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Mazda MX-5 GT 2008 : essai routier

Mazda MX-5 GT 2008 : essai routier

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Certaines voitures ne sont, en réalité, que de grands jouets. Le plus bel exemple, c'est sans doute la Mazda MX-5 (un nom auquel je continue de préférer l'ancienne appellation de Miata), un petit roadster dynamique, amusant mais, surtout, loin d'être pratique.

Pas grave me direz-vous, ce n'est pas pour le confort mais strictement pour le plaisir qu'on se procure une MX-5. Une affirmation que je serais bien mal venu de nier, ayant moi-même de nombreuses heures de conduite au volant de la petite voiture, bien souvent sans autre raison que de laisser les cheveux qui me restent voler au vent frais.

Ce n'est pas pour le confort mais strictement pour le plaisir qu'on se procure une MX-5.

Espace limité

Évidemment, on ne se lance pas au volant d'une MX5 en espérant y embarquer toute la famille, le chien compris ! La petite MX-5 n'a que deux places, tout le monde le sait, et deux places tout à fait particulières. Car l'espace qu'on y retrouve est loin, très loin, d'être abondant.

Pour les gens au gabarit un peu fort (lire ici quelques kilos en trop, comme c'est mon cas), se glisser derrière le volant relève presque de l'exploit. Même relevé au maximum, le volant est toujours très bas pour favoriser une position de conduite sportive. En revanche, il bloque ainsi l'accès, obligeant le conducteur à quelques contorsions, et accrochant chaque fois la partie de mon anatomie que j'ai mis des années à mener à cette taille... (mon ventre évidemment).

Plus sérieusement, se glisser derrière le volant demande une certaine souplesse puisqu'on doit d'abord trouver une position pour les jambes avant de positionner le reste du corps. Le fait que le volant ne soit pas télescopique ne facilite pas les choses. Et pour ceux qui ont la taille plus mince mais plus élancée, l'accès est plus simple; cependant, la conduite est complexe puisque le toit est trop bas et affecte le champ de vision. Puis, une fois fermé, il frôle même les cheveux du conducteur.

La surprise provient cependant du coffre de la voiture, plus logeable qu'on pourrait le croire. Dans les faits, il contient sans trop de difficulté les bagages de deux adultes partis pour un week-end de plein air, liquide et sac de couchage compris !

Conduite inspirée
Ces quelques défauts d'aménagement de l'espace ne sont cependant qu'un bien petit prix à payer pour obtenir autant de plaisir. Car la MX-5 constitue encore, avouons-le, l'un des véhicules les plus agréables à conduire et probablement l'un des plus inspirées en conduite compte tenu de son prix.

Bref, peu importe son degré de finition (j'ai conduit la version GX et la GT en mode manuel et automatique), la MX-5 fournit un plaisir de conduire rarement égalé.

Les quelques défauts d'aménagement ne sont qu'un petit prix à payer pour obtenir autant de plaisir.