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En piste avec les Dodge Challenger SRT Demon et Durango SRT 2018

En piste avec les Dodge Challenger SRT Demon et Durango SRT 2018

L’âge d’or de la puissance motrice Par ,

Indianapolis, Indiana — Oubliez les années 1960, dont on se souvient vaguement avec nostalgie tout en omettant les châssis mous comme de la guimauve qui accompagnaient les gros moteurs tonitruants, car nous avons maintenant la preuve que nous vivons dans l’âge d’or des muscle cars. Si vous ne me croyez pas, eh bien, la nouvelle Dodge Challenger SRT Demon 2018 a 840 bonnes raisons pour vous convaincre.

Alors que les petits moteurs turbocompressés font fureur en ce moment, la Demon va à l’encontre de la tendance. Cette bête d’accélération renferme un V8 suralimenté de 6,2 litres dérivé de la « modeste » Challenger SRT Hellcat de 707 chevaux, mais poussé à l’extrême afin de développer une puissance de 808 chevaux avec de l’essence ordinaire ou 840 chevaux avec du carburant de course à indice d’octane de 100. Un plus gros compresseur, un système de refroidissement digne d’une usine nucléaire et une série de prises d’air capables d’aspirer une quantité d’air astronomique sont également essentiels à la production d’un couple de 770 livres-pied qui pourrait vraisemblablement empêcher la planète de tourner pendant qu’on écrase la pédale au plancher.

Dodge Challenger SRT Demon 2018 avec des pneus de route
Photo : B.Hunting
Dodge Challenger SRT Demon 2018 avec des pneus de route

La superstar des pistes d’accélération
Je ne voulais pas inverser la rotation de la Terre en me rendant au Lucas Oil Raceway, mais plutôt maîtriser le système appelé « transbrake » de la Dodge Challenger SRT Demon (le premier sur un véhicule de série) et anéantir le quart de mille de la célèbre piste d’accélération d’Indianapolis. Sérieusement, il n’y a pas de meilleur outil pour battre à plates coutures n’importe quelle autre voiture qui oserait se pointer dans la voie d’à côté.

La Demon sort de l’usine avec seulement un siège du conducteur; l’acheteur pourra ajouter un siège du passager avant et une banquette arrière pour la somme symbolique de 1 $ chacun. Toutefois, si vous n’avez qu’un dollar à dépenser, je vous conseille d’opter à la place pour le « Demon Crate », un coffre aux trésors qui referme plusieurs composantes de performance propres à la Demon, dont le logiciel nécessaire pour que le moteur fonctionne avec du carburant de course, un filtre à air spécial, des roues avant étroites qui réduisent la friction et le poids à l’avant de même que divers outils comme un cric et une clé à chocs.

Revenons au système de « transbrake ». Après avoir bien réchauffé les pneus Nitto NT05 315/40R18 à l’aide de ce dispositif de contrôle électronique des freins avant, j’étais fin prêt à tenter ma chance au quart de mille pour voir à quel point je pouvais m’approcher des 9,65 secondes annoncées par la compagnie. La piste avait été apprêtée avec de l’adhésif VHT pour nous faciliter les choses. Même si on peut se donner un bon élan en maintenant les 2 pédales enfoncées simultanément ou en se servant du système de contrôle du décollage, il n’y a rien de tel que ce système qui bloque les roues par le biais de la boîte de vitesses et qui fait grimper le régime du moteur pour profiter des départs les plus explosifs d’un essai à l’autre.

Dodge Challenger SRT Demon 2018 avec des pneus avant étroits
Photo : B.Hunting
Dodge Challenger SRT Demon 2018 avec des pneus avant étroits

La séquence victorieuse
La séquence nécessaire pour bien faire fonctionner ledit système s’avère assez complexe. Il faut d’abord tirer sur les 2 palettes au volant (la Challenger SRT Demon n’offre qu’une boîte automatique à 8 rapports), puis écraser la pédale de frein, faire monter le moteur à un peu plus de 2 000 tours/minute, relâcher une palette, relâcher le frein et finalement laisser tomber l’autre palette pour que la puissance monstrueuse se transfère aux roues arrière et fasse soulever le devant de la voiture avant que l’accélération se poursuive jusqu’au bout de la piste.

