnements, évitez aussi de mettre vos objets dans votre coffre lors de vos arrivées. Faites-le en partant, car sinon, vous risquez d'être facilement repérés. Vos CD, de la monnaie ou votre serviette de travail... doivent encore moins être laissés à la vue.

Se faire voler, ça coûte cher non seulement en argent, mais en efforts et en émotions. Je ne vous le souhaite pas.