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Jaguar F-Type SVR Coupe 2018 : époustouflante !

La Jaguar F-Type 2018 est peut-être la plus belle voiture sportive sur le marché. Pour vous donner une idée, mon épouse m’a mentionné que j’avais fière allure au volant de cette voiture alors que j’étais loin d’être sur mon 36. Ça vous en dit beaucoup sur le pouvoir d’attraction de ce bolide ; quiconque en prend le volant devient automatiquement plus séduisant. 

Et c’est encore plus vrai depuis qu’on lui a apporté de légères retouches pour en raffiner son style, notamment en redessinant les parechocs, les phares et les feux. On n’avait pas à changer trop de choses, toutefois ; la voiture était bien née et faisait déjà tourner les têtes. 

Encore plus scintillante
Le modèle que j’avais à l’essai brillait de tous ses feux avec son bleu étincelant, combiné à ses roues de 20 pouces qui cachaient à peine des étriers jaunes. Toujours sur la version dont je disposais, ces derniers serraient des disques en céramique, livrables en option. Nul doute, de toutes les voitures que j’ai conduites, c’est une de celle qui a fait tourner le plus de tête. 
De tous les côtés qu’on prend pour l’admirer ou la photographier, la F-Type SVR paraît bien. 

Ses angles sont parfaits. L’extrémité des rayons des jantes ressemble à des lames de couteau. L’aileron arrière en fibre de carbone, spécifique à la version SVR, coupe le vent parfaitement et la plante la voiture, un travail complémentaire à toutes les touches aérodynamiques dont profite le modèle. Surtout, le profil de la F-Type définit l’essence même de ce qu’est un roadster ; Porsche, Mercedes-Benz, BMW et Audi devraient tous prendre des notes ; voici LA façon dont on dessine une automobile.

 

Photo : D.Heyman

À bord
À l’intérieur, on retrouve moins d’éclat, même moins qu’à bord des autres variantes de la F-Type. Par exemple, le bouton de démarrage, celui des modes de conduite ainsi que les palettes au volant perdent leur fini cuivré pour le chrome et le noir. En revanche, les surpiqûres des broderies sur les sièges, dont la couleur se marie à la teinte extérieure, sont de bon goût. Puis, ENFIN, le système multimédia retenu est le plus récent du groupe Jaguar Land Rover. Celui-ci se veut beaucoup plus moderne et efficace que celui remplacé. Malheureusement, on ne retrouve toujours pas de compatibilité avec les applications Apple CarPlay et Android Auto et on oublie même l’option de commandes à reconnaissance vocale ; une omission majeure de nos jours, surtout lorsque le modèle en question coûte un peu plus de 145 000 $.  

Considérant cela, la meilleure chose qui reste à faire, c’est de s’installer dans les baquets sport moulants (et étonnement confortable), appuyer sur le bouton de démarrage et laisser les performances de la voiture parler d’elle-même. 

Du mordant… et du son !
La Jaguar F-Type SVR ne manque pas de mordant sur la route ; j’y reviens. Avant, cependant, un mot sur l’attention qui a été portée à sa sonorité. Lors de la présentation du modèle au Salon de l’auto de New York, on nous l’avait fait conduire dans le tunnel Park Avenue afin qu’on puisse entendre chanter son échappement. L’exercice était futile et enfantin aux yeux de certains, mais il était facile de saisir ce que Jaguar tentait de nous faire comprendre ; un bolide du genre DOIT avancer une sonorité de haut calibre, une susceptible de nous rappeler les années glorieuses de la marque alors qu’elle accumulait les victoires aux 24 Heures du Mans. Dans le cas de notre version, avec une puissance de 575 chevaux et un couple de 516 livres-pieds, le son doit être au rendez-vous. Et il l’est ! Que ceux qui aiment moins laissent les paramètres de l’échappement au mode plus silencieux ; ce n’est pas ce que j’ai fait. 

Conséquemment, avec sa gueule, et sa sonorité (qui se veut un cri strident par moment), elle a en surface tous les outils pour s’imposer ; est-ce que son rendement lui permet de passer de la parole aux actes ? 

Oh que oui !
Cette version SVR n’est livrable qu’avec la traction intégrale. Lorsqu’on sélectionne le mode de conduite dynamique et qu’on met la pédale au fond, la poussée est immédiate et coupe le souffle (un moteur suralimenté plutôt que turbocompressé sert de façon plus instantanée sa puissance) à ce point qu’on doit littéralement prendre quelques secondes pour le retrouver. La seule fois où j’ai ressenti une telle accélération au volant d’une voiture de production, c’était à bord d’une Porsche GT2. Si je m’attendais à une efficacité à la Porsche 911 (après tout, c’est la 911 la plus puissante), j’ai été totalement surpris par la Jaguar. 

