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Essai de la BMW Z4 M40i 2020 : un roadster comme il ne s’en fait presque plus

On termine notre semaine non officielle de la décapotable en beauté avec la BMW Z4 M40i 2020. Malgré le flot de petites voiture décapotables sur le marché actuellement, la Z4 appartient à une catégorie pure comme il ne s’en fait presque plus.

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La BMW Z4 existe depuis 2003 sur nos routes. À l’époque, le segment des roadsters était en pleine ébullition avec l’avènement des Porsche Boxster, Audi TT sans oublier la Mercedes-Benz SLK. On pourrait également ajouter à cette liste entièrement germanique les représentantes du Japon et des États-Unis que sont la Nissan 350Z Roadster, la Honda S2000 et la Chrysler Crossfire.

Depuis cet âge d’or des roadsters de performance et de prestige, le segment a perdu des plumes, puisqu’il ne reste que la 718 Boxster, la vieillissante 370Z Roadster et l’Audi TT qui vit ses derniers moments sur le marché, le constructeur aux quatre anneaux qui a annoncé son retrait prochain de l’alignement.

Photo : V.Aubé

L’arrivée de la BMW Z4 2020, la troisième du nom, arrive donc comme une énorme bouffée d’air frais, surtout à l’ère du véhicule utilitaire sport qui a, avouons-le, carrément transformé le paysage automobile au fil des quinze dernières années.

La troisième, c’est la bonne!
Le moins qu’on puisse dire, c’est que les amateurs de belles carrosseries ont apprécié ce roadster durant ces quelques jours passés derrière le volant. Les pouces en l’air et les téléphones intelligents en train de filmer mon passage sur la route se sont multipliés à un rythme effarant, une autre preuve de l'amour des gens pour les belles voitures racées.

Cette troisième génération du modèle est selon moi très réussie. Après les traits osés de la première (nom de code E85) signée Chris Bangle et ceux plus matures de la deuxième génération (nom de code E89) avec son toit rigide escamotable, le troisième opus revient un peu à la base.

Non seulement le toit souple est de retour, mais la silhouette du roadster est assurément l’une des plus achevées, et je dois dire que le design des plus récents modèles BMW s’intègre plutôt bien au roadster bavarois, la Z4 qui a l’air plus large que jamais avec cette grille de calandre dominante. Et que dire de ces feux de position enveloppants à l’arrière? Quant à la coloration Blue misano métallisée, elle est également responsable de toute cette attention.

Photo : V.Aubé

Pas de livrée M
Même si elle porte l’appellation M40i – la BMW Z4 est également disponible en livrée sDrive30i avec une mécanique 4-cylindres turbo –, cette version pimentée n’a pas besoin de l’apport de la division M, comme c’était le cas avec la première Z4. Cette version M40i n’est pas dépourvue sous le pied droit grâce à une mécanique 6-en-ligne turbocompressée de 3,0-litres de cylindrée. Et avec 381 chevaux et 368 lb-pi de couple optimal, disons que les accélérations sont assez explosives.

Évidemment, les puristes des trois pédales crient encore au scandale, sur le fait que la Z4 ne soit pas disponible avec une bonne vieille boîte manuelle, mais les stratèges nord-américains ont raison sur ce point : le pourcentage de consommateurs intéressés à manier un embrayage au quotidien dans la circulation lourde est tout simplement en chute libre de ce côté-ci de l’Atlantique. Même la Chevrolet Corvette C8 a perdu ce privilège!

La bonne nouvelle, c’est que cette boîte automatique à huit rapports travaille plutôt bien avec le 6-en-ligne, surtout en accélération ou lors des reprises sur l’autoroute, alors que la rapidité des changements de rapports impressionne au plus haut point. C’est moins reluisant lors des freinages, alors qu’il est préférable de laisser l’unité travailler tout seul. Il est possible de rétrograder soi-même à l’aide des palettes logées derrière le volant, mais les « à-coups » ressentis chaque fois que la palette de gauche est actionnée me rappellent à quel point une boîte à double embrayage est plus adéquate dans ce cas bien précis.

