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LA IS 300 : UNE LEXUS EN BASKETS

LA IS 300 : UNE LEXUS EN BASKETS

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Depuis l'entrée en scène de cette division au début des années quatre-vingt dix, les voitures produites par Lexus ont toutes eu un caractère nettement plus bourgeois que sportif. Même l'élégante SC400 dorlotait ses occupants plus qu'elle ne leur procurait des sensations fortes.

Maintenant établie avec une solide réputation de fiabilité, de solidité, de confort et de qualité de service, cette division de Toyota a la ferme intention de s'attaquer à la catégorie des berlines sport.

Donc, la première salve à être lancée provient de la toute nouvelle IS 300 dont le caractère, le profil technique et les dimensions en font un adversaire taillé sur mesure pour la BMW de la Série 3.

Ce n'est certainement pas le fruit du hasard si cette berline est propulsée par un moteur six cylindres en ligne et si ses cotes sont très proches de la compacte bavaroise. Reste à savoir si on a atteint les objectifs définis au tout début. J'allais oublier, tout en étant la plus économique de la famille Lexus, avec son prix tout juste sous la barre des 40 000 $, la IS300 vise également une clientèle plus jeune.

Compte tenu des ambitions assez élevées de ce projet, pas question d'installer un moteur de Corolla sous le capot. De plus, comme on voulait être capable de produire une voiture offrant un prix concurrentiel pour la catégorie, il était impensable, sur le plan économique, de développer un nouveau groupe propulseur. La solution la plus sage a été de faire appel au moteur 3,0 litres de la GS300 et de l'adapter à cette compacte. Avec ses 215 chevaux, il est l'un des moteurs les plus puissants de sa catégorie.

Comme dans ce modèle, le moteur emploie la distribution à programme variable (VVT-i) afin d'optimiser le croisement des soupapes sur toute l'étendue des régimes du moteur. La VVT-i élimine les compromis habituels entre le couple à faible révolution et la puissance à haute révolution, donnant à la IS 300 le sentiment d'être dotée d'un moteur de plus gros volume.

Ce moteur développe 218 pi-lb de couple à 3800 tr/min. Il est couplé à une transmission automatique E-Shift à cinq rapports à contrôle électronique dont les commandes de changement de vitesses sont placées sur le volant, comme sur les voitures de Formule 1.

Compte tenu des ambitions sportives de ce modèle, on est surpris de constater qu'une boîte manuelle n'est pas au programme. On nous en promet une, mais il faudra patienter quelques mois encore. Le plus cocasse dans toute cette affaire, c'est que Nobuaki Katayama, l'ingénieur responsable du programme de développement de la voiture, a déjà été en charge de l'équipe de rallye de Toyota qui a remporté au moins deux titres mondiaux sous sa direction.

Ce moteur est associé à un châssis dont la répartition des masses a été spécialement étudiée afin de pouvoir négocier avec aisance un parcours sinueux. C'est pourquoi on a placé le centre du moteur à 5,5 cm derrière le centre des roues avant, la batterie derrière la tour de la suspension avant et le réservoir d'essence sous le siège arrière. Cette fiche technique comprend également une suspension indépendante aux quatre roues munie des biellettes doubles similaires aux berlines GS.

Comme toute berline sport haute performance, des freins à disques aux quatre roues (aérés à l'avant et pleins à l'arrière) font partie de l'équipement de série tout comme des pneus P205/55 R16 toutes saisons. De plus, pour les amateurs de conduite plus inspirée, on peut commander des jantes en alliage de 17 pouces avec pneus P215/45 R17. Les freins antiblocage (ABS) sont installés en série, tout comme la commande du système de régulation de la traction. Un différentiel à glissement limité est aussi disponible.

La silhouette de cette Lexus, avec ses épaules larges, ses roues sport et son arrière inspiré de la GS 4000 est incroyable. Cette voiture ne devrait pas faire de quartiers à ses concurrentes. Aussi, pour accentuer le caractère sportif de cette berline, on a installé des pédales en aluminium grillagées, un levier de vitesses au fini métallique et un ensemble d'instruments de mesure de style chronographe inspiré des montres sport.

Cet ensemble d'instruments de mesure de type chronographe permet aux concepteurs de rassembler huit instruments à consulter au travers le volant en cuir de série à trois branches.

De plus, le moteur répond bien et ses reprises sont assez musclées. Par contre, des freins moyens pour une voiture de cette catégorie, une suspension trop sèche en certaines circonstances et une certaine instabilité de l'arrière au freinage sont là quelques peccadilles que la IS devra corriger. Sa lacune la plus criarde est le passage des rapports qui est handicapé par un délai agaçant tandis qu'il est difficile de faire monter le régime du moteur lors d'un départ arrêté.

Malgré tout, compte tenu du prix, de la qualité de finition et des performances, la IS 300 n'a aucun problème à se mériter le titre de berline sport même si certains détails sont à revoir.

 

Feux verts
Feux rouges
    • Mécanique bien adaptée
    • Finition impeccable
    • Performances à la hauteur
    • Tenue de route saine
    • Prix très concurrentiel
    • Présentation intérieure bigarrée
    • Suspension sèche
    • Freins moyens
    • Boîte de vitesses hésitante
    • Instrumentation difficile à consulter

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