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Premier essai du Subaru Outback 2020 : polissage de diamant

Whitehorse, Yukon - Chaque constructeur automobile compte sur un, parfois deux joueurs de concession. Où serait Ford sans son F-150 et Toyota sans sa Corolla, par exemple ? Et bien chez Subaru, on peut identifier l’Outback comme un de ces éléments. Oui, il y a le Crosstrek et la Forester, mais l’Outback, c’est comme le cœur de l’équipe, le capitaine

Un produit fort important, finalement.

Depuis ses débuts en 1995, on le repense aux cinq ans, comme quoi on nage dans le conservatisme au sein de la marque. N’empêche, cela n’est pas que mauvais et la nouvelle mouture qui nous arrive est là pour le prouver.

À l’instar de sa sœur non identique au sein de la famille, la nouvelle Legacy, que nous sommes allés essayer il y a quelques semaines, la refonte est probante. La différence, c’est que Subaru sait que la demande est forte pour sa Outback, contrairement à sa berline Legacy.

Conséquemment, on n’avait pas trop besoin de brasser la sauce.

Photo : D.Rufiange

Ce que le consommateur veut…
L’Outback profite d’une des clientèles les plus fidèles que l’on peut trouver à travers l’industrie. Les enquêtes internes de l’entreprise démontrent que dans 30 à 35 % des cas, les acheteurs ne considèrent aucun autre produit lorsque vient le temps de se procurer une Outback.

Conséquemment, le style de la voiture n’avait pas à être métamorphosé pour que la séduction se poursuive. Les gens l’aiment comme elle l’est et l’apprécie pour ce qu’elle leur donne, d’abord et avant tout. Citons ici les capacités de la traction intégrale, le volume de chargement, de même que son côté pratique et l’aspect sécuritaire qu’elle avance.

En vous décrivant la Legacy il y a quelques semaines, j’ai vivement critiqué sa timide évolution en matière de design, incompréhensible pour un produit qui ne se vend pas. Or, avec l’Outback, c’est l’inverse. Tout est beau, madame la marquise.

Le hic, c’est que les deux modèles sont jumeaux ; ce qui est bon pour l’un nuit à l’autre.

Une recrue dans l’équipe
Les changements sont peu nombreux au sein de la gamme, mais on assiste à l’arrivée d’une nouvelle variante cette année. Fait intéressant, c’est en quelque sorte la clientèle qui en a dicté la création, Subaru ayant compilé les principales demandes de celle-ci afin de les intégrer au sein de cette nouvelle proposition qui prend le nom de Outdoor.

Photo : D.Rufiange

La nouvelle venue vient s’insérer au cœur de la gamme, après les modèles Convenience et Touring, et avant les versions Limited et Premier.

Vous aurez donc compris que cinq habillages figurent au menu. Dans les deux premiers cas, le seul moteur offert est le 4-cylindres atmosphérique de 2,5 litres. Ce dernier est aussi servi de série avec les deux versions les plus huppées. De son côté, le nouveau modèle Outdoor est livré avec le bloc 4-cylindres turbo de 2,4 litres. Celui-ci peut également être greffé aux moutures Limited et Premier.

Notez que lorsqu’il est présent, le suffixe XT est ajouté aux noms des modèles (Outdoor XT, Limited XT et Premier XT). Les différents prix exigés pour tout ce beau monde se trouvent au bas.

Présentation et sécurité
Avant de passer à l’essentiel en ce qui concerne ce produit, soit le volume intérieur et les capacités hors routes, quelques mots sur la présentation intérieure et les caractéristiques de sécurité.

Photo : D.Rufiange

D’abord, comme pour la Legacy, l’Outback profite d’une nouvelle planche de bord et du nouveau système multimédia de la marque. En tout point, on parle d’améliorations substantielles. C’est notamment le cas avec l’écran tactile de 11,6 pouces (7 pouces avec le modèle d’entrée de gamme) qui sert de centre de contrôle du véhicule. Les menus sont simples, l’affichage d’une clarté exemplaire et on se déplace à travers le tout sans qu’un bac en programmation soit nécessaire. Trois clics, et on peut désactiver certaines aides à la conduite comme l’avertisseur de sortie de voie qui intervient à tout bout de champ au point où on devient maboule.

En revanche, une mauvaise note pour l’intégration à l’écran de certaines commandes. Par exemple, les sièges chauffants. Quand ça chauffe un peu trop à notre goût, on doit s’en remettre à une manipulation maladroite à l’écran, alors qu’on circule sur la route, pour couper l’alimentation. Pire, ce faisant, le système de surveillance d’attention du conducteur passe son temps à nous rappeler de garder les yeux sur la route. La configuration nous porte à regarder l’écran.

Oh, en passant, le maternage en matière de sécurité, ça commence à sérieusement m’agacer. À tout le moins, on peut désactiver certains bidules.