Bien sûr, si un constructeur propose une voiture de course comme celle-ci, un temps canon au 0-100 km/h est une chose, mais le bolide doit aussi bien se comporter ailleurs. 

Pour passer de la parole aux actes, la version SVR reçoit quantité de matériaux destinés à lui faire perdre du poids, que ce soit avec un échappement en inconel, des freins en carbone, de même qu’un toit et des panneaux également composés de cette solution. Au total, 110 livres ont été délestées. Ajoutez à cela quelques ajustements au châssis et vous obtenez en retour une conduite plutôt engagée. Chaque virage rencontré devient une occasion de faire travailler les immenses pneus Pirelli P Zero, dont la largeur fait 265 mm. Ces derniers s’exécutent à merveille en offrant un degré d’adhérence monumental. 

Quant à la suspension, on s’y attend, elle penche vers la fermeté. C’est même remarquable lorsqu’on sélectionne les réglages les plus souples possible. À la rencontre d’une bosse, la voiture rebondit comme un F-14 qui atterrit sur un porte-avions et est rabattu au sol par le système de câbles présent pour stopper sa course. C’est assez intense et c’est exigeant sur des routes mal nivelées comme celles que j’ai l’habitude d’emprunter pour une certaine portion de mes essais. 

Pour ce qui est de la direction, elle est bien calibrée, mais je me suis demandé à plusieurs reprises ce qui se passait sous les roues avant. Plus le tracé devient sinueux devant nous cependant, plus la sensation à la manipulation du volant prend tout son sens. Malgré tout, c’est un peu déconnecté aux premiers abords. 

Oui, la direction devrait être retravaillée, mais…
Vraiment, ça importe peu. En fait, il y a de trop de choses qui sont parfaites avec cette voiture. La concurrence de Jaguar, par exemple Porsche avec la Bosxter/Cayman ainsi que la 911, ne souffre pas du même problème, mais Jaguar se reprend de belles façons ailleurs. La F-Type SVR est plus rapide que la Porsche 911 GTS et elle est plus belle que cette dernière, tout comme n’importe quelle autre voiture sportive sur le marché. 

De plus, elle est bruyante et affirmée. Vraiment, un effort suprême de Jaguar qui a servi à nous démontrer ce dont elle était capable dans le segment des sportives. 
Et elle est livrable en version décapotable, aussi !

Bien sûr, si un constructeur propose une voiture de course comme celle-ci, un temps canon au 0-100 km/h est une chose, mais le bolide doit aussi bien se comporter ailleurs. 

Pour passer de la parole aux actes, la version SVR reçoit quantité de matériaux destinés à lui faire perdre du poids, que ce soit avec un échappement en inconel, des freins en carbone, de même qu’un toit et des panneaux également composés de cette solution. Au total, 110 livres ont été délestées. Ajoutez à cela quelques ajustements au châssis et vous obtenez en retour une conduite plutôt engagée. Chaque virage rencontré devient une occasion de faire travailler les immenses pneus Pirelli P Zero, dont la largeur fait 265 mm. Ces derniers s’exécutent à merveille en offrant un degré d’adhérence monumental. 

Quant à la suspension, on s’y attend, elle penche vers la fermeté. C’est même remarquable lorsqu’on sélectionne les réglages les plus souples possible. À la rencontre d’une bosse, la voiture rebondit comme un F-14 qui atterrit sur un porte-avions et est rabattu au sol par le système de câbles présent pour stopper sa course. C’est assez intense et c’est exigeant sur des routes mal nivelées comme celles que j’ai l’habitude d’emprunter pour une certaine portion de mes essais. 

Pour ce qui est de la direction, elle est bien calibrée, mais je me suis demandé à plusieurs reprises ce qui se passait sous les roues avant. Plus le tracé devient sinueux devant nous cependant, plus la sensation à la manipulation du volant prend tout son sens. Malgré tout, c’est un peu déconnecté aux premiers abords. 

Oui, la direction devrait être retravaillée, mais…
Vraiment, ça importe peu. En fait, il y a de trop de choses qui sont parfaites avec cette voiture. La concurrence de Jaguar, par exemple Porsche avec la Bosxter/Cayman ainsi que la 911, ne souffre pas du même problème, mais Jaguar se reprend de belles façons ailleurs. La F-Type SVR est plus rapide que la Porsche 911 GTS et elle est plus belle que cette dernière, tout comme n’importe quelle autre voiture sportive sur le marché. 

De plus, elle est bruyante et affirmée. Vraiment, un effort suprême de Jaguar qui a servi à nous démontrer ce dont elle était capable dans le segment des sportives. 

Et elle est livrable en version décapotable, aussi !

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