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Essai de la Nissan Stanza 1992 : aux grands mots, les grands remèdes

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Votre humble serviteur, à l’instar de millions d’autres citoyens de la planète, est confiné à son domicile en raison du coronavirus. Heureusement, la magie de l’Internet me permet de poursuivre mon travail et de communiquer avec vous tous.

Le hic, c’est que les véhicules de presse qui sont mis à notre disposition chaque semaine afin que l’on puisse vous présenter des essais routiers sont aussi en confinement.

Une catastrophe ? Non, quand même, surtout dans le contexte actuel. En ce moment, il y a des choses pas mal plus importantes que le compte rendu de la plus récente version de la Toyota Corolla, mettons.  

Cependant, pas question de cesser nos essais routiers. Et puisque celui qui signe ces lignes voue un amour fou aux vieilles bagnoles, préparez-vous, on va vous présenter quelques perles en attendant le retour à la normale.

Et pour commencer le bal, pourquoi ne pas y aller avec la voiture vers laquelle je me tourne en ces temps incroyables pour assurer mes déplacements, soit une Nissan Stanza 1992 ?

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Nissan Stanza 1992, trois quarts arrière
Photo : D.Rufiange
Nissan Stanza 1992, trois quarts arrière

Un achat prémonitoire
À l’été 2018, lors d’une de mes incalculables virées sur Internet, je suis tombé sur l’annonce de cette Stanza 1992. Cinq choses ont attiré mon attention ; la rareté du modèle, son bas kilométrage (90 600 km), le fait qu’elle soit équipée d’une boîte de vitesse manuelle à cinq rapports, sa condition générale fort acceptable, ainsi que son prix de 1650 $.

Comble de malheur, la voiture était située à cinq minutes, littéralement, de l’endroit où je me trouvais. Avais-je quelque chose à perdre en faisant l’acquisition d’une voiture de dépannage à ce prix ? Bien sûr que non.

Une visite au garage où elle était garée s’est rapidement organisée et quelques minutes plus tard, une entente était conclue. La veille de la prise de possession, un incident a fait voler la lunette en éclat. Le prix a été renégocié sous la barre des 1000 $ et avec l’aide d’un ami dans le milieu de la pièce automobile, nous avons été en mesure de dénicher l’item à remplacer. Quelques réparations à la hauteur de la suspension avant se sont avérées nécessaires et hop, le tour était joué, je me suis retrouvé avec une voiture en parfaite condition mécanique, et ce, pour moins de 2000 $.

Et quelque chose me disait que cette voiture allait me servir un jour au moment où j’en aurais vraiment besoin. Jamais je n’aurais pu deviner dans quelles circonstances.

Nissan Stanza 1992, intérieur
Photo : D.Rufiange
Nissan Stanza 1992, intérieur

Avant de vous raconter comment ça se passe au volant de cette chose, un peu d’histoire.

L’ancêtre de l’Altima
Pour ceux qui l’ignoreraient, la Stanza est l’ancêtre de l’Altima. En fait, l’année du modèle que je possède était la dernière.

Pour trouver ses origines, il faut remonter au début des années 70, au Japon, pour trouver la Nissan Violet, une voiture qui a été vendue chez nous sous le nom de Datsun 510. Le nom Stanza est apparu ailleurs dans le monde autour de 1977, mais ce n’est qu’en1982 qu’on a assisté à ses débuts chez nous. C’était au moment où l’appellation Nissan venait remplacer celle de Datsun utilisée depuis les débuts de la marque chez nous.

Lorsque la génération 1982-1986 s’est pointée sur le marché, le succès a été intéressant. En 1982, justement, Nissan vendait 59 152 Stanza aux États-Unis, une hausse de 27 % par rapport à la dernière année de la Datsun 510. Cependant, même avec une année record en 1985 avec 64 398 ventes, le modèle traînait de la patte vis-à-vis ses concurrents, nommément la Mazda 626 (92 839 unités), la Toyota Camry (128 132 exemplaires) et la Honda Accord (268 420 unités).

Nissan Stanza 1992, neuve
Photo : Nissan
Nissan Stanza 1992, neuve

Bref, malgré des qualités indéniables, la Stanza ne répondait pas aux attentes. La Maxima, plus grosse, faisait mieux qu’elle à l’intérieur de la famille. Une nouvelle génération sera introduite en 1987, mais sous-motorisée, elle allait rapidement être remplacée par une autre en 1990.

Cependant, le mal était fait. La Stanza était sur du temps emprunté et c’est avec une voiture entièrement repensée en 1993, l’Altima, que la firme japonaise allait finalement pouvoir compter sur un joueur d’importance dans le segment des berlines de taille intermédiaire.

Ma Stanza
La Stanza, considérant ce que vous venez de lire, est une voiture marginale devenue rare avec le temps. Surtout, elle n’est aucunement recherchée par les collectionneurs. Sa valeur est nulle sur le marché. Traitez-moi de fou furieux, mais tout ça me plaît bien !

Et voilà qui fait qu’utiliser cette dernière dans toutes les conditions possibles ne fait pas mal au cœur. Je me serais mal vu sortir ma Dodge Polara 1967 ou une autre de mes vieilleries à ce temps-ci de l’année. Ajoutez à cela que ma Stanza n’a rien d’une voiture en condition d’exposition.