Bref, si les aides à la conduite vous tapent sur les nerfs, sachez ce qui vous attend avec ce produit, surtout que le système de sécurité Eyesight est de série sur toutes les versions.

Photo : D.Rufiange

Volume
À bord, Subaru s’est concentré à offrir plus d’espace aux occupants. D’abord, mentionnons que la nouvelle Outback est plus longue de 36 mm, plus large de 57 mm et plus haute de 7 mm. Ces gains profitent directement aux occupants, notamment à la deuxième rangée. Ils servent également l’espace de chargement qui atteint maintenant 2144 litres, soit environ 75 de plus que l’an dernier.

Les rails de toit profitent aussi d’améliorations qui facilitent l’encrage de matériel. Voilà qui va intéresser ceux qui trimballent leur vélo, l’activité préférée des propriétaires de ce modèle, selon la compagnie.

La nouvelle version
Quant à la nouvelle version Outdoor XT, voici ce qu’elle réserve à l’acheteur ; des rétroviseurs, une grille, des roues en alliages de 18 pouces et un écusson XT peints en noir, dans un premier temps. Dans un deuxième, elle propose un revêtement de siège résistant aux intempéries et agrémenté de surpiqûres vertes, de même que des tapis prêts à affronter les quatre saisons, un pneu de secours pleine grandeur, ainsi que le système de conduite hors route X-Mode à deux fonctions.

La version avance également des sièges arrière chauffants et la caméra avant. Dans ce dernier cas, disons que ça devient très utile en conduite hors route, surtout lors de passages serrés.

Photo : D.Rufiange

Au volant
À l’instar de la Legacy, le mot équilibre est celui qui résume le mieux l’expérience au volant de l’Outback. Rien ne nous énerve, dans un sens comme dans l’autre.

On apprécie grandement la douceur de roulement et le confort proposé par les sièges. Le travail fait pour améliorer l’insonorisation fait qu’on y gagne aussi au change.

Peu importe la vitesse adoptée, la stabilité est au rendez-vous. Sur la route qui relie les villes de Whitehorse, au Yukon, et de Skagway, en Alaska, on se trouve souvent seul, ce qui nous invite à appuyer un peu sur le champignon. Même à 135 ou 140 km/h, la tenue de cap est imperturbable. Vous allez la trouver charmante et rassurante à vitesse légale, cette Outback.

Quant aux deux mécaniques qui la servent, on s’en remet à vos préférences. Oui, le moteur 4-cylindres turbo de 2,4 litres en offre plus avec ses 260 chevaux et 277 livres-pieds de couple, ce qui autorise un temps de 6,4 secondes au 0-100 km/h. Cependant, si vous n’avez pas besoin de remorquer 3500 livres, soit la capacité maximale suggérée, le bloc de 2,5 litres fera l’affaire avec ses 182 chevaux et son couple de 176 livres-pieds.

Photo : D.Rufiange

Dans les deux cas, une transmission à variation continue gère la puissance qui est distribuée aux quatre roues. Oui, l’Outback c’est aussi un des meilleurs rouages à quatre roues motrices de l’industrie. C’est également un des critères majeurs des acheteurs.

Conclusion
On pourrait continuer longuement avec la description de la nouvelle Outback. Le cahier de présentation du modèle comptait 64 pages. Quelques éléments supplémentaires se trouvent plus bas.

Ce qui est à retenir, c’est que le véhicule progresse comme on s’y attendait. Il change peu de l’extérieur, mais à bord, on en a plus à se mettre sous la dent. Quant au moteur turbo, nous l’aurons à l’œil, car il a toujours besoin de faire ses preuves.

L’Outback était et demeure un excellent achat.

Photo : D.Rufiange

En vrac :

La caméra pour la marche arrière profite désormais d’un système de lavage automatique.

Le véhicule avance maintenant un hayon à ouverture mains libres (et rapide).

L’espace de chargement est plus large entre les passages de roues.

Les applications Apple CarPlay et Android Auto sont livrées de série.

Le système Starlink offre quantité de services au conducteur, comme en cas d’urgence suite à collision, de même qu’un agenda qui permet de planifier les entretiens.

Consommation : 9,0 et 7,1 litres aux 100 kilomètres pour la conduite ville/autoroute avec le moteur de 2,5 litres. Avec le bloc de 2,4 litres, c’est 10,1 et 7,9 litres, respectivement.

Versions et prix :

Convenience  2,5L     : 30 695 $
Touring    2,5L        : 34 795 $
Limited    2,5L        : 38 995 $
Premier    2,5L        : 40 995 $
Outdoor XT    2,4L        : 38 695 $
Limited XT    2,4L        : 41 795 $
Premier XT    2,4L        : 43 795 $

 

Photo : D.Rufiange

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