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Essai du Ford Explorer Sport 2018

Il est difficile d’ignorer le Ford Explorer sur notre marché. On en voit presque partout. En fait, il s’agit ici d’un des VUS intermédiaires les plus populaires chez nous. Toutefois, il doit se mesurer à une concurrence d’importance dont le Jeep Grand Cherokee. L’année dernière, Jeep a réussi à écouler plus de 23 000 unités de sa Grand Cherokee au Canada. Chez Ford, les Explorer n’ont réussi qu’à trouver «que» quelques 17 000 preneurs au pays. Malgré tout, l’Explorer se classe bon deuxième au chapitre des ventes de VUS de ce calibre dépassant ainsi les Dodge Durango, Nissan Pathfinder, Toyota Highlander, Honda Pilot et autres joueurs du segment.

Pour le moment, l’Explorer nous est reconduit sans grands changements pour 2018. Est-il toujours aussi intéressant?

La version 2018 de l’Explorer affiche quelques petites retouches au niveau de la calandre, des phares de conduite, des pointes d’échappement et des jantes en plus de nouvelles couleurs. L’Explorer est donc offert en cinq finitions, celle de base, la XLT plus élaborée, la luxueuse Limited, la version Sport dont il est question ici et, la Titanium qui se veut un VUS ultra-luxueux.

Soit dit en passant, les rumeurs veulent que Ford ait l’intention de proposer une version ST de performance de l’Explorer au cours des prochains mois alors que ce VUS sera mû par un V6 turbocompressé de plus de 400 chevaux (fort possiblement celui de 3,0 litres que l’on retrouve présentement sous le capot des Lincoln MKZ et Continental). D’autre part, il y aurait un nouvel Explorer à l’étude, probablement pour 2020. Cette camionnette serait élaborée à partir de la nouvelle plateforme CD6 qui, de base, serait à propulsion ou encore à traction intégrale.

Ce serait à ce moment une sorte de retour aux sources. Rappelons que, à ses débuts, l’Explorer était une sorte de version allongée à quatre portes de la Bronco II. Il reposait alors sur un châssis rigide à propulsion avec motricité aux quatre roues sur commande. De nos jours, les plus récents Explorer ont été conçus comme véhicules à carrosserie autoporteuse (aussi appelé «monocoque») à traction avant d’abord.

Pour le moment, Ford offre trois moteurs au catalogue de l’Explorer dont le V6 de base de 3,5 litres qui développe 290 chevaux et 255 li-pi de couple, le quatre cylindres EcoBoost de 2,3 litres qui, lui, fait 280 chevaux et 310 li-pi de couple et le V6 biturbo EcoBoost de 3,5 litres qui développe alors 365 chevaux et 350 li-pi de couple. C’est celui-ci qui se cache sous le capot de la version Sport. La seule boîte de vitesses disponible est l’automatique à six rapports mais il est possible de se procurer un Explorer avec la traction avant seulement ou avec la traction intégrale (sauf pour l’EcoBoost de 3,5 litres qui ne vient qu’avec la traction intégrale). Les acheteurs qui choisiront cette motorisation auront droit au Terrain Management System qui permet au conducteur de choisir une programmation de l’entraînement mécanique qui adaptera le comportement du véhicule au terrain qu’il doit attaquer, que ce soit de la boue, du sable, du gravier ou de la neige.

Évidemment, plusieurs consommateurs choisiront l’Explorer pour sa capacité de tirer des remorques. Alors que dans le passé, Ford affichait une capacité supérieure à celle d’aujourd’hui, les ingénieurs de la marque se sont rendu compte que la clientèle de tels véhicules croyait ne jamais dépasser 5000 livres. C’est donc à ce chiffre qu’ils se sont limités pour la toute dernière génération qui nous est arrivée en 2011. Le conducteur n’a qu’à presser le bouton «Tow» au tableau de bord (à la gauche du volant) pour profiter de l’aide de la transmission automatique qui réagira pour «étier» les rapports au besoin ou même pour ralentir le véhicule. 

L’intérieur de la plus récente livrée d’Explorer n’a pour ainsi dire pas changé depuis l’arrivée de cette génération sauf que la finition y a été grandement améliorée. Ainsi, la navigation (qui fait partie du système Sync 3) et les systèmes d’avertissements de collision ont été revus et améliorés. Le tableau de bord expose une instrumentation complète programmable devant le conducteur alors qu’en son centre, il y a un grand écran qui sert à la radio (avec sonorisation Sony), la navigation et les multiples commandes tactiles de chauffage et d’ajustement des sièges d’avant (il peut aussi y avoir la Wi-Fi, Apple CarPlay et Android Auto à cet ensemble).

