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Subaru Crosstrek hybride 2016 : essai routier

Subaru Crosstrek hybride 2016 : essai routier

Plus frugal en ville, toujours aussi compétent hors route Par ,

 J’imagine que Subaru aurait planifié son Crosstrek hybride différemment si elle avait pu prévoir la baisse spectaculaire du prix de l’essence en 2015. Mais bon, nous avons là le tout premier modèle électrifié d’une compagnie qui est surtout reconnue pour avoir inventé le multisegment moderne (Forester), offrir une gamme complète de véhicules à transmission intégrale et jouir d’une superbe réputation en matière de fiabilité. 

Ce qu’on sait moins, c’est que Subaru propose quelques-uns des modèles les plus propres sur le marché avec sa technologie PZEV. Alors, bien qu’on puisse remettre en question la pertinence d’essayer le Subaru Crosstrek hybride 2016 aujourd’hui, il faut saluer ses efforts pour verdir encore plus l’image de la marque. 

L’hybride selon Subaru
Ajouter le mot « hybride » au jargon d’un constructeur automobile est certes bénéfique, mais ce n’est pas comme si le système du Crosstrek hybride était super sophistiqué. Il n’y a pas de prise pour le recharger et on ne peut même pas rouler en mode 100 % électrique à basse vitesse. Voyez-le plutôt comme le système IMA utilisé par Honda depuis plus de 10 ans de même que la technologie eAssist de General Motors. 

Concrètement, le Subaru Crosstrek hybride 2016 insère un moteur électrique de puissance modeste entre le moteur à combustion et la boîte de vitesses à variation continue (CVT) afin de fournir plus de couple au moment opportun. Pendant ce temps, l’énergie perdue en décélération et au freinage est captée pour recharger une petite batterie au nickel-hydrure métallique (Ni-MH). Enfin, une fonction d’arrêt/redémarrage automatique éteint le moteur à combustion lorsqu’il tournerait normalement au ralenti et le rallume quand on est prêt à repartir, une action qui se fait toutefois un peu abruptement. 

Selon Transports Canada, le Subaru Crosstrek hybride 2016 consomme 7,9 L/100 km en ville au lieu de 9,1 comme le modèle régulier avec boîte CVT. C’est un bon écart qui pourrait convaincre ceux qui roulent souvent en milieu urbain. Quant à la consommation sur l’autoroute, elle ne diminue que d’un dixième, passant de 7,0 à 6,9 L/100 km en version hybride. 

Pour ce qui est de la pollution de l’air, le Crosstrek ordinaire répond à la norme PZEV (véhicules à émissions quasi nulles), tandis que le Crosstrek hybride atteint le standard AT-PZEV (technologie évoluée des véhicules à émissions quasi nulles). De plus, il est fabriqué dans une usine qui recycle ou transforme tous ses déchets en énergie au lieu de les envoyer au site d’enfouissement.

Design et contenu
Comme c’est souvent le cas avec les modèles hybrides, Subaru a bonifié le contenu du Crosstrek hybride afin de mieux faire avaler la hausse du prix qu’entraîne sa motorisation plus complexe. Sachant que le nombre d’exemplaires vendus serait limité, les gens de Subaru Canada ont aussi opté pour un seul niveau d’équipement. L’extérieur ressemble au Crosstrek Limited, tandis que l’intérieur se rapproche davantage du Crosstrek Sport. 

Ainsi, des clignotants à DEL sont intégrés aux boîtiers de rétroviseurs latéraux et du chrome orne les poignées de portes. Les longerons de toit argent et le becquet arrière de couleur noire au sommet du hayon sont quant à eux exclusifs au modèle hybride. En outre, on retrouve des jantes en alliage légères de 17 pouces au design aérodynamique et, dans mon cas, une peinture Bleu quartz nacré propre au Crosstrek hybride. 

Je dois préciser que ces ajouts accompagnent la légère refonte appliquée au Subaru Crosstrek 2016. Celle-ci comprend une calandre plus prononcée, des phares et un parechoc avant redessinés (avec une garniture chromée en forme de « L » autour des phares antibrouillard) de même que des feux arrière à DEL et un parechoc arrière retravaillés. Vous aurez également remarqué que Subaru a laissé tomber le « XV » dans le nom… et donc compris que je ne suis pas paresseux en parlant simplement du Crosstrek!

Dans le Subaru Crosstrek hybride, un écran tactile de 6,2 pouces réside au milieu du tableau de bord ― pas celui de 7 pouces avec navigation, SiriusXM Traffic et messagerie texte. Il manque aussi un climatiseur bizone et une sellerie en cuir, les sièges étant plutôt recouverts d’un tissu noir et gris avec des touches d’orange.

Ledit climatiseur est quand même automatique, ce que j’aime parce qu’il suffit de le régler et on n’y pense plus par la suite. Grâce au système Starlink de Subaru, on a accès à des actualités, à la météo, à de la musique et à d’autres contenus multimédia via nos propres applications ou encore Aha et Pandora. J’ai facilement synchronisé mon téléphone intelligent et ce dernier a toujours bien fonctionné durant la semaine d’essai, tandis que le système audio jouait mes chansons et mes podcasts via la lecture en continu Bluetooth.

