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Voiture Google : Top 5 des choses à savoir

Voiture Google : Top 5 des choses à savoir

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Au cas où vous habitiez dans une grotte au cours des dernières années, nous devons vous avertir que la technologie de conduite autonome n’est plus réservée à la science-fiction. Les constructeurs automobiles ont fait énormément de progrès dans le domaine, au point où nous commencerons à voir de vrais véhicules sans conducteur sur nos routes d’ici la fin de la présente décennie.


Le géant des technologies Google et ses voitures autonomes retiennent beaucoup l’attention depuis quelques années, surtout la nouvelle génération. Mais que savez-vous à leur sujet? Voici les réponses à 5 grandes questions :


1. Google n’est pas un constructeur, n’est-ce pas?
De ses premières expériences avec des Toyota Prius, Audi TT et Lexus RX 450h modifiés jusqu’à son récent partenariat avec FCA pour tester des minifourgonnettes Chrysler Pacifica autonomes, Google a investi beaucoup pour révolutionner le transport personnel.


Cependant, la marque à la plus forte valeur au monde n’a présentement pas l’intention de devenir un véritable constructeur automobile. Elle cherche simplement à s’associer pour rendre sa technologie accessible au grand public.


« FCA a une équipe d'ingénierie agile et expérimentée et la minifourgonnette hybride enfichable Chrysler Pacifica est bien adaptée pour la technologie de conduite autonome de Google », a déclaré John Krafcik, chef de la direction du Google Self Driving-Project Car. « La possibilité de travailler en étroite collaboration avec les ingénieurs de FCA va accélérer nos efforts pour développer une voiture entièrement autonome qui rendra nos routes plus sûres, même pour ceux qui ne peuvent pas conduire. »


2. Quelle est cette drôle de chose sur roues?
Google a aussi développé sa propre voiture à l’interne, communément appelée « Google Car ». Dévoilée en mai 2014, elle est assemblée par Roush Enterprises avec de l’équipement de Bosch, ZF Lenksysteme, LG et Continental. Un prototype entièrement opérationnel a été présenté en décembre de la même année.
C’est un design assez unique et radical en forme de demi-sphère qui ressemble un peu à un koala. La motorisation est 100 % électrique et l’habitacle compte 2 places, mais surtout, la voiture fait appel à un système d’intelligence artificielle hautement évolué appelé « Google Chauffeur », qui rassemble des données de l’environnement tout autour grâce à des caméras, à un radar et à des capteurs LIDAR pour se créer une image à 360 degrés.


Google prétend que la voiture peut détecter des objets sur une distance équivalente à 2 terrains de football, dont des piétons, des cyclistes et d’autres véhicules, voire même des sacs de plastique qui roulent au vent ou des oiseaux qui prennent une pause sur la chaussée. Le logiciel traite toute l’information pour que la voiture se déplace en toute sécurité, sans fatigue ni distraction.


3. Où sont le volant et les pédales?
La fameuse Google Car se débarrasse des commandes habituelles que sont le volant et les pédales, car la compagnie l’a conçue pour fonctionner totalement sans intervention humaine. En même temps, par contre, elle assure que des systèmes d’urgence soient disponibles pour permettre aux occupants de prendre la relève et d’immobiliser la voiture au besoin.


4. À quel point est-ce sécuritaire, au juste?
On estime que 33 000 personnes meurent sur la route chaque année aux États-Unis, l’erreur humaine étant responsable d’environ 94 % des décès. Bon, vous avez peut-être entendu parler d’accidents impliquant des voitures autonomes de Google, mais tous étaient la faute de conducteurs inattentifs dans d’autres véhicules, dit-on.


Par ailleurs, il y a eu 341 situations où le passager a dû s’emparer du contrôle et, selon Google, 272 d’entre elles ont été causées par des problèmes techniques. Seulement 13 auraient mené à un incident. Sans être parfait, c’est assez impressionnant, compte tenu des 2,5 millions de kilomètres parcourus collectivement par les voitures autonomes de Google.


5. Qu’arrivera-t-il ensuite?
Lancée en 2012, la flotte de véhicules autonomes d’essai de Google continue d’inclure des VUS de Lexus et ses propres prototypes. La Californie, Washington, le Texas, le Nevada et l’Arizona sont les états américains qui servent de laboratoire routier. Actuellement, des testeurs humains se trouvent à bord dans tous les cas, notant la façon dont les gens perçoivent et interagissent avec la machine et mettant en lumière des situations qui sont propres aux voitures autonomes.


La plus grosse embuche demeure évidemment tout ce qui a trait au côté légal, incluant les assurances. En décembre 2015, le département des véhicules motorisés de la Californie a finalement soumis des propositions de lois régissant les voitures autonomes. Si elles sont adoptées, ces voitures devront quand même avoir un volant et des pédales ainsi qu’une personne à bord qui détient un permis de conduire pour véhicule autonome. Cette personne serait d’ailleurs tenue responsable de tout accident ou toute violation du code de la sécurité routière, peu importe si elle était au volant ou non.


Bon nombre de défenseurs et de critiques des voitures autonomes exigent cependant des lois fédérales. De son côté, le directeur de projet chez Google, Chris Urmson, presse le Congrès américain d’autoriser la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) à lui accorder une permission spéciale pour vendre des voitures sans volant ni pédales. Google espère atteindre son objectif d’ici 2020.