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Une BMW essence-hydrogène d'ici quatre ans

Une BMW essence-hydrogène d'ici quatre ans

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L'ère de l'hydrogène est arrivée, selon BMW. Dès 1999, à l'aéroport de Munich, le constructeur bavarois présentait la première voiture à hydrogène du monde, un monstre de 12 cylindres, et ouvrait la première station-service où l'on peut faire le plein d'hydrogène liquide (gaz refroidi à -253 oC) sans même devoir quitter son véhicule. Un robot repère et ouvre le bouchon et remplit le réservoir isolé hermétiquement en trois minutes. Comme il faudra encore au moins 20 ans pour développer une infrastructure mondiale dense permettant de faire le plein de ce vecteur écologique, BMW opte pour l'introduction rapide de voitures dotées d'un moteur à combustion interne bivalent, qui carbure à la fois à l'essence et à l'hydrogène. La combustion d'hydrogène n'émet que de l'eau chaude et très peu d'oxyde d'azote (sous la limite permise des 4 ppm, en Californie).

C'est ainsi que, le 10 juin dernier, à Montréal, au cours la 14e Conférence mondiale de l'hydrogène énergétique, dont elle est l'un des commanditaires, BMW présentait, au Centre des sciences de Montréal, la voiture concept MINI Cooper Hydrogen et, surtout, la BMW 745h. Cette dernière est le prototype de la future série 7 qui sera la première voiture de série à hydrogène commercialisée dans le monde. En mode hydrogène, cette 8 cylindres de 4,4 litres développe une puissance de 135 kilowatts (181 chevaux ou 80 % du mode essence) et atteint une vitesse maximale de 215 km/h. Son réservoir cylindrique, intégré au coffre à bagages, offre une autonomie de 300 kilomètres. Comme elle peut également rouler 650 kilomètres en mode essence, elle peut donc parcourir près de 1000 kilomètres sans faire le plein. Elle est dotée d'un groupe auxiliaire de puissance fonctionnant au moyen d'une pile à combustible qui remplace le groupe batterie-alternateur. Trois fois plus puissante qu'un alternateur, elle transforme au besoin l'hydrogène en électricité grâce à un procédé chimique (technologie développée par Ballard Power Systems, de Vancouver, qui, selon plusieurs, remplacera un jour le moteur à combustion interne. Cette pile fournit de l'électricité même quand le moteur est à l'arrêt, pour climatiser, à titre d'exemple, ce qui permet de réduire de 8 % la consommation d'un moteur à essence.