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Essai: Mitsubishi Eclipse Spyder GT-P 2007

Essai: Mitsubishi Eclipse Spyder GT-P 2007

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Une bonne façon d'attirer l'attention

Mitsubishi Eclipse Spyder GT-P 2007 (Photo: Philippe Champoux, Auto123.com)
La première chose que j'ai fait en m'assoyant dans cette Eclipse, c'est de détacher les deux loquets du pavillon et laisser mon doigt appuyé contre le bouton marqué « OPEN » durant 20 secondes. Ce qui est fascinant, c'est qu'une fois que notre pilosité crânienne se fait dévier par le vent et que notre front devient bronzé comme une dinde au four, le reste des qualités et défauts de la voiture n'a probablement aucune autre importance.

Voyez-vous, on achète une décapotable pour une seule raison : profiter au maximum du peu de soleil et de beau temps que nous avons pendant l'été. Bon d'accord, on n'achète pas n'importe quel décapotable, on en choisit un à notre goût. On en achète une qui a aussi du style et une dans lequel on aime se faire voir au volant.

La Mitsubishi Eclipse de quatrième génération, la deuxième en vente en sol canadien et la troisième à être doté d'une version sans toit, a tous les atouts mentionnés plus tôt, et d'autres encore. Elle a aussi quelques irritants.

Esthétique

Mitsubishi Eclipse Spyder GT-P 2007 (Photo: Philippe Champoux, Auto123.com)
Quelle beauté, cette Eclipse. Toit monté, toit abaissé, elle fait tourner les têtes. De n'importe quel angle, les courbes de cette voiture nous en mettent plein la vue. Mitsubishi a cru bon de dessiner une carrosserie dénudée de bosses, de lignes et de traits de caractère, comme ce fut le cas de la génération précédente, et je crois qu'ils ont réussi un design superbe. La ceinture de caisse qui s'élève vers l'arrière donne un très joli look lorsqu'on regarde la voiture de profil. Même les poignées de porte sont rondes.

Ce que j'aime particulièrement de cette Eclipse, c'est qu'elle est toujours attirante, même avec le toit en place. D'autres décapotables ont des toits qui ne semblent pas s'assimiler à la ligne de la voiture; dans le cas de la Eclipse, la fluidité de la silhouette est conservée.

Quant à l'opération du toit, rien de plus simple. Après avoir détaché les deux loquets, on met le toit électrique en marche au moyen d'un bouton situé au-dessus du levier de vitesse. En l'espace de quelques secondes, les glaces latérales s'abaissent, la lunette arrière du toit se lève, le couvercle du tonneau s'ouvre vers l'arrière, toit se plie en accordéon et descend se cacher, juste avant que le couvercle se referme. Voilà!

Je préfère avant tout des cabriolets ayant des toits en métal qui s'abaissent en 2 ou 3 sections, mais si j'avais absolument à choisir un modèle avec un toit en tissu, l'Eclipse serait parmi mes choix. De plus, les glaces s'abaissent d'un centimètre ou deux lorsque vous ouvrez les portes, et remontent une fois la porte fermée; cela améliore l'étanchéité et contribue à réduire le bruit du vent.

Sur la route

La GT-P arbore un moteur V6 de 3,8 litres développant 260 chevaux et 258 livre-pieds de couple, jumelé à une boîte manuelle à 6 rapports. Sur papier, ce moteur promet des performances scintillantes, mais en réalité, l'expérience est quelque peu gâchée par un effet de couple excessif. Les roues avant ont tellement de difficulté à contrôler toute la puissance déchaînée, que la voiture ne garde pas une trajectoire linéaire lors de fortes accélérations. Même le système antipatinage semble dormir au gaz. La même frustration se poursuit dans les courbes et les sorties d'autoroute; pas moyen d'accélérer sans faire crier les pneus et gâcher ce moment de conduite sportive. Par contre, une fois qu'on roule, ce désagrément disparaît presque complètement, et lorsqu'on conduit à un rythme normal et légal, ce ne constitue pas vraiment un problème.

Mitsubishi Eclipse Spyder GT-P 2007 (Photo: Philippe Champoux, Auto123.com)
Pour le reste, l'Eclipse se comporte comme un coupé sport devrait. Une bonne quantité de couple est disponible à n'importe quel régime, alors nul besoin de rétrograder à chaque fois que l'on veut augmenter la cadence rapidement. La sonorité du V6 n'est pas aussi excitante que ceux de 3,5 litres offerts par Nissan et Honda, mais demeure tout de même plaisante. Le système d'échappement est réglé pour diffuser un petit son « tuning », et cela contribuait probablement à attirer les regards. Après une semaine au volant, j'observe une moyenne de consommation d'essence de 12,8 L/100 km, et n'oublions pas que ce moteur fonctionne au super sans plomb.