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Toyota 4Runner 2005

Toyota 4Runner 2005

4Me, 4Runner, 4Ever ! Par ,

4Me, 4Runner, 4Ever !
 
Toyota 4Runner SR5 1989 (photo : Toyota Canada)
J'ai commencé à aimer les voitures dès que j'ai eu l'âge de marcher. Lorsque tout petit, votre humble serviteur pouvait, au grand bonheur de ses parents, s'installer pendant des heures et des heures devant la fenêtre, rien que pour voir passer les autos et camions du voisinage. À l'époque, je me souviens avoir eu de longs moments de bonheur en observant la Mercedes 450 SLC 1978 de mon voisin de droite, ainsi que le 4Runner 1985 noir, toujours éclatant de propreté, qui était dignement stationné à quelques pas de chez moi. C'est depuis ce jour que mon amour pour les 4Runner existe.
 
Photo : Antoine Joubert
Au milieu des années quatre-vingt, les véhicules utilitaires sport n'étaient pas très populaires. Je dirais même que ce terme était à ce moment inexistant. Les quelques V.U.S. qui étaient commercialisés n'avaient absolument rien d'une voiture. Ils étaient conçus dans l'optique d'une conduite hors route intensive, et étaient donc d'une grande résistance. Le 4Runner, né en 1985, concurrençait à l'époque les Chevrolet S-10 Blazer, Ford Bronco II et Jeep Cherokee. Bien sûr, les moeurs des acheteurs ont par la suite changé, si bien que plusieurs, voire l'ensemble des manufacturiers, ont emboîté le pas, afin d'offrir une vaste gamme de 4x4.

Si la majorité des V.U.S. ont aujourd'hui une vocation davantage citadine qu'aventurière, d'autres conservent une personnalité authentique. C'est le cas du 4Runner, un camion qui s'est bien sûr embourgeoisé au fil des années, mais qui a conservé un comportement et des aptitudes hors routes dignes d'un vrai 4x4.

Design
 
Photo : Antoine Joubert
Les produits Toyota sont souvent critiqués pour leur manque flagrant de personnalité. Tout le monde le sait, une Camry ce n'est pas tuable, mais c'est ennuyant à mourir ! Hors, certains camions de la marque font exception à la règle. C'est le cas du nouveau Tacoma 4x4, macho comme pas un, et du 4Runner. Redessiné il y a deux ans, ce dernier propose une allure musclée, laissant deviner ses aptitudes. Son imposant museau, ses phares globuleux et ses immenses élargisseurs d'ailes font de lui un pur sang. Comme toujours, le 4Runner est aussi caractérisé par sa lunette arrière ouvrante, qui prend toutefois place dans un hayon à ouverture conventionnelle. Selon la version et les groupes d'options choisis, on peut obtenir une peinture deux tons avec pneus à lettrage blanc, ou une apparence totalement monochrome avec aileron arrière, porte-bagages de toit et marchepieds latéraux.

Aménagement intérieur
 
Photo : Antoine Joubert
Ne vous attendez pas à retrouver une planche de bord de style similaire à celle d'un Highlander ou d'un Lexus RX. Le 4Runner propose un habitacle à l'image de la carrosserie, c'est-à-dire simple et décoré comme doit l'être celui d'un vrai camion. On y retrouve donc un tableau de bord conventionnel, avec une console centrale totalement rectangulaire, qui englobe comme de coutume la radio et les commandes du système de ventilation. Sur le modèle Limited mis à l'essai, la climatisation automatique se contrôle aux moyens de mollettes aux allures rotatives, mais qui ne sont en réalité que de simples boutons. Voilà une des rares touches d'originalité qu'on retrouve à bord.