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Essai: Saab 9-3 SportCombi 2006

Essai: Saab 9-3 SportCombi 2006

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Saab est un fabricant de véhicules automobiles suédois propriété de General Motors, qui prend ses origines dans l'avionnerie. Finies les
(Photo: Philippe Champoux et Olivier Delorme)
discussions ! Si vous êtes comme moi et si vous aimez naviguer sur Internet pour visionner des vidéos d'automobiles, vous avez sans doute vu la vidéo montrant le ballet de Saab et celle de l'équipe de performance du fabricant. Ces petites vidéos mettent en vedette la 900s, la 9000 et la 9-3s effectuant un slalom autour d'une série de cônes et se frôlant les unes les autres. On y fait preuve d'un talent exceptionnel et de prouesses remarquables en automobile. Les voitures supportent très bien l'exercice de slalom, les sauts et la conduite sur deux roues; c'est comme si ces cascades étaient une seconde nature. J'ai toujours été impressionné par ces petites démonstrations, mais je suis conscient qu'il s'agit d'une publicité extravagante.

(Photo: Philippe Champoux et Olivier Delorme)
La dernière Saab que j'ai conduite était une 9000 de 1998 dont le turbo ne fonctionnait plus. En d'autres mots, je n'ai jamais eu l'occasion de conduire une Saab. L'an dernier, GM annonçait la sortie d'une version familiale de la 9-3, la SportCombi. Peu importe son appellation, la voiture avait une allure du tonnerre; c'était tout simplement une des familiale les plus intéressantes sur le marché. Dès que j'ai su qu'on en avait une du côté de GM, je me suis empressé de la réserver. Je n'étais sans doute pas le seul à vouloir la conduire, puisque j'ai dû attendre quelque dix semaines avant de mettre la main sur le volant. Et l'on y est !

Un très bel emballage
(Photo: Philippe Champoux et Olivier Delorme)
D'abord les fleurs ! La SportCombi est un véhicule qui a très fière allure. Quelle magnifique voiture ! Les lignes douces et finement ciselées du coupé se prolongent vers l'arrière jusque derrière la porte; pour ce qui est du reste, nous l'avons dit, exceptionnel. Rien à faire, j'aime les familiales, et la SportCombi touchent toutes mes cordes sensibles : roues de 17 pouces, feux arrière, hayon, aileron, support de toit, je n'arrive pas à la prendre en défaut côté design. Les panneaux de carrosserie sont bien ajustés, la peinture, brillante et égale.

Un intérieur original
J'ai longtemps admiré Saab de s'être campée sur ses positions quand arrivait le temps de dessiner son tableau de bord non orthodoxe. Mon
(Photo: Philippe Champoux et Olivier Delorme)
point préféré, et je suis certain qu'il en est de même pour de nombreux amateurs de la marque, c'est l'endroit où l'on a placé la clé de contact. La quantité de boutons et de commandes placés dans le centre d'information central peut repousser certains acheteurs de voitures de luxe, car la tendance est plutôt à l'allure dépouillée. D'une façon ou d'une autre, ça fonctionne. Régler la radio est relativement simple quand on y met le temps.

Maintenant, le pot ! Ce qui me frustre le plus, c'est l'apparent manque de qualité dans l'assemblage de cette voiture. En réalité, les 20 premiers kilomètres de route avec cette Saab m'ont découragé. Mon véhicule d'essai affiche un peu plus de 12 000 kilomètres au compteur, mais on a l'impression qu'il en a dix fois plus. Certains panneaux de la console centrale bougent seulement à les toucher, et le porte-gobelet à bascule est ridiculement fragile et d'apparence bon marché. La plupart des plastiques sont de haute qualité et doux au toucher, mais certains semblent avoir été empruntés à la Chevrolet Aveo comme ceux des poignées de portes. Les sièges offrent un bon maintien même si l'espace pour les jambes est limité. En général, c'est bien.