Or, en 2009, la consommation mondiale de lithium (du carbonate de lithium) devrait tourner autour de120 000 tonnes, affirme M. Knoll. D’ici 2020, elle pourrait atteindre de 150 000 à 400 000 tonnes par an.
De plus, selon la Canada Lithium, 27% de la production mondiale actuelle sert à la fabrication de batteries, qui alimentent votre téléphone et votre ordinateur portables, et bientôt la voiture électrique ou hybride rechargeable que vous conduirez. « Et cette part va augmenter très rapidement », affirme-t’il.
« Vous savez comme moi que nous utilisons de plus en plus de tondeuses à gazon et de scies à chaîne électriques, et bientôt de plus en plus d’autos électriques. Ce que nous ignorons c’est exactement combien de lithium va servir à toutes ces applications. Nous ignorons aussi à quel rythme les consommateurs vont adopter ces nouveaux produits. Je sais toutefois qu’après 2010, la consommation de lithium dans le monde devrait croître de 10% par an, ce qui est considérable », explique M. Knoll. De 2001 à 2008, la demande pour ce minerai augmentait au rythme de 7% par année.
Pénurie et dépendance
Kerry Knoll n’envisage pas de pénurie de minerai dans un avenir rapproché, mais plutôt une incapacité à l’industrie minière de répondre à la demande. « Il faut beaucoup de temps pour construire une mine. », explique-t-il. Selon lui, il faudrait de 8 à 10 ans pour qu’une nouvelle mine ne devienne opérationnelle.
L’accroissement rapide de la demande engendre une autre menace. « Ne serions-nous pas en train de remplacer une forme de dépendance envers une ressource naturelle en voie de disparition, le pétrole, pour une autre? Des études démontrent qu’une dépendance de la production automobile envers le lithium pourrait engendrer beaucoup plus de contraintes que celles que nous vivons avec le pétrole actuellement, » affirme William Tahil, le directeur de la recherche au Meridian International Research, un groupe de consultants américains spécialisés en recherches et technologies stratégiques.
En effet, la U.S. Geological Survey, sorte d’institut d'études géologiques national des États-Unis, révèle dans son étude de janvier 2009 que le sous-sol des États-Unis recèle seulement 6% des réserves mondiales de lithium; le Canada en aurait la moitié moins.
En revanche, les réserves connues de la Chine représenteraient près de 10 % des réserves mondiales. Or, « les Chinois n’ont pas annoncé tous leurs projets », précise M. Knoll. Mais c’est en Bolivie et au Chili qu’on retrouve les plus importants gisements de lithium. À eux seuls, ils représentent près de 65 % des réserves mondiales.
Dans ce contexte, les États-Unis ne tiennent naturellement pas à troquer une dépendance envers l’or noir de l’OPEC, pour devenir dépendants de l’Amérique du Sud ou d’une Chine, qui révélerait des gisements secrets très importants. Après tout, la Chine est déjà le premier fabricant et exportateur de batteries au monde.
De plus, selon la Canada Lithium, 27% de la production mondiale actuelle sert à la fabrication de batteries, qui alimentent votre téléphone et votre ordinateur portables, et bientôt la voiture électrique ou hybride rechargeable que vous conduirez. « Et cette part va augmenter très rapidement », affirme-t’il.
« Vous savez comme moi que nous utilisons de plus en plus de tondeuses à gazon et de scies à chaîne électriques, et bientôt de plus en plus d’autos électriques. Ce que nous ignorons c’est exactement combien de lithium va servir à toutes ces applications. Nous ignorons aussi à quel rythme les consommateurs vont adopter ces nouveaux produits. Je sais toutefois qu’après 2010, la consommation de lithium dans le monde devrait croître de 10% par an, ce qui est considérable », explique M. Knoll. De 2001 à 2008, la demande pour ce minerai augmentait au rythme de 7% par année.
![]() |
| Toyota Prius Plug-in Concept |
Pénurie et dépendance
Kerry Knoll n’envisage pas de pénurie de minerai dans un avenir rapproché, mais plutôt une incapacité à l’industrie minière de répondre à la demande. « Il faut beaucoup de temps pour construire une mine. », explique-t-il. Selon lui, il faudrait de 8 à 10 ans pour qu’une nouvelle mine ne devienne opérationnelle.
L’accroissement rapide de la demande engendre une autre menace. « Ne serions-nous pas en train de remplacer une forme de dépendance envers une ressource naturelle en voie de disparition, le pétrole, pour une autre? Des études démontrent qu’une dépendance de la production automobile envers le lithium pourrait engendrer beaucoup plus de contraintes que celles que nous vivons avec le pétrole actuellement, » affirme William Tahil, le directeur de la recherche au Meridian International Research, un groupe de consultants américains spécialisés en recherches et technologies stratégiques.
En effet, la U.S. Geological Survey, sorte d’institut d'études géologiques national des États-Unis, révèle dans son étude de janvier 2009 que le sous-sol des États-Unis recèle seulement 6% des réserves mondiales de lithium; le Canada en aurait la moitié moins.
En revanche, les réserves connues de la Chine représenteraient près de 10 % des réserves mondiales. Or, « les Chinois n’ont pas annoncé tous leurs projets », précise M. Knoll. Mais c’est en Bolivie et au Chili qu’on retrouve les plus importants gisements de lithium. À eux seuls, ils représentent près de 65 % des réserves mondiales.
Dans ce contexte, les États-Unis ne tiennent naturellement pas à troquer une dépendance envers l’or noir de l’OPEC, pour devenir dépendants de l’Amérique du Sud ou d’une Chine, qui révélerait des gisements secrets très importants. Après tout, la Chine est déjà le premier fabricant et exportateur de batteries au monde.






