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Essai: Audi A6 3.2 Avant 2006

Essai: Audi A6 3.2 Avant 2006

Une question de familiale Par ,

Une question de familiale

Pendant que nous, Nord-Américains, avons adopté les utilitaires sport, les Européens sont demeurés fidèles aux familiales. Sage décision dans leur cas, considérant que les gros VUS sont capables de sillonner les centres-villes de New York et Toronto mais pas nécessairement ceux de Paris et Londres. En plus, les effets de la hausse du prix de l'essence se font moins sentir du côté des familiales. Nous-mêmes le réalisons de plus en plus, ce qui nous force à remettre en question notre besoin de rouler en camion. Certes, il est impossible de réduire la taille de nos familles, mais nos moyens de transport, oui.

Devant l'intérêt grandissant des consommateurs, de plus en plus de constructeurs décident de tenter l'aventure des familiales. Connus sous le nom de « break », « touring » et « estate » en Europe, ces véhicules s'avèrent d'abord des moyens abordables de transporter toute la famille. Mais il en existe aussi des formats très luxueux, très chics et très dispendieux. C'est le cas de la toute nouvelle Audi A6 Avant, que j'ai eu la chance d'essayer pendant une semaine.


Design

Visuellement, l'A6 Avant a l'air imposante et agressive. Sa ligne de toit est longue et fuyante jusqu'au hayon. L'effet de grandeur de la voiture est amplifié par l'empattement ultra-long et la voie très large. Par ailleurs, je prends vraiment plaisir à admirer la façon dont les divers constructeurs apposent leur image corporative sur chacun de leurs modèles, et la calandre trapézoïdale de Volkswagen et Audi me séduit particulièrement. Pour leur part, les feux arrière à diode électroluminescente sont très attrayants; ils ne ressemblent à rien de connu en ce moment, mais ce n'est qu'une question de temps avant qu'on commence à en voir régulièrement. Enfin, l'assemblage des panneaux est excellent et la finition de peinture est quasi parfaite. La seule façon dont ma familiale gris foncé aurait pu être plus jolie, c'est en étant équipée des jantes optionnelles de 18 pouces à sept rayons.

L'habitacle constitue un étrange amalgame de haute technologie et de design bon marché. La panoplie de commandes, dont l'interface MMI d'Audi, qui sont situées sur le bloc central et autour du levier de vitesses sont intéressantes, à première vue. Toutefois, en conduisant, elles deviennent rapidement difficiles à gérer. Au moins, les boutons de contrôle pour la chaîne audio et le climatiseur qui se trouvent sur le volant permettent un accès facile. Le menu de navigation du système MMI est complexe, alors mieux vaut procéder aux réglages lorsque la voiture est immobilisée. Ceci dit, je l'ai trouvé beaucoup plus pratique que l'interface iDrive, de BMW - même la nouvelle version. En outre, un des éléments qui m'ont déçu, c'est la clé dite « intelligente »; après quelques jours, elle ne me permettait plus de démarrer le moteur simplement en appuyant sur le bouton « Start ».

En termes de design proprement dit, le tableau de bord est tout ce qu'il y a de plus simple. Les matériaux utilisés sont de bonne qualité, mais il y a trop de plastique ordinaire sur la partie supérieure. En comparaison, le tableau de bord de la A4 est esthétiquement mieux pensé. Quoi qu'il en soit, les empiècements en bois encadrés de chrome arrivent à
contrecarrer ce plastique et à hausser le raffinement de l'habitacle.

Fermes et offrant un bon support, les sièges avant sont chauffants et à plusieurs réglages électriques. Le confort est assuré à toutes les places et il y a abondamment d'espace pour quatre adultes. Le passager du milieu, à l'arrière, a cependant moins de chance. L'aire de chargement bénéficie du même souci du détail que le reste de l'intérieur; on y retrouve des rails d'arrimage et d'autres accessoires pratiques. Finalement, le système audio à 10 haut-parleurs d'Audi produit un son merveilleusement riche et puissant.