Après des premières tentatives infructueuses, j’ai réussi la séquence et obtenu mon meilleur temps à vie au quart de mille : 10,6 secondes à 128 mi/h (206 km/h). J’ai fait encore mieux à chaque sprint subséquent, jusqu’à abaisser mon chrono à 10,2 secondes à la fin de la journée. Et ça, c’est avec une voiture qui venait de se faire malmener pendant tout un après-midi sous un mercure de 33oC. En général, les bolides de performance se fatiguent après quelques quarts de mille, mais la Demon semblait plutôt s’améliorer de fois en fois, ce qui est tout à l’honneur des ingénieurs de SRT.

Dodge Challenger SRT Demon 2018 sur le quart de mille
Photo : B.Hunting
Dodge Challenger SRT Demon 2018 sur le quart de mille

Douceur surprenante
Ce qui rend la chose encore plus incroyable, c’est que la Dodge Challenger SRT Demon 2018 peut se montrer douce comme un chaton sur la route. En laissant les pneus étroits dans le coffre, elle fait preuve d’un roulement plus confortable que la Hellcat grâce à un réglage de suspension plus souple qui favorise les transferts de poids avant/arrière davantage que les tours de piste rapides.

Je me sentais donc bien à l’aise au volant de la Demon sur les routes de l’Indiana, mais si jamais vous préférez vous rendre à la piste d’accélération en la remorquant, le nouveau Dodge Durango SRT 2018 est un véhicule de choix.

Pour tirer ou foncer
Le Durango SRT est un peu l’équivalent à 3 rangées du Jeep Grand Cherokee SRT. Chacun exploite le même V8 HEMI de 6,4 litres qui développe 475 chevaux et 470 livres-pied de couple via une boîte automatique à 8 rapports et un système à 4 roues motrices. On a le choix entre les modes Auto, Sport, Piste, Neige et Remorquage (le Durango SRT peut tirer des charges allant jusqu’à 3 954 kilos) et la suspension adaptative a été calibrée pour offrir une maniabilité digne des circuits routiers.

J’ai personnellement validé le tout sur la piste intérieure du circuit Indianapolis Motor Speedway. Le Dodge Durango SRT a attaqué les virages avec une aisance remarquable pour un VUS de sa taille, quoique son poids substantiel se faisait toujours un peu sentir.

Dodge Durango SRT 2018
Photo : B.Hunting
Dodge Durango SRT 2018

Évidemment, on est mieux servi dans ce genre d’exercice par une voiture comme la Challenger SRT Hellcat Widebody, qui était également disponible sur place pour les journalistes. Avec ses voies étirées et ses pneus plus larges, cette version ne présente aucun signe de nervosité quand on la pousse à la limite, contrairement à la Hellcat.

Besoin de 2 000 chevaux?
Vous seriez surpris du nombre de muscle cars des années 1960 qu’il faudrait rassembler pour obtenir quelque chose qui s’approche d’une puissance totale de 2 000 chevaux. Avec Dodge, par contre, il suffit de se pointer chez un concessionnaire où la Challenger SRT Demon, le Durango SRT et la Challenger SRT Hellcat Widebody attendent impatiemment de vous en mettre plein la vue — et aussi de vider votre compte en banque avec des prix variant entre 72 995 $ et 109 995 $. Pas besoin d’une machine à voyager dans le temps; toutes les fantaisies du passé sont enfin accessibles ici et maintenant.

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Photos :B. Hunting
Photos des Dodge Challenger SRT Demon, Challenger SRT Hellcat Widebody et Durango SRT 2018