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Essai du Volvo XC40 R-Design 2019 : positionné pour connaître du succès

Généralement, l’arrivée sur le marché d’un VUS ne me fait pas frétiller très fort. Chaque segment où on en retrouve semble croître à un rythme plus rapide que celui d’un feu de forêt. Tellement que certains fabricants abandonnent des créneaux comme les berlines ou les voitures à hayon. 

Toutefois, lorsque le nouveau VUS en question est un Volvo, j’ai tendance à examiner la chose d’un peu plus près parce que tout ce que touche ce constructeur depuis un certain temps se transforme en or. Le XC90 a remporté quantité de prix, le spectaculaire XC60, sa version réduite, a été notre choix Auto123.com pour le VUS compact de luxe de l'année, et les récentes familiales offertes par le groupe revitalise l’image du genre tel qu’on la connaît.

C’est donc avec beaucoup d’attentes, plutôt qu’un sentiment d’inquiétude, que je suis allé récupéré le XC40 R-Design que j’avais à l’essai. Ironiquement, plus que la crainte de ne pas être impressionné par un VUS, j’espérais que je ne serais pas déçu. 

Premier contact
Bien que j’ai hésité avant d’utiliser l’expression « coup de foudre », ce que j’ai ressenti en voyant le XC40 pour la première fois s’en approche drôlement. C’était la première fois que j’en apercevais un ailleurs que sous les réflecteurs d’un salon automobile, ce qui change la perspective un tantinet. 

En faisant le tour du véhicule, on découvre plusieurs éléments intéressants, dont l’éclairage des phares de jour. Ce dernier reprend, plus timidement que sur les modèles V90 Cross Country et XC60, le design du marteau à manche court de Thor, le dieu de la guerre et du tonnerre dans la mythologie nordique. Aussi, la façon dont les vitres latérales rejoignent la toiture, puis les feux verticaux typiques à l’arrière est superbe ; c’est futuriste sans que ce soit excessif. Idem pour les jantes à deux tons de 19 pouces (de série sur les variantes R-Design) dont le style imite magnifiquement celui d’une turbine. Qui plus est, leur emplacement aux extrémités du véhicule libère de l’espace à l’intérieur. 

Plus qu’un simple écran multimédia
Parlant de l’habitacle, la présentation est dominée par un écran tactile de neuf pouces qui prend tout l’espace à la console centrale. Celui-ci est ceinturé de huit boutons ; six pour certaines fonctions (climatisation et multimédia), un pour le mode de conduite et un dernier semblable à celui qu’on retrouve sur les appareils Apple… et que vous allez utiliser à profusion. 

Et si vous allez en faire un usage si fréquent, c’est parce que même si l’interface du système semble moderne et conviviale, elle n’est pas très intuitive. Elle requiert en fait plusieurs manipulations de boutons et glissements de menus à l’écran à l’aide du doigt pour la réalisation de tâches simples comme l’activation du radar pour le stationnement ou la fonction chauffante des sièges. Les pages du menu sont aussi très chargées, ce qui rend leur consultation encore plus difficile lorsqu’on conduit. 

Heureusement, le système soutient les applications Apple Car Play et Android Auto, du moins en théorie, car j’ai essayé autant pour autant d’activer Apple CarPlay avec deux iPhone et deux câbles USB, sans succès. J’ai par le passé réussi ce genre de branchement sur d’autres produits Volvo, donc aucune idée de ce qui a pu clocher ici. 

C’est dommage, car il m’a été plus difficile de profiter de l’excellente chaîne audio haute fidélité signée Harman Kardon. Soit dit en passant, ces derniers semblent être dans toutes les voitures aujourd’hui. 

La bonne chose, si on laisse le menu de côté, c’est qu’on peut profiter de la présentation intérieure qui nous est proposée. Celle-ci est invitante, stylisée et bien aérée. C’est le résultat d’un mariage intelligent de surfaces bien disposées et colorées qui font que ce petit véhicule donne l’impression d’être plus grand qu’il ne l’est de l’intérieur. L’immense toit panoramique contribue à cette sensation, lui aussi. Il est livré de série sur la version R-Design et est inclus dans un ensemble à 2600 $ sur les variantes Momentum. Quant à lui, le revêtement en tapis épais qui se retrouve sur la portière ressemble davantage à un tricot de qualité qu’à la moquette qui recouvrait le plancher du sous-sol familial ; une superbe touche. Volvo a pris des risques avec son choix de matériaux et a trouvé le moyen de tout bien agencer. Le résultat est probant. 

