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Réaction au Budget 2010-2011 : les automobilistes passent eux aussi à la caisse!

Réaction au Budget 2010-2011 : les automobilistes passent eux aussi à la caisse!

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Tel que rapporté par CAA-QUÉBEC

Québec – Malgré la nécessité de s’attaquer au déficit collectif, CAA-Québec déplore la décision du gouvernement de refiler aux automobilistes déjà fortement taxés une hausse de 4 cents sur 4 ans de la taxe sur les carburants. Cette hausse ne fera qu’alourdir le fardeau des automobilistes alors que le nouveau Fonds des infrastructures routières et de transport en commun (FORT) ne vient pas réellement « sécuriser » les sommes supplémentaires exigées et qu’aucune véritable mesure n’incite concrètement à rouler plus vert.

Impact des hausses prévues

Cette augmentation de la taxe sur l’essence de 1 cent par année, échelonnée sur 4 ans, et soumise par ailleurs à la hausse de la taxe de vente du Québec, aura un impact au bout du compte d’environ 6,5 cents sur le prix du litre d’essence. En outre, avec la permission octroyée par le gouvernement aux grandes régions métropolitaines de Montréal et Québec de prélever une surtaxe supplémentaire de 1,5 cent le litre pour leurs besoins en transports collectifs, les automobilistes de ces régions pourraient voir l’impact global de cette mesure porté à plus de 8,0 cents le litre au 1er avril 2013.

Photo: Jupiter Images

Toujours pas de fonds véritablement « sécurisé » pour les routes
Alors que le gouvernement annonce vouloir créer, avec le nouveau FORT, une unité comptable séparée du fonds consolidé où seront directement déposés les revenus provenant des taxes automobiles, il s’assure toutefois de conserver ce dernier à l’intérieur de son périmètre comptable, ne donnant ainsi aucune assurance pour le futur que ces montants seront réinvestis de façon durable sur nos routes. L’exercice est loin de rassurer ceux qui vont être forcés d’y investir encore davantage.

Un fonds, un payeur, deux vocations

CAA-Québec déplore par ailleurs la nature même du FORT, c’est-à-dire le fait qu’on se serve des sommes se retrouvant dans ce fonds pour investir à la fois sur le réseau routier et dans le transport en commun. Qui plus est, le FORT n’est alimenté que par les automobilistes, au moyen de la taxe sur les carburants et des droits sur l’immatriculation et sur le permis de conduire. Il risque donc d’être complexe, pour les automobilistes, de s’assurer jusqu’à quel point, dans le futur, leur investissement demeurera réellement en lien avec la mise à niveau du réseau routier et son entretien.

Cela dit, d’autres sommes sont disponibles pour le transport en commun. Quelque 120 des 200 millions de dollars contenus dans le Fonds vert du gouvernement, provenant de la redevance verte exigée des pétrolières, mais dans les faits retransmise en grande partie encore une fois aux automobilistes, sont déjà dédiés annuellement au transport en commun. Sans compter les sommes versées à l’Agence métropolitaine de transport, à même la surtaxe sur l’essence de 1,5 cent à Montréal, montant qui doublera pour atteindre 106 millions de dollars en 2010. Comment le gouvernement entend-il tenir compte de toutes ces autres contributions quand il demande aux automobilistes de financer davantage le transport en commun, à même son nouveau FORT?