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Un ingénieur de Ford veille à ce que l'aspect humain reste au coeur du tourbillon électronique

Un ingénieur de Ford veille à ce que l'aspect humain reste au coeur du tourbillon électronique

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Vous pouvez toujours compter sur Paul Aldighieri.

Chez Ford, chaque fois qu’un concepteur pense à un nouveau gadget ou système électronique sophistiqué à installer sur votre véhicule, Paul devient votre avocat, celui qui ira se battre au front pour s’assurer que vos intérêts en tant que conducteur et être humain soient respectés. C’est grâce à lui si votre cerveau ne surchauffe pas quand vous essayez de comprendre le fonctionnement desdits gadgets.

Natif de Windsor, en Ontario, cet ingénieur en ergonomie et professeur en facteurs humains fait partie de l’équipe mondiale de l’Interface Homme-Machine (HMI) de Ford. Je l’ai interviewé plus tôt aujourd’hui dans un hôtel de Toronto avant sa conférence de ce soir à l’Université Ryerson. Le thème : l’interaction entre les individus et les technologies.

Paul Aldighieri (Photo: Mike Goetz/Auto123.com)

L’équipe HMI étudie ce sujet depuis quatre ans. Ses efforts ont abouti à MyFord et MyLincoln, un nouveau moyen trouvé par le constructeur de «brancher» le conducteur aux systèmes de communication, d’information et de divertissement de son véhicule.

«Avant 2006, nous concevions encore des tableaux de bord traditionnels et nous les modernisions selon les besoins des nouvelles générations, explique-t-il. Puis, en 2006, Derek Kuzuk (vice-président du design à l’échelle mondiale) a réalisé toute l’avalanche de possibilités devant nous. Pour lui, nous devions faire quelque chose de différent pour aider les gens à gérer l’information dans la voiture. Il nous a mandatés de concocter l’équivalent automobile de la souris dans l’univers informatique. Tu parles d’un mandat!»

L’interface MyLincoln a fait ses débuts dans le Lincoln MKX 2011, tandis que MyFord a vu le jour dans les Ford Edge et Focus 2011. (Veuillez revoir nos précédents articles pour plus de détails sur ces systèmes.) En gros, on abandonne les manettes et molettes conventionnelles pour se tourner vers des commandes à cinq positions sur le volant, des écrans tactiles à DEL et des contrôles vocaux.

L’équipe HMI mise sur pied par Kuzuk a été la première unité multidépartementale à travailler sur cette facette de l’automobile. Elle comptait, en plus de Paul Aldighieri (facteurs humains), un designer de produits, un ingénieur en ergonomie et un ingénieur en électronique. Ceux-ci ont collaboré étroitement avec une firme externe de renom, IDEO, spécialisée dans la recherche commerciale.

Une des clés de la solution, au dire de Paul, était de «miser sur la familiarité, c’est-à-dire regrouper les nombreuses fonctions dans quatre champs principaux, tous des parties intégrantes de l’automobile depuis des décennies». Il s’agit de la navigation, de la téléphonie, du divertissement et de la climatisation. Chaque champ occupe son propre quadrant sur l’écran central.

«Dorénavant, lorsqu’une nouvelle technologie arrive, par exemple la radio Internet, nous ne créerons pas un nouvel espace; nous l’intégrerons simplement au champ approprié, dans ce cas-ci le divertissement. Ce n’est qu’une autre forme de divertissement après tout», précise-t-il.