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Dodge Avenger SXT 2011 : essai routier

Dodge Avenger SXT 2011 : essai routier

Une bourgeoise aux gants blancs Par ,

Il y a la simple bourgeoise, bien sûr, et celle aux gants blancs. Je vous avertis, par contre : cette évaluation ne sera pas très positive. Cela dit, tout le monde a droit à une chance de se faire valoir.

La version SXT que j'ai testée se veut séduisante pour une berline intermédiaire. (Photo: Matthieu Lambert/Auto123.com)

Depuis quelque temps, le groupe Chrysler nous démontre qu'il peut concocter des produits fort impressionnants. Malheureusement, la Dodge Avenger SXT 2011 n'en fait pas partie – et je comprends pourquoi. Au cours de la dernière année, j'ai conduit les nouveaux Jeep Grand Cherokee et Dodge Durango, entre autres, et les deux se sont avérés excellents. Il m'apparaît clair que le fabricant américain a choisi d'investir davantage dans ses camions et utilitaires que dans ses voitures. L'Avenger et la Chrysler 200 illustrent mon point.

Bon, tout n'est pas négatif. La version SXT que j'ai testée se veut séduisante pour une berline intermédiaire. Or, même si elle tourne beaucoup plus de têtes que la Toyota Camry, la Honda Accord ou la Ford Fusion, l'Avenger ressemble encore à une voiture de location, contrairement aux trois autres. Vous pouvez me traiter de cruel, mais je dis simplement ce que je vois.

À l'intérieur, les designers ont réussi à embellir le décor de façon admirable. Nettement plus accueillant et convivial que l'ancien, le nouvel habitacle confirme que Chrysler se porte à l'écoute de la clientèle et des détracteurs. Le tableau de bord redessiné adopte une présentation conservatrice mais ergonomique. Le choix des matériaux, leur assemblage ainsi que la finition en général ont fait d'énormes progrès en très peu de temps. Bravo aussi pour les sièges avant qui procurent un confort appréciable de même que la banquette arrière qui accommode deux adultes de taille normale.

L'autre grand changement apporté à la Dodge Avenger – certains appelleront ça une amélioration – est le retrait du vieux V6 de 3,5 litres au profit du moteur Pentastar de 3,6 litres, un drôle de numéro que Chrysler utilise maintenant à toutes les sauces. Je l'ai essayé autant dans le Grand Cherokee (puissance adéquate, consommation acceptable) que le Durango (puissance déficiente, consommation scandaleuse). Dans les deux cas, je dois l'admettre, le Pentastar s'est montré raffiné et docile. Je crois que tout dépend du poids du véhicule.

À l'intérieur, les designers ont réussi à embellir le décor de façon admirable. (Photo: Matthieu Lambert/Auto123.com)