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Mitsubishi Galant 2005

Mitsubishi Galant 2005

Perdue dans la foule. Par ,

Perdue dans la foule.

Vous savez, même avec la meilleure des voitures, il est parfois impossible pour un manufacturier de s'accaparer une part de marché, si mince soit-elle. Cet adage s'applique assurément à plusieurs produits vendus chez Mitsubishi, qui sans être dénudés de qualités, n'ont souvent rien de mieux à offrir que la concurrence. Et comme les nombreux leaders de chacune des catégories sont établis depuis belle lurette, il est très difficile de convaincre les acheteurs de franchir les portes des salles de montre.

Photo - Antoine Joubert
Si on analyse brièvement l'ensemble de la gamme Mitsubishi, on remarque un intérêt grandissant de la part du public, pour les modèles utilitaires Outlander et Endeavor. La compacte Lancer demeure cependant la plus populaire de la famille, avec 5406 unités vendues en 2004, ce qui représente 50,1 % des ventes totales de Mitsubishi au Canada. L'Eclipse est évidemment en fort déclin, mais devrait connaître une remontée dès 2006, avec l'arrivée de la quatrième génération. Quant au Montero, ses ventes sont à ce point symboliques que les vendeurs reçoivent automatiquement une mention d'honneur pour chaque unité vendue ! Mais par-dessus tout, la grande déception du constructeur repose sur la faible popularité de la berline intermédiaire Galant, redessinée l'an dernier. Noyée dans une mer de concurrentes toutes plus intéressantes les unes que les autres, la Galant doit obligatoirement, pour se tailler une place, être très incitative aux yeux du public. Hors, après une semaine passée derrière son volant, la voiture n'a pas réussi à démontrer une force de caractère plus imposante que celle des Accord, Camry, Mazda6 et Altima.

Design et architecture

Tout est une question de goût, mais la nouvelle robe de la Galant me laisse personnellement sur mon appétit. La partie avant inspirée de Pontiac, la ceinture de caisse élevée et la partie arrière de toit issue de la défunte Chrysler Intrepid, ne font pas bon ménage. Très américaine, la ligne n'est cependant pas moins originale que celle de ses concurrentes directes. Il ne lui faudrait qu'une fine touche d'élégance, surtout au niveau de la calandre, pour qu'elle puisse attirer véritablement l'oeil. Un soupçon de chrome, si apprécié des baby-boomers, pourrait aussi améliorer son sex-appeal.

Photo - Antoine Joubert
Pour 2005, la Galant se décline en quatre versions, qui se distinguent toutes esthétiquement l'une de l'autre. L'oeil averti remarquera que la version ES se démarque de la DE, le modèle de base, par ses poignées de porte et ses rétroviseurs de couleur assortie. Du côté de la LS V6, seul le logo placé sur le coffre la différencie. En optant pour certains groupes d'options, elle peut cependant se voir vêtue d'un toit ouvrant et de jantes en alliage de 16 pouces. Finalement, la version GTS, qu'était notre modèle d'essai, se caractérise par des jantes en alliage de 17 pouces, un toit ouvrant, un becquet arrière, des phares antibrouillards avant et des feux arrière à lentille transparente.

Aménagement intérieur

Photo - Antoine Joubert
Tout vêtu de cuir, l'habitacle de la Galant GTS est passablement esthétique. La planche de bord au dessin original conjugue avec éloquence les appliques de fausse ardoise et d'aluminium. Naturellement, les versions moins onéreuses n'offrent pas la même saveur, mais le tout demeure tout de même agréable à l'oeil. Elle offre également une ergonomie très étudiée, pouvant satisfaire les plus exigeants en la matière. Comme c'est le cas avec l'ensemble des dernières créations de la marque, la Galant propose une planche de bord avec éclairage bleu électrique, très à la mode. Les cadrans indicateurs sont également faciles à consulter grâce aux aiguilles de couleur rouge, en surplomb. Pour le reste, l'ensemble des commandes est aussi simple à comprendre qu'à utiliser. Seuls les boutons positionnés au dos des branches du volant, servant au contrôle de la chaîne audio, portent à confusion. Mais après quelques tentatives ratées, on s'y fait.