Pour en rajouter sur la sensation de grandeur, j’ai réussi à installer un siège d’enfant inversé à l’arrière, une opération rendue simple grâce aux points d’ancrage livrés avec le véhicule. Considérant que le volume de chargement du XC40 est de 470 livres avec les sièges arrière relevés, l’espace disponible pour les occupants arrière est formidable, tout comme celui du passager avant, même lorsque le siège pour enfant est installé derrière lui. De petites décisions comme le déplacement des haut-parleurs situés à l’intérieur des portières permettent également de profiter de plus d’espaces de rangement à cet endroit. Le plancher du coffre, qui peut être ajusté pour maximiser le volume nécessaire à l’arrière, est aussi à noter. 

Ce qui est un peu moins formidable, c’est le rembourrage des sièges arrière. Le fait qu’ils le soient peu aide à pouvoir obtenir un plancher plat lorsqu’on les rabat, mais pourquoi doivent-ils être aussi fermes ? Le contraste avec les sièges avant, plus moelleux et offrant plus de supports, est marquant. C’est aussi un contraste avec la plupart des produits Volvo donc le confort des sièges est souvent comparé à celui de fauteuils. 

Puissant ET agile

La puissance est livrée par un 4-cylindres turbo de 2 litres bon pour 248 chevaux et 258 livres-pieds de couple, et ce, qu’importe la variante choisie. Sur tous les modèles, aussi, la force est envoyée aux quatre roues via une transmission automatique à huit rapports qui profite de belles palettes au volant. 

La puissance se laisse ressentir à chaque départ ; le couple maximum est livrable entre 1800 et 4800 tours/minutes, ce qui procure une poussée pratiquement instantanée, en plus d’être linéaire. Le XC40 emprunte une allure compacte et grâce à ses organes mécaniques, on le perçoit, du moins la plupart du temps. 

Une fois au-delà des 4000 tours/minutes, le moteur quitte cependant sa zone de confort et l’expérience devient plus difficile. On peut alors sentir la mécanique bosser beaucoup plus fort pour maintenir la cadence. Elle fait le travail de façon moins silencieuse, disons. Ce détail est d’autant plus amplifié par le fait qu’autrement, l’expérience à bord est marquée par la quiétude. 

La puissance, c’est une chose, mais on parle ici de la version R-Design et cette dernière nous en donne plus. Même si ses capacités sont les mêmes, elle reçoit une suspension plus ferme qui réduit le roulis et améliore du coup la réponse du châssis. Au final, il s’agit d’un des plus agiles VUS compacts que j’ai eu la chance de conduire, et ça inclut des produits comme le Mercedes-Benz GLA et son jumeau, l’Infiniti QX30, le BMW X3 (dont le nombre de chevaux et le couple sont identiques au XC40) et le Lexus NX. De plus, on retrouve également des réglages (Eco, Comfort et Dynamic) qui ont un effet tangible sur l’expérience au volant. Un mode hors route est aussi du lot, mais il sera probablement plus utile dans la neige qu’ailleurs. J’ai passé la majorité de mon temps aux ajustements Eco et Dynamic. Dans le cas du premier, il ne m’a pas semblé aussi léthargique que ceux présents sur d’autres modèles. J’ai donc pu obtenir une moyenne de 9 litres aux 100 kilomètres en ville sans trop faire de compromis sur la puissance. 

Aussi dynamique qu’il puisse être, la façon dont le XC40 s’est comporté en milieu urbain, là où les produits appartenant à ce segment doivent bien performer, est un argument de vente solide pour moi, car je n’ai jamais douté que j’étais au volant d’un VUS de luxe. Un VUS compact, certes, mais un de luxe. 

Petit pot, meilleur onguent
Tout ça, bien sûr, est une victoire pour Volvo. Le XC40 fait ses débuts dans un segment qui croît à la vitesse de l’éclair et il est bien équipé pour se frotter à ses rivaux. Certains auront plus de difficultés avec l’interface multimédia, toutefois ; le constructeur aura du travail à faire pour convaincre la clientèle de ce côté. En revanche, le nombre de fois où on m’a arrêté lors de mon essai, y compris par un membre de ma famille qui a déjà commandé son XC40, me laisse croire que Volvo a accouché d’un concurrent solide ici. 

Il ne déçoit pas.

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Photos :D.Heyman
Photos du Volvo XC40 R-Design 2019