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Essai: Infiniti G35x 2006

Essai: Infiniti G35x 2006

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Lorsque sport et luxe s'associent

Infiniti G35x 2006 (Photo: Michel Deslauriers, Auto123.com)
Quand Nissan lança sa division de luxe en 1989, deux modèles étaient sur la grille de départ. Il y avait le coupé M30, basé sur la Nissan Leopard japonaise, et la toute nouvelle berline Q45.

Jusqu'en 2003, Infiniti avait de la difficulté à gagner du respect parmi la multitude des marques de luxe. Vous pouvez blâmer ceci sur une gamme de produits incluant des voitures et des camions qui n'étaient à la fois pas très inspirants ni très excitants. La G20 d'entrée de gamme ne fut pas assez puissante. La J30 rondelette avait une esthétique hors de l'ordinaire, mais ne fut pas très sportive. Les I30 et I35 constituaient des Maxima endimanchées, tout comme la QX4 qui était un Pathfinder mieux habillé. Finalement, la Q45, vaisseau amiral de la marque, n'avait pas le punch visuel ni la substance (tout comme aujourd'hui) qu'elle aurait dû avoir. Lexus a fait une entrée sur scène beaucoup mieux réussie.

Alors, qu'est-ce qui a fait tourner le vent en 2003? Eh bien, les sport-utilitaires féroces FX ont été lancés, et la G20 fut finalement conduite à la guillotine. La Infiniti la plus abordable a été remplacée par la G35, une berline coûtant quelques 10 000 $ de plus. D'un moteur 2,0 litres de 145 chevaux à un V6 3,5 litres rugissant de 260 chevaux, de la traction à la propulsion, je ne devrais même pas appeler cela une succession.

En voyant le nombre de coupés et de berlines G35 sur la route, on peut conclure qu'Infiniti a finalement claqué le coup de circuit dont il avait besoin.

Esthétique

Infiniti G35x 2006 (Photo: Michel Deslauriers, Auto123.com)
Malgré que la G35 ait très peu changé depuis son intro, elle est encore belle. Les phares empilés un sur l'autre ne ressemble à aucun autre compétiteur. Je suis peut-être enfantin, mais j'aime tellement conduire des voitures dans lesquelles on peut voir des ailes avant bombées à travers le pare-brise.

Les feux arrière, redessinés l'an dernier, ont des motifs circulaires dans les modules au lieu des anciennes lignes en diagonales. Infiniti a également cru bon d'enlever la poignée d'ouverture qui était sur le côté du coffre, ce qui avait l'air maladroit dans les G35 plus anciennes. J'aime beaucoup le profil de la voiture, la cabine étant poussée vers l'arrière.

Il y a quelque chose de riche et de substantiel avec cette voiture. Les portes ferment avec un son solide et dispendieux, et la finition est impeccable.

Sur la route

Démarrez ce V6 grognant et vous serez récompensés d'une trame sonore mélodieuse. Avec 280 chevaux sous le pied, l'accélération est féroce, mais linéaire. L'attroupement de cerveaux électroniques, incluant la traction intégrale ATTESA E-TS, le contrôle dynamique de véhicule (VDS) ainsi que le système antipatinage, s'assure que vous transmettez la puissance à l'asphalte sans trop faire de folies. Essayer de laisser deux bandes noires décoratives sur le pavé avec les pneus est presque impossible. En temps normal, la G35x n'utilise que les roues arrière pour la motricité, mais elle peut distribuer jusqu'à 50% de sa puissance vers les roues avant lorsque les roues arrière perdent leur adhérence.

La transmission automatique à 5 rapports a de bons réflexes, offrant des changements de vitesse rapides. Le mode manuel fait bien son travail de retenir un rapport et garder le moteur dans sa courbe de puissance lorsque nous dévalons des routes de campagne. Par contre, laisser la boîte en position 'D', est également très efficace.
Infiniti G35x 2006 (Photo: Michel Deslauriers, Auto123.com)
J'observe une moyenne de consommation d'essence de 13,9 L/100 km avec du super sans-plomb obligatoire, mais je bardasse la voiture pas mal. Je ne peux m'empêcher de faire révolutionner ce moteur, et j'en subis les conséquences à la pompe. J'aimerais tant qu'Infiniti puisse offrir la boîte manuelle à 6 rapports avec la version à traction intégrale. Tant pis.

La suspension est réglée pour la conduite sportive, et elle livre la marchandise. C'est dommage que ma voiture d'essai ait encore des pneus d'hiver, qui sont plus flexibles que je souhaiterais. Peu importe, cet excellent châssis est posé et talentueux dans n'importe quelle situation. Le roulement est un peu sec sur les surfaces bossues, mais c'est le prix que j'accepte de payer volontiers en échange de l'habileté de la G35x de faire sa loi sur des routes sinueuses.