Bref, tout ceci pour dire que comme plusieurs spécialistes sont obnubilés par la puissance provoquée par cette guerre ridicule, par ce concours de celui qui pisse le plus loin que se livrent les constructeurs automobiles en regard à la puissance de leurs produits, qu'ils ne nous aident pas à réaliser que les gestes que nous posons comme consommateurs lorsque vient le temps d'acheter une voiture ou tout autre type de véhicule peuvent influencer de façon négative notre impact sur la pollution, les émissions de gaz à effet de serre et la sécurité routière.
Je n'ai pu m'empêcher de rire lorsque j'ai entendu le doyen des chroniqueurs automobiles dire à la télé que c'était une bonne chose que les autos soient plus puissantes, car ainsi elles étaient plus sécuritaires. En effet, selon sa logique, lors de dépassements sur une voie simple, le conducteur ou la conductrice d'une voiture qui accélérait plus vite risquait moins de se retrouver dans une position fâcheuse face aux autos qui approchaient en sens inverse. Et si le problème était tout simplement que ces conducteurs/trices étaient trop téméraires au départ ? Combien d'accidents mortels ont d'ailleurs lieu précisément sur ces routes parce que des gens prennent le risque inconsidéré de dépasser alors qu'ils ne le devraient pas ? Si une façon de voir la sécurité est d'avoir un véhicule plus puissant, je prônerais plutôt pour : " on se calme... " pour les quelques pauvres secondes que ce dépassement risqué peut nous faire sauver, le jeu n'en vaut définitivement pas la chandelle.
La semaine prochaine, pour la seconde partie de cette chronique, je m'attarderai en détail sur ce que sont les autos hybrides; sur leurs qualités, leurs défauts, sur les préjugés que bien des gens, dont des chroniqueurs, entretiennent à leur égard et sur l'effet qu'elles ont sur notre environnement comparativement à d'autres modèles. Il faudra juste vous assurer que d'ici là vous ferez vos exercices...





