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Visite de l'usine où est assemblé le véhicule électrique ZENN, à Saint-Jérôme (vidéo)

Visite de l'usine où est assemblé le véhicule électrique ZENN, à Saint-Jérôme (vidéo)

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Récemment, Julie Boulet, ministre des Transports, a annoncé un projet pilote en vertu duquel on permettrait aux véhicules à basse vitesse (VBV) de circuler sur les routes du Québec, et ce, à partir du 17 juillet. Cependant, les véhicules à basse vitesse seront assujettis à quelques restrictions, notamment au chapitre de la limite de vitesse permise. En effet, ils peuvent uniquement circuler dans des rues ou la limite de vitesse maximale est de 50 km/h ou moins.


Au Québec, deux seuls VBV sont autorisés à circuler sur nos routes : le Nemo, un petit camion utilitaire urbain fabriqué à Sainte-Thérèse, et le ZENN, une sous-compacte capable d'accueillir deux passagers et qui est assemblée à Saint-Jérome.

Gilles Allard, vice-président aux opérations à ZENN, a travaillé en étroite collaboration avec la ministre afin de mettre sur pied ce projet de loi. Depuis maintenant deux ans, ZENN produit des véhicules électriques qui sont vendus un peu partout aux États-Unis ainsi qu'en Colombie-Britannique, mais pas au Québec. La ZENN pourra désormais rouler sur nos routes, c'est un grand pas qu'a fait le Québec, et Gilles Allard en est extrêmement fier.

Depuis cette annonce, l'engouement pour les VBV est en constante hausse. Après seulement une semaine, tout près de 200 Québécois ont manifesté leur intérêt pour la ZENN. Reste à voir s'ils seront prêts à débourser un peu plus de 15 000 $ pour un tel véhicule.

Visite de l'usine
Nous avons eu l'occasion de visiter l'usine ZENN, qui produit actuellement en moyenne trois voitures par jour. Si la demande augmente, l'usine et les employés sont en mesure d'en produire jusqu'à 30 par jour. Chaque véhicule nécessite environ 16 heures de travail avant d'être prêt à rouler. Si le processus est si rapide, c'est en raison du fait qu'aucun composant n'est produit à Saint-Jérôme. Ici, on fait uniquement l'assemblage.

Le châssis de la voiture provient du fabricant Microcar, à Nantes. À son arrivée à l'usine, il ressemble déjà à une voiture. Il est peint, et plusieurs composants sont déjà en place, notamment les vitres, les roues, les phares et les sièges.

Les employés débutent l'assemblage par la pose des batteries. On installe un compartiment sous l'espace de chargement, qui pourra les accueillir. Ensuite, on passe à l'avant où l'on doit ajouter un support, lui aussi pour accueillir ces précieuses réserves d'énergie.