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Mercedes-Benz C250 Coupé 2012 : essai routier

Mercedes-Benz C250 Coupé 2012 : essai routier

Classe clandestine Par ,

Les gens n’en ont que pour les voitures de luxe ces temps-ci. Même si on ne cherche pas un « modèle de luxe », on veut que notre éconobagnole profite de toutes les commodités de leurs grandes sœurs haut de gamme. Et les constructeurs le savent. Ils connaissent tous le besoin des consommateurs d’acheter un véhicule de qualité.

Les boîtes comme Mercedes-Benz, BMW et Volvo (pour ne nommer que celles-là), n’ont plus grand-chose à faire pour s’assurer que la qualité de leurs produits soit supérieure d’une coche à celle de leurs concurrentes. Elles peuvent se concentrer sur le plus important : les performances et la maniabilité.

C’est le cas du tout nouveau Mercedes-Benz C250 Coupé 2012. Récemment dissociée de la Classe CLK, la nouvelle Classe C à deux portières se décline en version C250 et C350. J’ai passé la semaine derrière le volant du « p’tit », le C250 Coupé. Je vous assure que le petit frère ne vit pas dans l’ombre du grand!

Un air menaçant
Depuis le lancement de la SLS AMG, Mercedes-Benz a transmis le style super menaçant de sa voiture sport au reste de la gamme. On ne pourrait jamais les qualifier d’identiques – la SLS AMG est dans une classe à part pour tellement de raisons – mais on discerne la binette de la deux-places sur tous les produits Mercedes aujourd’hui, à mon grand bonheur.

Avec sa carrosserie blanche accentuée par un toit entièrement vitré, mon Mercedes-Benz C250 Coupé 2012 était tiré à quatre épingles. Au premier coup d’oeil, le nouveau coupé de Classe C a l’air plutôt simple, mais quand on s’y attarde on remarque tous les petits détails qui en font une machine séduisante.

D’abord, l’intimidante calandre à deux barres, l’énorme logo MB et les phares froncés lui confèrent un air guerrier. Laissez courir votre regard le long de ses flancs, et vous découvrirez une deuxième ligne subtile sous la ligne de ceinture, créant une silhouette à la fois aguichante et angulaire. Une croupe retroussée élimine le besoin d’un aileron, mais donne le même effet sport.

De l’extérieur, force est de constater que le C250 Coupé sait séduire… surtout la nuit. C’est incroyable comme deux simples bandes d’antibrouillards à DEL peuvent attirer l’attention!

Confort à l’étroit
Sans aucun doute, le cockpit du Mercedes-Benz C250 Coupé 2012 regorge de raffinements. Drapé de cuir noir mis en valeur par des touches chromées, mon coupé se voulait fringant et contemporain. Nouveau pour le coupé de Classe C cette année : un écran infoloisirs intégré au tableau de bord, à la place de l’ancien système escamotable. Le tableau de bord s’en trouve plus coulant, et le style intérieur ininterrompu.

Les instruments simplistes derrière le volant inspiré de la course, avec sa base plate, constituent peut-être un de mes aspects préférés de toute Mercedes. Distingués et sans tracas, j’adore leur raison d’être bien précise : vitesse, révolutions, essence, température. Un point c’est tout. Pas de niaisage avec des infos inutiles, contrairement à bien des constructeurs ces jours-ci.

Muni d’une molette à la iDrive qui commande le système infoloisirs et de navigation COMAND, le C250 m’a toutefois laissée un peu de glace au chapitre de la technologie. En effet, le système s’avère rudimentaire et presque trop simple. Une bonne refonte ne ferait pas de tort pour les prochains modèles.

Comme on parle d’une deux-portes abaissée pour l’année modèle 2012, le dégagement arrière laisse lui aussi à désirer. Les passagers avant apprécieront leur environnement, mais toute personne assise à l’arrière voudra en ressortir le plus vite possible, même si l’échappement du C250 nous en met plein les oreilles.

Le 4-cylindres de retour 
Le Mercedes-Benz C250 Coupé 2012 fait à nouveau appel au 4-cylindres. Avec la mécanique turbo de 1,8 litre, les performances du C250 n’impressionnent pas trop sur papier (201 ch et 229 pi-lb de couple), mais elles s’avèrent très satisfaisantes en réalité.

J’avoue que les reprises paresseuses en mode « E » (éco) m’ont irritée un peu, mais passez au mode « S » (sport), et le tour est joué. Grâce à la boîte automatique à sept rapports de Mercedes, le C250 peut se montrer plutôt nerveux. Je rêvais quand même de palettes au volant, et je pense qu’elles assureraient une expérience plus grisante.
 
Si vous privilégiez la puissance et les performances de votre Classe C, je vous conseillerais de jeter un coup d’œil sur la C350 (302 ch, 273 pi-lb) et la démoniaque C63 AMG (451 ch, 443 pi-lb). Euphoriquement, les trois déploient leur cavalerie par les roues arrière : la fougue est au rendez-vous quand on les pousse au maximum!

Je trouve aussi que les effets sonores du C250 manquaient de punch. J’ai réussi à le faire rugir, mais il fallait monter très haut dans les tours et conduire comme un fou, et bien que je n’aie rien contre ça une fois de temps en temps, on ne peut simplement pas se le permettre au quotidien.

C’est peut-être à cause de sa silhouette de coupé que j’aurais souhaité des sensations et une sonorité plus relevées, mais peu importe, quelque chose échappe au C250. Il semblait souvent lourd, ses accélérations un peu léthargiques.

Le Mercedes-Benz C250 Coupé 2012 est sans contredit un modèle sublime fabriqué avec des produits de qualité, et le prix pour une version d’entrée de gamme n’estomaquera personne non plus (PDSF de 39 900 $). Mais – et je le répète – je trouve qu’il manque simplement un petit quelque chose.

 

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