Photo : V.Aubé

Ce que cette boîte automatique n’a pas par contre, c’est ce fameux délai lors des départs arrêtés, un problème rencontré particulièrement avec les produits du groupe Volkswagen qui sont équipés de ce type de boîte de vitesses. En conduite urbaine, la Z4 M40i s’avère très confortable, surtout à cause de ce petit détail.

Selon l’humeur du moment
Comme c’est le cas depuis plusieurs années avec les produits BMW – et même d’autres véhicules à caractère sportif en général –, il est possible de modifier le comportement de la voiture grâce à la magie de l’électronique. Non loin du levier de vitesses, on retrouve une série de boutons (Sport, Comfort, Eco Pro et Adaptative), ceux-ci qui permettent d’ajuster la réaction de la mécanique (moteur et transmission), la fermeté de la suspension, la raideur de la direction et même la musicalité du système d’échappement.

Vous ne serez pas surpris d’apprendre que le mode Sport a souvent été utilisé pendant cette escapade estivale, simplement à cause de la série de pétarades entendues lors des changements de rapports. Le mode Sport Plus (qui requiert une pression additionnelle du bouton Sport) est encore plus bestial à ce niveau.

Photo : V.Aubé

Tout ceci est enivrant, mais une bonne partie de cette randonnée avec ou sans toit par-dessus ma tête a été réalisée sur l’autoroute, là où le mode Comfort est le plus adéquat puisqu’il réduit le nombre de décibels causés par l’échappement double à l’arrière en plus de ramollir le rebond de la suspension. Le mode Eco Pro est également de mise, mais il enlève malheureusement l’étincelle ressentie derrière le volant d’une sportive comme la Z4.

Contrairement à une Porsche Boxster qui transforme le conducteur en « rock star » du pilotage (à cause de la position de la mécanique) ou à la Nissan 370Z Roadster qui se fait franchement plus rustre à conduire, la BMW M4 M40i fait plus dans la finesse. Elle est capable de tenir son bout face à la représentante de Stuttgart – avec un peu plus de travail de la part de celui ou celle qui tient le volant par contre – et se veut définitivement le meilleur choix du segment pour son confort général, la Z n’étant pas un modèle à ce chapitre.

Quant à la sonorité de son moteur 6-en-ligne turbo, disons seulement que pour le moment, il a le dessus sur ses rivales, à l’exception peut-être de l’Audi TT RS – et son incroyable 5-cylindres turbo – qui n’est même pas disponible avec un toit souple, soit dit en passant.

Photo : V.Aubé
Photo : V.Aubé

Le mot de la fin
Comme tout roadster, la BMW Z4 M40i 2020 n’est pas une voiture parfaite. L’espace à bord est compté – idem pour le coffre –, tandis que certains trouveront à redire sur le choix des boîtes de vitesses. Qui plus est, la Z4 sera, du moins pendant quelques mois, comparée à sa cousine de plateforme, la Toyota Supra, qui se vend passablement moins cher.

Mais, au final, la Z4 se distingue du coupé nippon par son toit amovible qui autorise un bon bain de soleil lorsque la température le permet. Et même s’il n’y a jamais eu autant de modèles décapotables sur le marché qu’en ce moment, la BMW Z4 appartient à une catégorie pure comme il ne s’en fait presque plus de nos jours.

On aime

-    Design très réussi
-    Coffre intéressant… pour un roadster !
-    Le souffle impressionnant de la mécanique 6-en-ligne

On aime moins

-    Pas assez de rangement dans l’habitacle
-    Porte-gobelets mal conçus
-    Pas de boîte manuelle

Les principaux concurrents

-    Porsche 718 Boxster
-    Audi TT
-    Nissan 370Z Roadster
-    Jaguar F-Type

Photo : V.Aubé

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