J’ai été agréablement surpris par le bloc de cadrans du Subaru Crosstrek hybride 2016, surtout la thématique sport d’un bleu plus brillant, avec des aiguilles rouges et un rétroéclairage blanc. Un petit ordinateur de voyage à affichage monochrome prend place entre les cadrans principaux. Par ailleurs, tous les Crosstrek reçoivent un écran multifonction couleur de 4,3 pouces au sommet du bloc central (heure, température, messages de sécurité et d’entretien, rappels personnels, etc.), celui du modèle hybride offrant en plus un suivi de l’efficacité énergétique et une comparaison du rendement de différents trajets. 

Un multisegment qui rassure et protège
La plus grosse perte par rapport au Crosstrek Limited à essence est sans contredit le système évolué d’aide à la conduite EyeSight de Subaru, qui englobe 4 fonctions de sécurité active sophistiquées : le régulateur de vitesse adaptatif, le freinage précollision, la gestion d’accélération précollision ainsi que l’alerte de déviation de trajectoire et de louvoiement. Ce système a pourtant permis au Crosstrek d’obtenir la mention « Top Safety Pick+ » de l’IIHS aux États-Unis, mais il n’est même pas offert en option avec le Crosstrek hybride (probablement pour éviter que le prix soit trop élevé). 

Heureusement, tous les modèles ont obtenu 5 étoiles à la suite des tests de collisions de la NHTSA, ce qui prouve le côté solide et sécuritaire de ce petit multisegment. Ses occupants peuvent aussi compter sur des phares automatiques à haute intensité, des phares antibrouillard, un système d’accès sans clé avec bouton de démarrage, un régulateur de vitesse, une colonne de direction inclinable et télescopique pour trouver une meilleure position de conduite, des rétroviseurs latéraux chauffants à réglage électrique, des sièges avant chauffants, un toit ouvrant électrique ainsi que l’assortiment habituel de coussins gonflables bonifié d’un coussin pour les genoux du conducteur. 

Tout ceci fait en sorte que le Subaru Crosstrek hybride 2016 se vend à partir de 30 495 $, soit plus que les Crosstrek Sport (26 995 $) et Limited (29 395 $). Pas d’options, comme je l’ai dit, mais on peut remplacer la belle peinture Bleu quartz par Cristal noir silice, Cristal blanc nacré, Gris foncé métallisé ou Argent glacé métallisé. 

Pratique et habile
L’espace de chargement est presque identique à celui du Crosstrek ordinaire ― 609 litres au lieu de 632 derrière la banquette et 1 422 litres au lieu de 1 470 une fois les dossiers 60/40 rabattus à plat. Le tout est rendu possible par une batterie compacte.

D’autre part, le système hybride simpliste a permis à Subaru de garder intacte sa fameuse transmission intégrale symétrique à prise constante. La rumeur veut que la compagnie adopte un rouage similaire au Toyota RAV4 Hybride pour ses futurs modèles hybrides, ce qui fera l’affaire certainement, mais pas au même point que le Crosstrek hybride en dehors de la route. N’oublions pas sa généreuse garde au sol de 220 millimètres (75 de plus que la Subaru Impreza 5 portes dont il dérive). Même si vous ne traversez jamais de sentiers rocailleux, de recoins boueux, de ruisseaux agités ou de plages sablonneuses avec votre multisegment, vous pourrez toujours profiter de son excellente motricité dans la neige et sur des routes glissantes.

Remarquez, la transmission intégrale symétrique aide aussi sur chaussée sèche. Le Subaru Crosstrek hybride 2016 tient bien la route et demeure relativement à plat dans les courbes négociées à haute vitesse et même dans ses changements de direction soudains. Son roulement est doux et confortable, que l’asphalte soit lisse ou brisé, grâce à une suspension entièrement indépendante qui ne s’en laisse pas imposer.

Sur l’autoroute, le Crosstrek hybride se comporte bien. Son moteur à 4 cylindres de 2,0 litres (148 chevaux) et son moteur électrique synchrone (13,4 chevaux) livrent ensemble une puissance de 160 chevaux, appuyée par un couple de 163 livres-pied, ce qui favorise des manœuvres de dépassement impressionnantes. Sa CVT travaille en toute fluidité et un mode manuel contrôlé par des sélecteurs au volant permet de simuler 6 rapports. J’ai bien aimé m’en servir pour rétrograder, mais en général, je trouve qu’il vaut mieux accélérer en mode automatique. 

Devriez-vous l’acheter?
En fin de compte, je dois admettre que j’ai bien apprécié ma semaine en compagnie du Subaru Crosstrek hybride 2016, principalement parce que j’aime le Crosstrek à la base. Le premier offre à peu près les mêmes sensations que le second, ne sacrifie pas grand-chose sur le plan utilitaire et consomme beaucoup moins d’essence en ville. Voilà de belles qualités qui devraient rendre le Crosstrek hybride aussi populaire que Subaru l’espère dans le contexte actuel, en plus de constituer une bonne plateforme pour d’éventuels modèles électrifiés.
 

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Photos :K.Tuggay
Subaru Crosstrek Hybride 2016