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Le Tesla Cybertruck dévoilé : le Pontiac Aztek va pouvoir dormir tranquille

C’était soirée de grande première pour Tesla jeudi alors que le grand manitou de l’entreprise, Elon Musk, procédait à la présentation d’un véhicule fort attendu, soit la première camionnette de l’entreprise qu’il a fondée. 

Différents designs avaient été avancés et anticipés depuis des mois sur différentes plateformes, mais dans les faits, on ne savait pas trop à quoi s’attendre. 

Cependant, même dans les cauchemars les plus fous, nous aurions eu de la difficulté à imaginer un produit aussi… hideux. Le design d’un véhicule demeure une question de goût, c’est vrai, mais nous avons fait le tour de toutes les plateformes imaginables hier soir et il nous a été difficile de trouver des gens qui le trouvaient beau.

Photo : Tesla

Il a le mérite d’être différent, mais on n’a pas trop le choix de se demander si on n’est pas allé trop loin ici. Car, si l’objectif est vraiment de faire mal aux produits établis, ce n’est pas avec ce camion dont le design est directement sorti d’une boîte de Mécano (vous rappelez-vous du jeu) qu’on va y parvenir. 

Elon Musk avait promis un style futuriste. Une référence au film Blade Runner avait même été avancée. Le dirigeant a aussi évoqué le design de la Lotus Esprit pour l’inspiration, un bolide que l’on a pu voir dans le film The Spy Who Loved Me de la série James Bond. Il a tenu promesse. Il a même mentionné que plusieurs personnes ne seraient pas intéressées par son design. Il a vu juste. 

Le véhicule est tellement bizarroïde que les internautes ont longtemps cru à une blague lors de la présentation. Certains y croient encore. 

Photo : Tesla

Ce qui est un peu dommage, c’est qu’au lieu de parler des capacités intéressantes du pick-up et de l’impact qu’il peut avoir sur le marché, on ne discourt que sur son design. 

Et l’on pensait que le style de la Ford Mustang Mach-E avait fait jaser en début de semaine ; de la petite bière. 

Et c’est sans compter que la présentation a donné droit à quelques malaises. Après avoir donné un coup de masse dans les flancs du véhicule pour montrer qu’il ne céderait à rien, on a voulu montrer la solidité des vitres… qui ont cédé. Et deux fois plutôt qu’une !

Bref, une présentation qui ne passera pas à l’histoire pour les bonnes raisons, du moins à première vue. L’avenir nous le dira. L’espoir, pour certains, c’est que la production est prévue pour la fin de 2021, ce qui signifie qu’on a le temps de revoir des choses, disons ça comme ça.

Ce qui est certain, c’est que peu importe la robe finale que le Cybertruck va porter, il y aura des acheteurs. Reste à savoir combien. 

Au-delà de la coque en acier inoxydable que porte le Cybertruck, les capacités annoncées sont intéressantes. En fait, trois versions seront proposées ; une avec un moteur, une autre avec deux unités, une troisième en proposant un de plus. 

Le premier modèle, à propulsion, offrira une autonomie de 250 miles, soit 402 kilomètres. Le deuxième profitera de la traction intégrale et avancera une liberté de 300 milles, soit 483 kilomètres. Enfin, avec la version la plus compétente, la capacité sera de 805 kilomètres. Les prix des trois livrées seront de 39 900 $, 49 900 $ et 69 900 $, respectivement, en dollars américains.

Photo : Tesla

Pour les temps au 0-100 km/h, on parle de 6,5, 4,5 et 2,9 secondes, toujours dans le même ordre. La capacité maximale pour le remorquage sera de 14 000 livres. Avec les deux premières variantes, les possibilités seront de 7500 et 10 000 livres, toujours dans le respect de la hiérarchie. 

La capacité de charge est à 3500 livres, peu importe la version. 

On va s’en tenir à ça pour l’instant, en attendant la suite des choses. Il est clair qu’on n’a pas fini d’entendre parler de ce véhicule.

Photo : Tesla