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Qui voudra de Flavio Briatore?

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La confrontation entre Flavio Briatore et la FIA est décidément le feuilleton de l’année. Et qui traîne vraiment en longueur, d’ailleurs. Un peu de sport s’il vous plaît!

Le beau Flavio n’était visiblement plus le bienvenu dans les paddocks de F1, et Max Mosley, le président de la FIA, s’est arrangé pour le pousser à l’extérieur en le bannissant à vie du sport automobile.

Max aurait dû se méfier, car Flavio possède plus d’un tour dans son sac. Il a porté l’affaire devant le Tribunal de haute instance de Paris, et il a gagné sa cause, la Cour ayant renversé la décision de la FIA.

Mais qui voudra bien engager Briatore s’il s’obstine à revenir en F1?

Il a peut-être aidé les écuries Benetton et Renault à écrire de belles pages de la F1, mais il a aussi été au centre de bien des controverses… Licenciement de Roberto Moreno en 1991, l’antipatinage illégal des Benetton en 1994, le système de ravitaillement modifié aussi en 1994, l’affaire des documents informatiques volés, l’exclusion de Renault à cause du « mass damper », etc.

Flavio est devenu une « patate chaude » dont plus personne ne veut, de peur d’être placé dans le collimateur des officiels de la FIA.

Mais Briatore n’a jamais été un passionné de courses automobiles. Pour lui, la course, c’est du business et du show. Rien de plus. Il était d’ailleurs occupé à implanter le réseau des magasins Benetton aux États-Unis, quand Luciano Benetton lui a demandé de prendre en charge son écurie de F1. Flavio est passé des pulls en laine à la F1 en seulement quelques heures.

Un ancien dirigeant de Renault m’avait dit à propos de lui : « C’est un excellent patron, mais très dur. Il te permet de ne faire qu’une seule erreur. À la deuxième, tu es mis à la porte… »

Son style de gestion n’a jamais fait l’unanimité. D’ailleurs, plusieurs personnes voyaient d’un mauvais œil Briatore à la fois patron d’une écurie de F1 et gérant de pilotes. Il était perpétuellement en conflit d’intérêts, mais les gens ne disaient rien, craignant des représailles.

Avec cette sale affaire de l’accident de Piquet Jr à Singapour, Max Mosley et la FIA ont vu une occasion en or de se débarrasser de lui de force. Mais la décision du tribunal parisien complique un peu les choses pour la FIA, qui tient à punir sévèrement un responsable pour cette affaire de tricherie et de manipulation des résultats d’un Grand Prix.

Ce n’est (malheureusement) pas fini. Mais soyez assurés que très peu de gens désirent voir Flavio revenir hanter les paddocks de F1…