Soulignons que le volant contient aussi plusieurs des commandes mais manuelles. Les sièges d’avant (des baquets, bien entendu) sont chauffants et ventilés avec la finition Sport. Selon le choix de l’acheteur, il peut y avoir deux ou trois places au centre alors que tout à l’arrière, on retrouve les deux places d’appoint que l’on recommande toujours plus aux enfants ou aux petites personnes vu l’espace qui y est restreint. Leur dossier y est rabattable (par commande électrique) ce qui procure un grand espace de chargement qui peut aussi devenir encore plus grand si l’on rabat les dossiers du centre également. Évidemment, pour accéder à cet espace, l’opérateur n’a qu’à passer le pied sous le pare-chocs (s’il a la clé électronique sur lui). Le hayon s’ouvrira alors de lui-même et on peut le refermer en repassant le pied sous le pare-chocs ou en pressant le bouton qui permet de clore la porte. Encore une fois, la finition intérieure de cet Explorer est plus élaborée que celle des versions de base ou XLT sans toutefois tomber dans l’exagération. Il s’agit donc d’un luxe relativement discret. 

Au volant
Grâce à sa plateforme qui sert aussi à des automobiles de la marque (Ford Taurus et Flex, Lincoln MKS maintenant abandonné et MKT), l’Explorer se conduit un peu comme une grande berline. Les multiples ajustements du siège du conducteur et du volant permettent à celui-ci de trouver une position de conduite confortable offrant une bonne visibilité même si le capot peut sembler un peu haut. Lorsque les sièges d’arrière ne sont pas occupés, il est préférable de replier les appuie-tête qui bloquent une partie de la vue de la lunette arrière.

Dès le départ, on ne peut qu’apprécier la puissance du moteur V6 EcoBoost dont les 365 chevaux passent aux roues avant ou arrière selon le boîtier de transfert élaboré dont l’ordinateur jugera quelle extrémité peut le mieux gérer cette puissance. La boîte de vitesses automatique fonctionne tout en douceur alors que le conducteur peut utiliser les palettes au volant pour passer les rapports ou rétrograder. 

Donc, passer du point mort à 100 km/h demandera moins de sept secondes à cet ensemble mécanique. Les reprises en cas de dépassement seront tout aussi impressionnantes. Si équipée d’une radio haut de gamme, la finition Sport inclura alors une reproduction de son de moteur V8 qui émanera des hautparleurs. Le conducteur ne pourra pas modifier ce son (qui est très modéré) mais celui-ci donnera l’impression qu’il y a un V8 sous le capot. Et ce son ne sera pas transmis à l’extérieur du véhicule. C’est ce qu’on appelle Engine Sound Enhancement ou Active Noise Control et il se produit que lorsque le moteur est sollicité.

Si l’Explorer est un peu encombrant à manier en situation urbaine ou dans les stationnements, c’est un véhicule idéal pour les grands trajets. Heureusement, en plus des caméras qui peuvent venir en aide lorsqu’on se gare (certaines qu’il faut activer), ce Ford est disponible avec des systèmes d’aide au stationnement parallèle ou perpendiculaire!  Après un peu de pratique, on ne peut qu’apprécier ce genre d’aide! Évidemment, l’Explorer n’est pas nécessairement une voiture de sport mais avec sa plateforme «d’automobile», tel que mentionné plus haut, son comportement routier est nettement supérieur à celui des VUS du passé avec leur suspension surélevée. Le freinage est assuré par quatre puissants disques appuyés de l’ABS alors que la direction est assistée par électronique. Les roues de 20 pouces du modèle Sport sont chaussées de pneus de série 50.    

Une semaine au volant de ce Ford s’est traduit par une consommation moyenne de 14,4 l/100 km selon une conduite surtout urbaine (Ford annonce une consommation de 14,8 en ville, 10,7 sur autoroute) alors que l’ordinateur de bord indiquait 13,4 l/100 km. En ce qui a trait au prix, un Explorer Sport 2018 débute à 54 199 $. Mais avec les multiples options (dont un toit ouvrant panoramique en verre, les télés à l’arrière des appuie-tête et autres fantaisies), le prix final du modèle d’essai en est arrivé à 59 829 $ plus les frais de livraison de 1790 $. 

Plusieurs images circulent déjà sur l’Internet concernant le redesign éventuel de ce populaire VUS. Toutefois, tout indique que cette véritablement nouvelle version ne sera présentée qu’au début de 2019 en tant que modèle 2020 incluant la finition ST mentionnée plus haut. Il y a fort à parier que le futur Explorer partagera une silhouette très semblable à celle du prototype Aviator de Lincoln qui a été dévoilé au printemps dernier au Salon de l’Auto de New York. Saura-t-il toujours se mesurer à la concurrence?
  

 

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