AM : Quels sont les gros défis à venir pour l'industrie de l'automobile canadienne ?
RT : Beaucoup d'investissements ont été faits dans le sud des États-Unis. Je fais partie du "Canadian Automotive Partnership Council" et je m'occupe des questions stratégiques d'ici à 2015. Selon moi, il faut agir à deux niveaux. Premièrement, il faut encourager l'investissement dans les usines d'assemblage. Il faut penser à long terme. Le Canada est encore concurrentiel, et il faut montrer que la manière de travailler au Canada est un avantage économique, qui permet de mieux servir nos clients et d'être plus souples. Il y a beaucoup de personnes qui disent qu'il n'y a pas d'investissement qui vient au Canada. Je ne suis pas d'accord. Toyota et Honda ont fait beaucoup d'investissement les dernières années. Nous avons amené beaucoup de fournisseurs de pièces, qui ont déménagé au Canada. Il y a plusieurs entreprises québécoises qui font affaire avec nous. Ce qui nous amène au deuxième point. Nos fournisseurs de pièces doivent devenir globaux. S'ils essayent juste d'être de petits fournisseurs de pièces locaux, ils perdront. Il faut qu'ils s'alignent pour pouvoir supporter une production globale car les fabricants d'automobiles font affaire avec des entre prises qui leur sont familières, c'est une façon de réduire les risques. Quand on lance une nouvelle usine, il faut avoir un gros soutien des fournisseurs de pièces, et l'on ne peut pas commencer à zéro.





