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Essai du Hyundai Kona 2018

Vancouver, C-B – Le constructeur Hyundai arrive un peu sur le tard au sein d’un des segments les plus courus depuis quelques années – celui des multisegments de poche –, mais son nouveau Kona 2018 pourrait bien changer la donne à court terme. 

En fait, si on se fie aux relationnistes de la division canadienne, l’intérêt est tellement fort pour le modèle qu’il surpasse les gros canons de la marque lorsque les gens se rendent sur le site web officiel de Hyundai Canada. Le nouveau Kona 2018 est déjà disponible au grand public, mais un premier contact s’imposait, ne serait-ce que pour vérifier si le plus récent jouet de Guillaume Lemay-Thivierge a tout ce qu’il faut pour séduire ce groupe plus « jeune ».     

Il a de la gueule celui-là
Le moins qu’on puisse dire, c’est que le design du Kona cherche à se démarquer du lot avec ses ailes dominées par du plastique noir (qui se prolonge jusqu’à l’avant) et ce bouclier à trois rangées de feux, une tendance initiée par le Nissan Juke il y a quelques années. 

Comme c’est le cas avec le modèle nippon, les feux supérieurs sont des phares de jour, ceux du milieu éclairent la route le soir venu, tandis qu’au ras du sol, on retrouve les feux antibrouillards. Finalement, la nouvelle grille de calandre aperçue sur les plus récents produits de la marque s’insère sous une fausse trappe d’aération.

Un autre détail qui saute aux yeux se trouve au niveau du pilier C, cette insertion de plastique ajoutant une belle touche à la silhouette. À l’arrière, les feux de position amincis ne sont pas sans rappeler ceux du Tucson. Plus bas, les ailes en plastique noir contournent aussi les feux inférieurs, comme à l’avant du véhicule. 

Comme certains de ses concurrents, le Hyundai Kona est disponible avec plusieurs colorations éclatantes, le jaune acide étant assurément le plus voyant dans la circulation.

Le Hyundai Kona 2018 arrive sur le marché en cinq niveaux de finition (Preferred, Essential, Luxury, Trend et Ultimate), les deux dernières venant d’office avec le moteur 4-cylindres turbo de 1,6-litre de cylindrée et la traction intégrale. Les trois précédentes, quant à elles, reçoivent un 4-cylindres atmosphérique de 2,0-litres qui peut être accouplé au rouage intégral, en option sur les deux modèles d’entrée de gamme. 

À l’intérieur
Aussitôt assis à bord du Kona, on remarque tout de suite la planche de bord très fonctionnelle. Celle-ci met en valeur l'écran central de 7 pouces. Chapeau aux concepteurs pour avoir logé de gros boutons de part et d’autre de ce dernier, un détail qui facilite son utilisation. Dans les livrées plus cossues, un afficheur tête haute vient se greffer au tableau de bord, le petit écran translucide pouvant s’escamoter à la simple pression d’un bouton, mais contrairement à celui disponible dans le Mazda CX-3, celui de Hyundai est scellé sous un panneau de plastique lorsqu’il n’est pas en fonction. 

Bonne nouvelle, le volant du Kona est très agréable à prendre en main, signe que le constructeur accorde encore une attention au plaisir de conduire. Entre les deux occupants de la première rangée, la console regroupe le levier de vitesses, les commandes de la sellerie chauffante, du mode de conduite et même un pavé de recharge sans fil pour les téléphones intelligents munis de cette technologie. Le cas échant,  Hyundai a aussi prévu deux prises de recharge traditionnelles et, bien entendu, une prise auxiliaire et une autre de type USB. Ne l’oublions pas, ce VUS s’adresse aux gens branchés!

Pour avoir patienté au moins une heure à bord du véhicule dans l’attente d’un traversier en direction de l’île de Vancouver, je peux certifier que les sièges avant sont confortables. À l’arrière, l’espace est plus restreinte et la banquette moins enveloppante, mais bon, c’est le cas à bord de tous ces petits VUS urbains. D’ailleurs, le coffre est également à l’image de quelques véhicules de la catégorie : il n’offre pas un volume impressionnant. 

Deux mécaniques au programme
À l’exception des deux modèles FCA – le Jeep Renegade et le Fiat 500X –, le Hyundai Kona 2018 est le seul autre représentant de la catégorie à offrir un choix de mécaniques. D’entrée de jeu, le 4-cylindres de 2,0-litres d’une puissance de 147 chevaux et un couple de 132 lb-pi s’aligne avec la plupart des autres moulins du segment en termes de chiffres. Ce dernier fait équipe avec une boîte de vitesses automatique à 6 rapports, ceux-ci pouvant être changés avec le levier de vitesses. Les deux livrées inférieures viennent d’office avec les roues motrices avant, mais Hyundai permet d’ajouter le rouage intégral via le carnet des options. À partir du modèle Luxury, les 4 roues motrices font partie de l’équipement standard. 

Un niveau plus haut, le Kona hérite du 4-cylindres turbocompressé de 1,6-litre de cylindrée, ce dernier livrant une puissance de 175 chevaux et un couple beaucoup plus intéressant de 195 lb-pi. Et l’attrait ne s’arrête pas là, puisque la boîte de vitesses retenue dans ce cas-ci est une unité à double embrayage comptant 7 rapports, plus sportive que l’autre.

Précisons que lors du lancement, Hyundai Canada avait seulement des livrées à quatre roues motrices. Nous n’avons pas pu essayer les versions à deux roues qui doivent se contenter d’un deuxième essieu à barre de torsion, une configuration plus rudimentaire face à la suspension multibras des livrées intégrales.  

Au volant
Ce premier contact avec l’un des modèles les plus attendus des derniers mois nous a permis de constater que le Kona est aussi agile qu’il le prétend, que ce soit en ville ou sur une route sinueuse. En jouant avec le mode de conduite (ECO, NORMAL ou SPORT), il est possible de changer quelque peu le caractère du véhicule, un détail qui ne s’applique qu’au modèle turbo toutefois. Des deux, c’est carrément ce dernier qui est le plus sportif, la mécanique étant beaucoup plus souple que le 4-cylindres de base. C’est également à cause de la boîte de vitesses que cette version du Kona est plus agréable à conduire, les changements de rapports étant plus efficaces. 

Néanmoins, le 2,0-litres n’a pas à rougir devant l’option turbocompressée, même si les accélérations sont plus riches en décibels. C’est d’ailleurs l’un des points faibles du Kona : l’insonorisation insuffisante au niveau des arches de roues. 

Bien que le centre de gravité soit plus élevé que celui d’une sous-compacte, le Kona affiche une belle neutralité dans les courbes abordées à vive allure. La direction électrique est assez précise, tandis que la suspension ferme rassure. Quant au freinage, il est adéquat malgré une pédale un peu lourde à manier.

Conclusion
Au final, le Kona 2018 fait penser au Mazda CX-3, le plus sportif de la catégorie depuis son arrivée. Le Kona à moteur turbo est plus puissant que le concurrent nippon, mais ce dernier demeure une référence pour la tenue de route. Malgré tout, le Hyundai Kona gagne des points pour l’agrément de conduite, un commentaire qui ne s’applique pas nécessairement à tous les multisegments de nos jours. Mais, un peu comme le Mazda, le Hyundai Kona n’est pas aussi utilitaire que le Honda HR-V et son coffre caverneux. 

 

Essais routiers et évaluations

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Photos :V.Aubé
Photos du nouveau Hyundai Kona 2018