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Subaru Crosstrek 2016 : premières impressions

Subaru Crosstrek 2016 : premières impressions

Si seulement la capacité de production était supérieure… Par ,

Montréal, QC – L’appellation « multisegment » ne pourrait pas mieux s’appliquer qu’au Subaru Crosstrek. Cette version surélevée de l’Impreza à hayon a subi le même sort que l’autre familiale du groupe, l’Outback, et depuis son arrivée sur nos routes à la fin de 2012, les ventes de ce petit VUS urbain sont en constante évolution. 

Ce n’est donc pas pour rien qu’il reçoit quelques ajustements pour l’année qui vient. Toutefois, soyez rassurés, le « bébé Outback » ne change pas tant que ça pour 2016. Après tout, il serait stupide de s’attaquer à un produit qui continue d’engranger des parts de marché, n’est-ce pas? 

La division canadienne avait par ailleurs convié la presse locale afin d’illustrer les récentes améliorations apportées au Crosstrek – et non plus  XV Crosstrek –, Subaru ayant jugé que le préfixe « XV » n’était plus pertinent sur le continent. Voici le résumé de ces 2 journées d’essais.

Un léger coup de balai
Avec une apparence unique de voiture compacte grimpée sur des pneumatiques plus gras, il aurait été déplacé de revoir la silhouette de cet autre multisegment sous-compact. Le constructeur nous a d’ailleurs confirmé que les consommateurs qui l’achetaient adoraient cette ligne de caisse plus arrondie que la moyenne. 

Non, c’est dans les détails que la mouture 2016 se distingue du modèle sortant. Ainsi, à l’avant, les phares jadis noircis adoptent une coloration argentée, pendant que la grille de calandre se voit confier un écusson élargi en plus d’une bande médiane plus dense. De plus, le dessin du parechoc est légèrement redessiné au centre, tandis que les phares antibrouillard sont désormais cerclés de « L » chromés. 

Il semble que le design des jantes exclusives au Crosstrek ait plu au public puisque celles du millésime 2016 ne sont que très peu altérées malgré cette illusion de mouvement. Quant au choix des couleurs pour la carrosserie, Subaru abandonne le fameux Orange Tangerine au profit de cet Hyper Bleu qui ne risque pas de passer inaperçu dans la circulation lourde. Du reste, le Crosstrek 2016 demeure fidèle au concept original. 

Même si la version hybride n’était pas présente à ce lancement régional, il est déjà acquis que cette dernière recevra les mêmes modifications visuelles, les jantes spécifiques de celle-ci demeurant au programme, le Vert Plasma ne faisant plus partie des options pour la carrosserie. 

Même constat à l’intérieur
Il aurait été étonnant de voir l’ambiance intérieure chambardée d’un bout à l’autre, surtout de la part de Subaru, un constructeur reconnu pour son côté conservateur. La planche de bord déjà bien connue du public est donc reconduite, celle-ci étant heureusement habillée différemment grâce à des bandes de finition lustrée et de nouvelles molettes pour la ventilation. Le volant redessiné propose un nouvel arrangement des commandes, tandis que les surpiqûres orangées (disponibles à partir de la livrée Sport) tapissent la sellerie, les panneaux de portières ainsi que les appuie-bras. 

Bien entendu, l’ensemble Limited ajoute le cuir à quelques endroits dans l’habitacle, mais il y a plus comme la radio satellite, l’écran tactile du système de divertissement, la ventilation à 2 zones, les phares à décharge à haute intensité et plus encore. 

Quant à l’ensemble Technologie, il ajoute le fameux système Eyesight qui s’occupe notamment de garder un œil sur la trajectoire du véhicule ainsi qu’à l’avant du véhicule de manière à prévenir les collisions. De plus, ce groupe d’options inclut aussi les phares antibrouillard directionnels et la clé intelligente.

Une conduite aventurière?
Pour démontrer la double personnalité du Crosstrek, le constructeur avait organisé un parcours varié allant de l’autoroute à la ville en passant par les tracés plus sinueux des campagnes de l’est du Québec. Un bref passage en conduite hors route était également au programme, bien que très peu de gens osent s’aventurer aussi loin avec un véhicule de cette trempe. 

Réglons tout de suite l’aspect double personnalité, si vous le voulez bien. Malgré les avantages indéniables d’une voiture dotée d’une garde au sol supérieure, n’importe quel véhicule aurait pu parcourir le chemin emprunté durant cette journée sur le bitume. Quant à la portion hors route, il est vrai qu’une voiture n’aurait pas pu venir à bout d’un ou deux obstacles, mais bon, le Subaru Crosstrek n’a rien d’un authentique 4x4 traditionnel… et c’est tant mieux ainsi!

Puisqu’il s’agit d’une légère refonte, le groupe motopropulseur revient inchangé en 2016, le bloc 4-cylindres à plat de 2,0-litres développant la même puissance et le même couple qu’en 2015, soit 148 chevaux et 145 lb-pi respectivement. S’il est encore possible d’accoupler une boîte de transmission manuelle à 5 rapports – pourquoi pas 6? – sur toutes les versions du Crosstrek (Tourisme, Sport ou Limited), les gens du constructeur n’avaient trimballé que des versions munies du dispositif Eyesight, ce dernier étant réservé aux versions équipées de la boîte CVT optionnelle. Paraît-il que cet équipement serait de plus en plus populaire auprès des consommateurs, selon les dires de Subaru Canada. 

Sans être un authentique bolide de rallye, le Crosstrek a suffisamment de pep pour rendre heureux son conducteur. Malgré la réputation « criarde » des transmissions CVT, celle de Subaru a le mérite de varier le régime moteur pendant les accélérations. Bref, on a presque l’impression de conduire une voiture équipée d’une automatique. Quant aux changements de rapports disponibles avec les palettes derrière le volant, le résultat s’avère correct sans plus. 

Malgré sa garde au sol de 220 mm – la plus haute du segment –, le Subaru Crosstrek procure beaucoup d’assurance aux occupants, la fermeté de la suspension jumelée à la largeur des pneumatiques contribuant à cette stabilité plus que bienvenue. La direction, quant à elle n’est pas la plus chirurgicale, mais elle donne assez d’informations à celui ou celle qui tient le volant. Une fois de retour dans la jungle urbaine, le Crosstrek se faufile aisément grâce à ses dimensions réduites. Et, n’oublions surtout pas la qualité du système de traction intégrale à prise constante. 

Conclusion
Avec la mode des multisegments sous-compacts qui fait fureur en ce moment, le constructeur doit se frotter les mains d’avoir investi la catégorie dès les premiers soubresauts. Le Subaru Crosstrek fait déjà partie du paysage automobile et contribue grandement à cette image très aventurière qu’on se fait de la marque nipponne. Cette évolution du VUS ne devrait qu’aider la marque à poursuivre sur sa lancée, du moins en ce qui a trait au plus petit de ses utilitaires. En fait, comme nous confiaient les représentants de la division étoilée, le Crosstrek, comme d’autres véhicules de la gamme d’ailleurs, pourrait s’écouler davantage, mais le volume de production a déjà atteint sa pleine capacité. 

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Photos :Vincent Aubé
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