Auto123.com - On vous guide du rêve à la route

Vive les États-Unis!

Vive les États-Unis!

Par ,

« J'adore le Canada! » Voilà ce qu'on entend souvent lorsqu'on voyage au sud de la frontière et dévoile notre nationalité. De mon côté, je peux dire « J'adore les États-Unis! »... même si mon amour a été mis à l'épreuve à plusieurs reprises, chaque fois en raison d'un conflit automobile.

Au fil des ans, nous, les Canadiens, avons dû dire au revoir à bon nombre de voitures excitantes ou, pire encore, les attendre en vain parce qu'elles n'auraient jamais connu du succès aux États-Unis. C'est la triste réalité du marché nord-américain : nos voisins décident pour nous les modèles que nous avons la chance de conduire.

Drapeau du Canada et des États-Unis

Les voitures excitantes en question sont celles qui ne font pas le saut chez nous ou qui disparaissent après quelques années de ventes désastreuses. Je pense à la Mazda6 familiale, à la Ford Focus familiale, à la BMW Série 5 familiale et, bon, vous comprenez. Ce sont aussi les Américains qui restreignent la présence de marques françaises telles que Renault, Citroën et Peugeot.

Au cours de mes derniers périples sous le 49e parallèle, j'ai cependant découvert que tout n'est pas perdu; il existe encore des trésors sur notre cher continent. En moins de temps qu'il n'en faut pour regarder le film Le Seigneur des anneaux : la Communauté de l'anneau, j'ai repéré et bavé sur un trio de Saab Sonett, plusieurs vieilles Volkswagen (dont deux Scirocco MkI), de rares Peugeot et même une Citroën XM.

J'avais l'impression de plonger au cœur de La quatrième dimension, version automobile. Plus précisément, je me trouvais dans le nord du Vermont, entouré d'un nombre incalculable de modèles Subaru, Saab, Nissan, Volkswagen, Kia et Hyundai, sans oublier bien sûr la légion de camionnettes.

En retournant à mon igloo un peu plus tard, je me suis dit qu'il y avait encore de l'espoir. Beaucoup d'Américains s'intéressent à autre chose que les Chevrolet Impala, Ford Fusion et Chrysler 200. On peut donc légitimement rêver d'un futur qui inclut Alfa Romeo, Fiat et peut-être même Renault (si Nissan accepte de lui consacrer une petite partie de ses salles d'exposition).

Vive les États-Unis!