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Essai du Subaru Ascent 2019 : parce qu’il le fallait

La guerre qui sévit à travers les différents créneaux de l’industrie, c’est un peu comme la bataille que se livrent les équipes de la Ligue nationale de hockey pour se tailler une place en série. Pour avoir du succès, ça prend un alignement équilibré.

Pour une équipe, l’absence d’un bon gardien ou d’un joueur de centre dominant peut coûter très cher. Il en va de même pour un constructeur auquel il manque un joueur dans un créneau ; ses adversaires s’en trouvent avantagés.

Ce qui nous amène à Subaru. Sa position de petit joueur dans l’industrie fait qu’elle n’œuvre pas dans toutes les catégories. Son objectif, bien sûr, est de combler les vides. C’est là que l’Ascent entre en jeu. Ce dernier, apparu l’an dernier, va permettre à la petite firme japonaise d’offrir un produit à celui qui a possédé une Outback ou une Forester, mais qui a désormais besoin de plus d’espace.

Hier, il devait se rendre chez Honda (Pilot), Toyota (Highlander) ou Mazda (CX-9), par exemple. Aujourd’hui, il peut demeurer dans la famille Subaru.

Fiche technique du Subaru Ascent 2019

Photo : D.Rufiange

Un Tribeca 2.0 ?
La firme à la constellation d’étoiles a déjà tenté de percer le marché dans le segment des VUS de plus grand format. Le Tribeca, ça vous rappelle quelque chose ? Ce dernier a été proposé entre 2005 et 2013 (retrait en janvier 2014), mais la sauce n’a jamais levé. On se souviendra de son museau non conventionnel des deux premiers millésimes ; le produit ne s’en est jamais remis.

Et ajoutez à cela qu’en regard de ce qu’on obtenait en retour, on payait beaucoup trop. Subaru a avoué avoir erré avec ce produit. Bref, il est mort de sa belle mort, comme le dit l’expression.

Avec l’Ascent, la compagnie ne répète pas les erreurs du passé. D’abord, elle a accouché d’un produit aux lignes beaucoup plus traditionnelles. Il n’a rien de laid, mais il ne propose rien de renversant non plus. L’objectif est clair ; plaire à la masse.

Là où c’est plus intéressant pour l’acheteur, c’est qu’en matière de prix, le rapport est meilleur. L’Ascent n’est pas donné, soyons clairs, mais il n’est pas chiche en matière d’équipements.

Photo : D.Rufiange

L’offre
Pour vous résumer ça, l’offre s’amorce avec la version Commodité, offerte à 35 995 $. On retrouve ensuite les modèles Tourisme et Limited, proposés respectivement à 40 995 $ et 46 495 $. Dans les deux cas, ajoutez 500 $ et vous profiterez de sièges capitaines à la deuxième rangée. Enfin, la livrée Premier ferme la marche à 49 995 $.

Dès la version de base, l’acheteur profite des sièges chauffants, des applications Apple CarPlay et Android Auto, du dispositif de sécurité EyeSight et de la fonction X-mode de la traction intégrale ; le passe-partout ultime !

La version Tourisme ajoute notamment le toit ouvrant panoramique, le hayon à commande électrique, un écran de huit pouces à la hauteur du système multimédia (6,5 pouces en entrée de gamme) et quelques caractéristiques de sécurité supplémentaires comme le freinage automatique en marche arrière à la détection d’un obstacle.

Avec la variante Limited, le volant chauffant, une présentation plus riche avec des cadrans améliorés, la navigation et la sellerie de cuir sont ajoutées, entre autres.

La version Premier en ajoute avec la climatisation des sièges, une calandre différente, un éclairage intérieur ambiant et une sellerie de cuir tout de brun.

Bref, vous voyez le topo. En fait, les ajouts à chaque étape sont très nombreux et seule une visite sur le site du constructeur pourra vous offrir un portrait complet.

Photo : D.Rufiange

Le confort avant tout
Le modèle essayé était une version Limited. À l’instar des autres, son objectif est simple ; procurer un maximum de confort et de quiétude. J’ai apprécié la position de conduite et les ajustements possibles du siège. L’ergonomie est bonne dans l’ensemble, mais certaines commandes localisées à gauche du tableau de bord sont difficiles d’accès et se laissent oublier.

À la deuxième rangée, l’espace est roi. Mieux, les sièges sont montés sur glissières, ce qui permet de les avancer au maximum pour un accès facile à la troisième rangée. Là, si le confort est décent, l’espace pour la tête manque. On réserve aux jeunes enfants. Notez aussi la présence de vitres latérales d’une bonne dimension à cet endroit, ce qui rend les balades moins tristounettes, sans compter que le conducteur les estime lorsqu’il vérifie ses angles morts.

En matière d’espace de chargement, le volume est généreux à 2094 litres.

Photo : D.Rufiange

Une mécanique unique
Un seul moulin est au service de l’Ascent, soit un 4-cylindres turbo de 2,4 litres. Sa puissance : 260 chevaux et 277 livres-pieds de couple. La seule boîte offerte est une automatique à variation continue.

Ce n’est pas ici qu’on va s’exciter le poil des jambes. Le bloc fait un travail honnête et il réussit à déplacer la masse que représente l’Ascent avec une belle aisance. C’est un peu plus laborieux en ascension ; on n’ose pas imaginer avec un attelage. Le moteur V6, en option, aurait été intéressant ici. Malgré tout, il est possible de remorquer jusqu’à 5000 livres.

Je veux bien, mais si le turbo est capable de faire le travail, je persiste à croire que rien ne se substitue à une puissance… naturelle. Surtout si on se soucie de la fiabilité à long terme. Ce sera à surveiller avec ce nouveau produit. La consommation annoncée est quant à elle de 11,6 litres aux 100 kilomètres en ville, 9 sur l’autoroute. Notre moyenne : 9,8 litres.

Photo : D.Rufiange

Au volant
Subaru a été rationnelle en concevant l’Ascent, si bien que ce dernier fait tout correctement. Sans plus, toutefois. Si l’émotion qu’un véhicule vous procure est haute sur votre liste de priorités, vous serez déçus. Si c’est l’efficacité qui prime, vous aimerez.

Quant à la conduite, à quelques exceptions près dans ce segment, ça demeure très neutre et sans engagement. J’ai particulièrement apprécié la légèreté de la direction qui fait qu’on n’a jamais l’impression de manœuvrer un véhicule de cette taille. En fait, on a le sentiment qu’il est plus léger qu’il ne l’est.

En virage, les lois de la physique nous rappellent à l’ordre. L’Ascent est lourd et le châssis pourrait faire un meilleur travail pour gérer le roulis. En conduisant de façon « normale », pour ce type de véhicule, c’est tout à fait correct.

Somme toute, on découvre un VUS qui fait ce qu’il a à faire. Rien de plus, rien de moins.

Et on profite de la traction intégrale de Subaru, en prime. Voilà peut-être le principal atout de cet Ascent.

Photo : D.Rufiange

Conclusion
Avec ce nouveau joueur, Subaru espère récolter sa part du gâteau dans le segment des VUS offrant de la place pour sept personnes. Si le produit a tous les outils nécessaires pour faire le travail, il n’a pas ce petit je-ne-sais-quoi qui pourrait faire de lui une vedette montante dans le segment.

Il en reviendra alors à Subaru de le faire connaître et de faire migrer les propriétaires d’Outback et de Forester vers lui.

Sinon, la route sera longue.

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