Nissan Stanza 1992, feux
Photo : D.Rufiange
Nissan Stanza 1992, feux

Malgré tout, elle a été relativement bien conservée pour une mal-aimée. Comme vous pouvez le voir sur les photos, elle a reçu son lot de traitement antirouille, ce qui lui assurément permit de se rendre jusqu’à aujourd’hui. Elle montre bien quelques signes d’usures ici et là, mais rien de majeur. Idem à l’intérieur où les tissus des sièges ne sont pas déchirés, à défaut d’être quelque peu défraîchis et tachés en certains endroits. Idem pour le volant qui a perdu son lustre d’antan. La planche de bord est quant à elle dans un très bon état et le bloc d’instruments se présente comme sous neuf.

La climatisation fonctionne à fond, comme la radio et le lecteur cassette qui m’a permis de sortir quelques artéfacts de mon placard afin que je puisse réécouter ce que j’enregistrais au cœur de mon adolescence. Magique !

Nissan Stanza 1992, lecteur cassette !
Photo : D.Rufiange
Nissan Stanza 1992, lecteur cassette !

Au volant
Mais le plaisir ultime avec cette bagnole, il se produit au moment où je prends le volant. Non, ce n’est rien de comparable avec ce qu’on a l’habitude de conduire. Cette Stanza tire de la patte en matière de puissance, d’espace, de technologie, de confort, de capacité de freinage, de tenue de route, d’insonorisation, de consommation et de quantité d’autres éléments comparatifs.

Cependant, la connexion qu’elle offre avec la route pourrait difficilement être plus directe. Oui, la direction est assistée, tout comme le freinage, mais l’intervention n’est pas intrusive. Avec nos voitures modernes, on a souvent l’impression de piloter des ordinateurs dotés de quatre roues. Ici, aucune confusion n’est possible ; on se trouve en plein contrôle de la situation.

Mécaniquement, Nissan avait effectué des correctifs avec cette génération de modèle, si bien que la puissance est fort adéquate grâce à l’apport d’un 4-cylindres de 2,4 litres bon pour 138 chevaux et 148 livres-pieds de couple. Ironiquement, ces chiffres sont pratiquement les mêmes que ceux offerts par le Nissan Qashqai et son 4-cylindres de 2 litres (141 et 147).

Nissan Stanza 1992, sous le capot
Photo : D.Rufiange
Nissan Stanza 1992, sous le capot
Nissan Stanza 1992, moteur
Photo : D.Rufiange
Nissan Stanza 1992, moteur

Le couple généreux fait toute la différence alors qu’en deuxième et en troisième vitesse, on sent vraiment ce dernier lorsqu’on se trouve à plus bas régime. En dosant bien les changements de rapports, on réussit à bien exploiter la puissance et la performance du modèle demeure somme toute étonnante.

À la pompe, Nissan annonçait des cotes de 10,7 litres aux 100 kilomètres en ville, 8,1 litres sur l’autoroute, le tour pour un combiné de 9,8 litres. Depuis que je suis propriétaire de la voiture, ma cote moyenne s’établit à 9,5 litres aux 100 kilomètres.

Pas mal, vraiment.

Conclusion
Mais au-delà de tout ça, c’est le sourire qui se colle à mes lèvres quand je prends le volant de cette Stanza qui vaut son pesant d’or. Je profite d’une voiture simple, de mes vieilles cassettes et d’une visibilité extraordinaire en comparaison à ce qu’on nous propose aujourd’hui.

Et, surtout, tout ça pour moins de 2000 $. Ça explique en grande partie le sourire aux lèvres.

Nissan Stanza 1992, avant, de profil
Photo : D.Rufiange
Nissan Stanza 1992, avant, de profil

On aime

Visibilité extraordinaire
Boîte manuelle
Rapport qualité/prix
Consommation acceptable
Les gens qui me demandent : « C’est quoi ce char-là ? »
Amusante à conduire
Le lecteur de cassette
Vitres électriques toujours fonctionnelles
La chaufferette est efficace
Moins chère qu’une croisière

On aime moins

Le régulateur de vitesse ne veut rien savoir
L’horloge intérieure ne s’affiche pas tous les jours
L’air climatisé ne fonctionne plus
La porte côté conducteur a besoin d’un sérieux ajustement
Les freins sautillent
Places arrière peu confortables
La batterie est faible
Besoin d’amour pour retrouver ses lettres de noblesse
Aucune caractéristique de sécurité
Plus chère qu’une semaine à Cuba

La concurrence principale

Honda Accord
Toyota Camry
Mazda 626
Chevrolet Corsica
Pontiac Tempest
Ford Tempo
Mercury Topaz
Subaru GL
Buick Skylark

Nissan Stanza 1992, arrière
Photo : D.Rufiange
Nissan Stanza 1992, arrière
Nissan Stanza 1992, nom
Photo : D.Rufiange
Nissan Stanza 1992, nom

Essais routiers et évaluations

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Photos de la Nissan Stanza 1992