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Un nouveau rôle pour le concessionnaire?

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L'automne dernier, un fait divers, en apparence anodin, a attiré mon attention. Jarry Dodge Chrysler a fermé ses portes ! Mis à part les pertes d'emplois, les pertes financières des propriétaires et tous les autres embêtements causés aux divers intervenants, cette fermeture a provoqué la disparition d'un nom associé au commerce de l'automobile depuis au moins cinquante ans. Le propriétaire de la concession était un personne reconnue pour son entregent, ses qualités de vendeur, sa connaissance d'un marché restreint, son appartenance à plusieurs organisations locales. Bref, il connaissait tout le monde, et tout le monde le connaissait. De plus, on l'identifiait à une seule marque de véhicules. Cette fermeture soulève donc une question sur l'évolution de la profession au pays.

Des changements dans les mentalités
Au cours des dernières années, le marché a beaucoup évolué et modifié en profondeur le profil du concessionnaire. Aujourd'hui, il est avant tout un gestionnaire, un meneur d'hommes et un spécialiste du marketing. On ne s'attend plus du concessionnaire qu'il vende les voitures une à une, mais plutôt qu'il soit capable de créer un environnement propice à la vente de voitures par dizaines et même par centaines. Une autre diffférence majeure, le concessionnaire n'est plus identifié à une seule marque ou même à un seul établissement.

Deux marchés bien différents
Cette évolution du changement dans le métier n'est pas un phénomène strictement canadien. Il en est de même partout sur le continent, mais à une autre échelle. Chez nos voisins du sud, par exemple, le nombre de groupes ou de mega-concessionnaires est beaucoup plus grand du fait que le marché est beaucoup plus important. Certains de ces groupes de concessionnaires possèdent une quarantaine de points de vente et contrôlent au moins une soixantaine de franchises. Les concentrations canadiennes sont de taille beaucoup plus modeste. Il est aussi intéressant de noter que les concessionnaires américains ne semblent pas connaître ou craindre les frontières géographiques. Les groupes canadiens, eux, semblent vouloir se concentrer dans des localités où ils possèdent déjà des établissements et craignent, en général, de franchir les frontières provinciales. De plus, plusieurs groupes américains sont des sociétés ouvertes. Le Canada, au meilleur de ma connaissance, n'en compte qu'une seule, et elle se fait remarquer par sa discrétion.