Auto123.com - On vous guide du rêve à la route

Essai du GMC Yukon SLT Édition Graphite 2019 : beau gars

Au cas où vous ne le sauriez pas, il y a quand même pas mal de gens au Canada qui veulent d’un grand VUS pleine grandeur. Et saviez-vous que c’était General Motors qui en produisait le plus ? Le constructeur a vendu 3578 Chevrolet Tahoe et 3061 GMC Yukon au pays l’année dernière. Qui plus est, il a aussi écoulé 2789 Chevrolet Suburban (la version allongée du Tahoe) et 2266 Yukon XL (évidemment, la version allongée du Yukon).

Ces camionnettes uniques à l’allure de familiales connaissent très peu de concurrence alors que seulement 2798 Ford Expedition, 1435 Nissan Armada et 684 Toyota Sequoia ont trouvé preneur chez nous l’année dernière. Au Canada, les ventes totales de ce segment ont été de 16 609 unités en 2018. Et cela n’inclut pas leurs versions de luxe dont les Cadillac Escalade (basés sur les Tahoe et Yukon), Lincoln Navigator (basés sur le Ford Expedition) ni les INFINITI QX80 et Lexus LX570 d’origines japonaises ou encore les quelques Range Rover britanniques ou Mercedes GL allemands.

Aux États-Unis, les chiffres sont encore plus étonnants. Presque 338 000 unités de ce type de véhicule ont été vendues en 2018 (et cela n’inclut pas leurs versions de luxe) incluant quelque 75 000 Yukon. Parce que c’est ce dont il est question ici, le GMC Yukon. Plus spécifiquement le Yukon SLT Édition Graphite.

En fait, la finition Graphite pourrait très bien être la dernière version spéciale de cette génération de Yukon. Parce qu’une toute nouvelle génération de cette grande familiale devrait être lancée sous peu. En effet, le Tahoe et le Yukon sont basés sur les camionnettes Chevrolet Silverado et GMC Sierra. Et ces deux produits GM ont récemment été redessinés tant dans leur version légère 1500 et plus robuste HD. Logiquement, les Tahoe et Yukon devraient suivre.

Photo : É.Descarries

Mais, pour le moment, voici donc l’Édition Graphite 2019 du Yukon SLT, un utilitaire familial à huit passagers basée sur un châssis de camionnette. Même si l’on n’y note que peu de changements au niveau de la ligne depuis quelques années, certaines retouches ont été apportées à la calandre et aux phares l’année dernière. Pour cette nouvelle finition Graphite, la majeure partie des éléments chromés de l’extérieur a été peinte en noir lustré incluant les massives jantes de 22 pouces et les rails de la galerie.

Mais ce n’est pas tout! Le Yukon dont il est question ici est équipé de l’ultime option, la Performance Graphite. Cela veut dire que sous le capot se cache un V8 L86 EcoTech3 de 6,2 litres qui fait 420 chevaux et 460 li-pi de couple, combiné à une toute nouvelle boîte automatique à 10 rapports avec boîtier de transfert à deux vitesses menant à des différentiels dont le rapport final est de 3.23 :1. Car, vous l’aurez deviné, c’est un véhicule à quatre roues motrices sur commande électrique.

Ajoutez à cela la suspension Magnetic Ride qui sert à rendre cette grande brute aussi confortable qu’un VUS de luxe. Notre véhicule d’essai était chaussé de pneus d’hiver Bridgestone Blizzak.

Photo : É.Descarries

Un intérieur très équipé
Avec l’Édition Graphite, il est plutôt question de luxe ici, de luxe qui se rapproche de celui du Cadillac Escalade. Malgré que le tableau de bord affiche un style reconduit des années passées, il présente toujours une instrumentation complète et très lisible. La planche de bord contient aussi un écran impressionnant servant à la radio, au système de navigation et à la caméra de marche arrière. Ajoutez à cela la possibilité de la connexion Wi-Fi.

Un accessoire que j’aurais apprécié aurait été une caméra à l’avant comme on en retrouve sur les Expedition et Navigator de Ford et Lincoln ce qui rend un grand véhicule comme celui-ci plus facile à stationner.

On retrouve des commandes un peu partout sur le tableau de bord et même sur le volant (qui est chauffant) y compris celle qui permet de passer aux quatre roues motrices ou à la traction intégrale automatique. Les sièges d’avant (chauffants ou ventilés) sont extrêmement confortables, et la vue qu’on y retrouve est tout simplement spectaculaire, surtout lors de longs voyages - ce à quoi ce GMC est souvent destiné.

Étant un véhicule à huit places, il y a une banquette centrale pour trois passagers. Les places extérieures sont chauffantes. Le dossier divisible 60/40 peut se replier transformant le VUS en un véritable fourgon, un résultat que l’on obtient en repliant les dossiers de la troisième banquette via les commandes électriques dans le compartiment cargo.

Photo : É.Descarries

En passant, ces places arrière ne sont pas des plus confortables sur de longs trajets sauf, peut-être, pour les enfants, car on y manque un peu de débattement pour les jambes. Toutefois, ce n’est pas si difficile d’y accéder quoique l’acte requière un peu d’acrobatie.

Quand les sièges sont bien en place, il reste quand même un peu de place pour les bagages ou pour du cargo. Mais si l’utilisateur a besoin de plus d’espace, il en trouvera en repliant les dossiers de la dernière banquette. Si votre groupe totalise au plus cinq personnes, vous voilà parfaitement équipé pour un long voyage très confortable.

Pour encore plus de place, on n’a qu’à replier les dossiers du centre aussi et on obtient un plancher plat capable de recevoir la traditionnelle planche de contreplaqué de 4 sur 8 (quoique le seuil soit un peu élevé) grâce au grand hayon arrière aussi à commande électrique.

Photo : É.Descarries

Derrière le volant
Monter à bord de cet imposant VUS de GMC demande un petit effort ce qui explique les marchepieds. Une fois derrière le volant, la vue est saisissante, comme mentionné. Le seul problème pour le conducteur, c’est de s’habituer aux dimensions de la camionnette. Mais il y a des glaces tout le tour ce qui aide. Pour lancer le moteur, il ne s’agit que de presser le bouton au tableau de bord. Le puissant V8 se réveille alors, et il fait sentir sa présence par son bruit caractéristique ce qui n’est pas désagréable!

La grande familiale peut passer du point mort à 100 km/h en quelque six secondes. Ses reprises sont tout aussi impressionnantes grâce à la boîte automatique à dix rapports. En passant, celle-ci fonctionne à merveille et tout en douceur. On peut toujours jouer avec les boutons du levier à la colonne pour passer les vitesses manuellement mais c’est du temps perdu. La boîte fonctionne elle-même à merveille!

La camionnette fournit somme toute une tenue de route remarquable pour un véhicule de son gabarit. Par contre on pourrait prendre en défaut son pont arrière rigide, lui qui peut engendrer des défaillances au niveau de la stabilité. Notez que la plupart des produits concurrents ont une suspension arrière indépendante qui non seulement rend l’arrière plus douce mais aussi permet plus de place à l’intérieur pour les jambes des passagers de la troisième banquette.

Photo : É.Descarries

Quant à la direction, elle est relativement précise pour une camionnette. Le freinage, par contre, est perfectible surtout que le Yukon pèse au-delà de 5800 livres. Notre véhicule d’essai était équipé de pneus d’hiver Bridgestone Blizzak qui lui ont assuré stabilité et adhérence sur la glace et dans la neige. Et ces pneus ne sont certes pas trop bruyants.

Malgré qu’il soit question d’un VUS 4 x 4, nous n’avons pas conduit cette camionnette en situation hors-route même si la garde au sol est bonne. J’ai déjà conduit des versions antérieures du Yukon en conditions hors route raisonnables où le véhicule s’est bien débrouillé. Mais soyons clairs, ceci n’est pas un tout-terrain sport pure laine! Ceci dit, il s’est avéré fort compétent dans la neige profonde.

Consommation
La consommation d’essence est toujours au centre des inquiétudes avec un véhicule de cette catégorie. Dans le cas qui nous intéresse ici, il a fallu prendre en considération la température froide (parfois frigide) ce qui nous a donné un rendement de quelque 18,6 l / 100 km même si l’ordinateur de bord indiquait 15,6 (ces écarts se produisent souvent en hiver). En passant, le grand réservoir peut prendre jusqu’à 98 litres d’essence (régulière - ouf !).

D’autre part, c’est un véhicule recherché pour le remorquage, car il est capable d’une traction maximale de 8500 livres.

Photo : GMC

Pas donnée, l’Édition Graphite
Le prix de base d’un GMC Yukon SLT 2019 est de 70 400 $ au Canada. Notre Yukon en essai nous fut livré avec une impressionnante liste d’options dont la Graphite Performance qui, à elle seule, vaut 7495 $. Ajoutez quelques autres accessoires et la facture grimpe à 81 645 $ plus les 100 $ pour la taxe d’accise sur la climatisation et les 1895 $ de frais de transport et de préparation. Le chiffre final grimpe alors à 83 640 $.

Nous nous attendons à ce que la prochaine génération de Yukon ressemble de près au nouveau pickup GMC Sierra 1500, notamment au niveau du tableau de bord et de la finition intérieure. Mais alors, aurons-nous droit à la suspension arrière indépendante comme la plupart de ses concurrents? Ce serait toute une amélioration!

Photo : GMC
Photo : É.Descarries
Photo : É.Descarries
Photo : É.Descarries
Photo : É.Descarries
Photo : É.Descarries
Photo : É.Descarries